NPA Le Havre

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Retraites, salaire, services publics, c'est le moment !

Après un été marqué par une escalade de propos xénophobes destinée à diviser le monde du travail (rassemblement vendredi 3 à 17h devant la sous-préfecture - départ en car pour paris samedi à 11h à Deschaseaux), le gouvernement cherche à passer en force une réforme des retraites qui vise le démantèlement du système par répartition.

Dans le même temps de nouveaux coups sont portés sur l'ensemble des services publics : suppressions massives d'emplois, fermetures des plus de 50 hôpitaux et de centaines de blocs opératoires publics, conditions de rentrées désastreuses dans les écoles et les collèges, menaces sur la maternelle, privatisation de pans entiers de la territoriale, attaques généralisées sur le statut des fonctionnaires...

Dans le même temps ce sont les salaires et le code du travail qui sont attaqués alors que nos impôts servent à engraisser le capital que les riches ont détruit dans la crise financière.

C'est l'ensemble des système de solidarité issus des rapports de forces entre les classes à la libération qui est visé.

Tous ensemble pour nos retraites le 7 septembre et après on continye !

Le tableau pourrait paraitre bien noir. Pourtant, l'ampleur même des attaques qui finissent par toucher tout le monde, le discrédit de sarkozy, les divisions à l'intérieur même de la droite et de la bourgeoisie fragilisent le gouvernement et l'omniprésident.

Une mobilisation large et reconductible, qui bloque la production durablement peut faire tomber ce gouvernement et sa politique.

Dans ce contexte la journée de grève du 7 septembre s'annonce réussie. L'enjeu est d'en faire un tremplin pour sortir des grèves de témoignage et établir un véritable rapport de force qui permette de gagner.

C'est l'objectif de l'intersyndicale havraise qui appelle à poursuivre la mobilisation après la manifestation de rue (10 heures - franklin) en bloquant le carrefour de la brèque et le pont de Normandie à partir de 14h et à se réunir à 17h à franklin en assemblée générale interprofessionnelle de grévistes pour décider des modalités de suite de la mobilisation.

Le NPA se joint à l'appel de l'intersyndical, invite chacun à participer à ses initiatives et à les populariser le plus largement possible.

Vous trouverez en annexe le tract d'appel de l'intersyndicale départementale adapté aux modalités d'action havraises.

Tous ensemble, obtenir le retrait de la réforme des retraites et infliger une défaite politique à la droite et à sarkozy, c'est le moment !

 

Contre la politique raciste du gouvernement, tous dans la rue le 3 et 4 septembre !

En plein été, Nicolas Sarkozy a lancé sa campagne présidentielle de 2012. Lui et ses porte flingues multiplient les propos xénophobes et sécuritaires, proposant même d’appliquer une grande partie du programme du Front National.

Ses cibles privilégiées sont les immigrés, les roms, les gens du voyage, les jeunes des quartiers. S’inscrivant dans la continuité du débat nauséabond sur l'identité nationale L’équipe Sarkozy Hortefeux entend peaufiner une identité « à droite de la droite ». A quand l’entrée de Marine Le Pen au gouvernement ?

Diviser pour mieux règner

A grand renfort de caméras, la chasse aux roms a été lancée en plein mois d'aout : démantèlement des camps, expulsions des Roms vers la Roumanie. Ceci rappelle de bien mauvais souvenirs. Quand aux gens du voyage, non expulsables car français, ils sont chassés des terrains qu'ils occupent faute d'aires d'accueil en nombre suffisant. Cette opération politique pue la discrimination raciale, utilisant les Roms et les gens du voyage comme boucs émissaires.
Les ministres et députés de l'UMP ces dernières semaines se sont livrés à une surenchère de déclarations et de propositions répressives et racistes, ainsi Christian Estrosi, ministre de l'Industrie, assimile délinquants et immigrés. Lui qui n'a jamais levé le doigt face aux patrons voyous et licencieurs ose demander de choisir entre être Français ou voyou !

Les propositions de lois xénophobes et répressives pleuvent : déchéance de la nationalité française, systématisation des peines planchers et application de celles ci dès le 1er délit, peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à deux ans pour les parents d'enfants « délinquants », sans oublier la loi Besson sur l'immigration prévue avant l'été et examinée en septembre.

Combattons l’insécurité sociale

La mise sous surveillance policière de certains quartiers avec la création de brigades spéciales de terrain ne peut qu'aggraver les tensions dans les quartiers touchés par des taux de chômage record et qui prennent de plein fouet la crise.

Cette politique menée est l'autre face de la politique libérale du gouvernement. Alors qu'il casse la protection sociale et veut imposer leur loi sur les retraites , le gouvernement tente de diviser la population.

Face au racisme, nous ne battrons pas en retraite !!


Rassemblement le vendredi 3 septembre à 17h devant la sous-préfecture.

Manifestation le samedi 4 septembre à Paris. Un départ du Havre en car est organisé (15€). Rendez-vous à 10h45 sur le parking du stade Deschaseaux.

 

Retraites: Manifestation et grève le 7 septembre au Havre

Autocollant du NPA: De l'argent, il y en a... Retraites à 60 ans à taux plein à 1 500€ minimumRetraite à 62 ans, augmentation de la durée de cotisation jusqu'à 41,5 ans, augmentation des cotisations des fonctionnaires, fin de la pénibilité du travail et pour celles et ceux qui ont subit chômage, précarité et interruption de travail, un départ effectif à la retraite à 67 ans.
Nous ne voullons pas de cette réforme des retraites !

Journée de grève et de manifestations interprofessionnelles
Retraites, on y va tous ensemble...

Rendez-vous le 7 septembre à 10h devant la maison des syndicats.

Blocage de la Brèque et du pont de Normandie à 14h.
Assemblée Générale Interprofessionnelle à 17h à Franklin.

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Retraites: un problème démographique ?

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Retraites: Le 7 septembre, par millions en grève et dans la rue !

Affiche et autocollant du NPA sur la réforme des retraites.Le 7 septembre marquera le début de l'examen de la «réforme» des retraites au Parlement. Woerth, l'ami de la miliardaire Bettencourt, nous expliquera de la tribune de l'Assemblée qu'il nous faut accepter de nouveaux sacrifices, reporter l'âge de départ à la retraite de deux ans, augmenter les cotisations des fonctionnaires, baisser le montant des pensions. Tout cela pour combler le déficit des caisses de retraite.

Mais d'où vient ce déficit si ce n'est des exonérations consenties au patronat par les gouvernement successifs, de la baisse systématique des cotisations patronales, c'est-à-dire une baisse de notre salaire socialisé qui finance la sécu, nos retraites, les services publics ? D'où vient ce déficit, si ce n'est des salaires bloqués et du chômage de masse qui empêche de plus en plus de salariés de cotiser ?

Subventions, exonérations, bouclier fiscal pour une minorité de provolégiés et racket sur le reste de la population, le plan Woerth et une véritable déclaration de guerre, le fer de lance d'un gigantesque plan d'autérité pour faire payer la crise aux seules classes populaires. Nous disons que c'est au patronat, au petit monde des miliardaires si proches du gouvernement, de payer, pas aux travailleurs !

Le 24 juin, nous étions massivement mobilisés, deux fois plus nombreux en grève et dans la rue que la précédente journée du 27 mai. Cela montre que le potentiel existe pour faire reculer le gouvernement. A condition de ne pas en rester à une journée de grève de plus.
A condition de lancer dès maintenant toutes nos forces dans la bataille pour construire un puissant mouvement social qui bloque le pays, une grève générale, capable d'inverser le rapport de force. C'est le seul langage que le gouvernement et le patronat comprennent !
Partout, assurons le succès de la grève le 7 septembre et discutons de sa reconduction pour faire échec à Woerth et Sarkozy !

Tous ensemble imposons:

  • Le retrait pur et simple du plan Woerth.
  • Le départ en retraite à toux plein (75%) à 60 ans (et à 55 ans pour les métiers pénible).
  • Le retour aux 37,5 annuités pour tous.

Manifestation au Havre le 7 Septembre. Rendez-vous à 10h devant la maison des syndicats, cours de la république.

Blocage de la Brèque et du pont de Normandie à 14h.
Assemblée Générale Interprofessionnelle à 17h à Franklin
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Tous et toutes en grève le 7 septembre ! Et après on continue !

Un gouvernement impopulaire :

Partout les gouvernements veulent imposer l'austérité à la population au nom d'une dette publique qu'ils ont eux-mêmes accrue par leur politique de subventions et de cadeaux fiscaux aux banques et aux multinationales. En France, la contre-réforme des retraites représente à la fois le premier volet et le symbole de ces politiques d’austérité. Présentée au départ comme une évidence démographique, elle s’est heurtée à une opposition croissante dans l’opinion populaire ainsi qu’à des mobilisations qui, loin de faiblir, se sont amplifiées au cours du printemps. Face à cette résistance et aux « affaires » financières et judiciaires, ce gouvernement est de plus en plus impopulaire. Ces difficultés cumulées provoquent une crise au sein de la droite. A la fois pour tenter de reprendre la main et, aussi, parce que cela correspond au fond de sa politique impérialiste et discriminatoire, antisociale et liberticide, SarKozy et ses sbires ont accentué pendant tout l’été la communication et l’action bien réelle sur les terrains de la droite et de l’extrême droite sécuritaire et raciste.

En grève le 7 septembre !

Répondant aux exigences du Medef et des classes dirigeantes, le projet de loi sur les retraites est un projet injuste pour la majorité de la population. Loin de sauver notre système par répartition, cette loi, qui recule l'âge légal de la retraite à 62 ans et allonge la durée de cotisation, baissera le montant des retraites de tous les retraités, détériorera encore plus la situation des femmes et ne permettra jamais aux jeunes d'avoir une retraite décente. Cette contre-réforme est le premier acte d'une véritable purge sociale devant compenser les cadeaux fiscaux pour les riches. Le 7 septembre prochain, les salariés du privé comme du public sont une nouvelle fois appelés à faire grève et à manifester. Cette journée doit être un véritable succès et permettre l'unification de tous et toutes autour d'un seul et même objectif : le retrait pur et simple de cette réforme.

Obtenir le retrait, c'est possible !

Le 7 septembre doit être un succès, mais ne sera pas suffisant pour faire reculer ce gouvernement.
Cet objectif, s’il n’est pas gagné d’avance, est rendu possible grâce à la conjonction d’une mobilisation importante et croissante (24 juin, 4 septembre, 6 septembre dans l'Education Nationale) et d’une crise, elle aussi bien réelle, du gouvernement et de la droite. Le 7 septembre doit être une première date dans un plan de mobilisation qui doit déboucher sur un mouvement d’ensemble, généralisé et prolongé de grève et de blocage de l’économie.
C’est seulement ce niveau de mobilisation dans les entreprises, appuyé sur une mobilisation dans l’ensemble de la population (dans les quartiers, dans la jeunesse…) qui peut faire reculer le gouvernement.
Il est possible de gagner comme cela a déjà été le cas pour le Contrat Première Embauche.

Alors, on y va ! Tous et toutes ensemble !

 

Dossier du NPA sur les retraites.

Retrait du projet de loi !

Edito

Le gouvernement ne ménage aucun effort pour faire diversion, pour parler et faire parler d’autre chose que la contre-réforme des retraites et l’affaire Woerth-Bettencourt dans laquelle est impliqué le principal artisan de sa mise en application.

Tous les terrains, tous les prétextes sont bons: Exploitation politique des faits divers, nomination de préfets policiers, volonté de déchoir les étrangers naturalisés de la nationalité française, expulsion et répression de mal-logés, démantèlement des camps des « gens du voyage », discours les plus rétrogrades pour refuser toute expérimentation de centres de consommation de drogues supervisés ...

Directement inspirée de celle du front national, cette politique ne peut que diviser les plus pauvres, dresser les uns contre les autres les plus opprimés, détruire la solidarité et l’espoir et renforcer l’extrême droite. Il ne faut rien laisser passer de cette politique de la haine et assurer le succès des manifestations appelées par près de 50 organisations le 4 septembre pour y affirmer la solidarité des travailleurs tout en refusant de glorifier la République et «le nécessaire respect de l’ordre public».

Cette droite est minée par les scandales, divisée, et surtout terriblement illégitime. Toutes ces gesticulations sécuritaires, racistes, réactionnaires sont celles d’un pouvoir affaibli certes mais déterminé à nous faire payer la crise du capitalisme, à nous imposer l’austérité et en premier lieu sa contre-réforme des retraites. Mais l’allongement de la durée de cotisation, le recul de l’âge légal de la retraite et au bout du compte la baisse des pensions sont massivement rejetés. Il y a urgence à remettre la question sociale au cœur du débat politique.

Faisons échouer la manœuvre de diversion du gouvernement en faisant du 4 puis du 7 septembre une réussite. Par une grève massive le 7 septembre, dans tous les secteurs publics ou privés, par une participation aux manifestations de toutes et tous, salarié-es ou privé-es d’emploi, précaires, jeunes, retraité-es... nous allons remettre la mobilisation sociale sur le devant de la scène...

Dans la foulée, il s’agit de construire un mouvement social puissant pour gagner, pour faire reculer ce gouvernement, pour imposer le retrait du projet de loi. En matière de discrimination comme de destruction de nos droits sociaux, ce gouvernement n’a aucune limite... sauf celle que notre mobilisation sera capable de lui imposer. C’est l’enjeu de cette rentrée !


La démographie, un problème ?

Autocollant du NPA: Prendre sur les profits, pas sur nos retraites !Certes, il y avait 11 millions de retraités en 2000, ils devraient être 21 millions en 2040 du fait de l’allongement de la durée de la vie et de l’arrivée à l’âge de la retraite de la génération du « baby-boom ». Les derniers-nés de cette génération arriveront à la retraite entre 2036 et 2040. Ce seront ensuite les classes creuses qui y parviendrons et le nombre de retraités diminuera.

Les rapports officiels d’où sont tirées les prophéties catastrophiques évoluent très vite et sont pleins d’incertitudes : difficile de prédire par exemple combien des femmes qui ne sont pas encore nées auront d’enfants !

Au total, la population en âge de travailler serait stable de 2006 à 2050. Entre 1960 et 2000, la part de la richesse nationale (le PIB) consacrée au financement des retraites par répartition avait augmenté de 8% . Pourquoi serait-il impossible de l’augmenter à nouveau, alors que la richesse va doubler en 40 ans (de 1 700 à 3 400 milliards d’euros) et que les besoins pour les retraites nécessiteraient une progression de la part du PIB de 6 % d’ici 2050 ?

Il n’y a pas lieu de construire un scénario catastrophe sur « le choc démographique » car les richesses existent. Financer les retraites est un choix politique.

Le total des cotisations pour les retraites (public/privé) est, aujourd’hui, autour de 200 milliards d’euros par an. Une augmentation des salaires de 300 euros et un emploi pour les chômeurs se traduirait tout de suite par plus de 30 milliards de ressources en plus pour payer les retraites, bien au-delà de tous les « déficits. » La vraie question c’est bien la répartition des richesses.

Le « déficit » est voulu

Le prétendu déficit de la branche vieillesse de la Sécurité sociale de 8,1 milliards d’euros en 2009 augmenterait fortement les prochaines années.

Les premiers responsables, ce sont le chômage et la précarité dont sont victimes 7 millions de personnes en France.

Que le patronat et le gouvernement commencent par cesser de licencier, de bloquer les salaires, de supprimer des emplois dans la fonction publique et offrent un véritable emploi à tous ceux qui sont en âge de travailler !

Le « déficit » c’est aussi le pillage de la Sécurité sociale, notamment l’explosion des exonérations des cotisations patronales et la diminution depuis 30 ans de cette part patronale.


Un projet de loi injuste !

Le report de l’âge légal de départ en retraite de 60 à 62 ans :

Autocollant du NPA: De l'argent, il y en a... Retraites à 60 ans à taux plein à 1 500€ minimumC’est la mesure phare répondant, selon le patronat et le gouvernement , au soit-disant problème démographique c’est-à-dire à l’allongement de l’espérance de vie. « On vit plus longtemps on doit donc travailler plus longtemps ». C’est une véritable régression qui pourtant selon le Conseil d’Orientation des Retraites dans son dernier rapport de mai 2010 ne répondra en rien ou peu au problème de financement des retraites dans les années qui viennent.

En allongeant l’âge légal du départ en retraite, patronat et gouvernement « oublient » qu’à 35 ans, qu’un cadre peut espérer vivre 46 ans mais un ouvrier seulement 39 ans et que l’espérance de vie en bonne santé n’est que 64,2ans pour les femmes et 63,1 ans pour les hommes. Dans leurs prévisions, ils misent sur un taux de chômage « structurel » d’au moins 7 %. Ils prétendent mettre au travail les aînés alors qu’ils prévoient de maintenir au chômage les plus jeunes ! Et pour les « seniors » forcés de rester au boulot, pas question de vrais emplois mais des « emplois vieux », mal payés et précaires !

La durée de cotisation sera portée à 41, 5 ans en 2020 :

Avec 41 années de cotisation les 3⁄4 des salariés du secteur privé ne sont plus au travail à l’âge de la retraite. Ils sont soit au chômage, soit en maladie, soit en invalidité. Ces annuités validées au titre des périodes de chômage, maladie ou invalidité ne seront pas dans les 25 meilleures annuités !
Allonger la durée de cotisation revient à diminuer encore une fois le montant des retraites.

Alignement du taux de cotisation du public sur celui du secteur privé

Pour soit disant une question d’équité, le projet de loi prévoit d’augmenter le taux de cotisation du secteur public et de certains régimes spéciaux de 7,85 % à 10,55 %. Ce qui revient en fait à baisser les salaires des fonctionnaires de 3 % en 10 ans par l’augmentation des cotisations salariales. Pourtant, à salaire égal, fonctionnaires et salariés du privé touchent des pensions comparables.

Report de 2ans de l'âge annulant la décote:

Les salariés aux carrières incomplètes (majoritairement les femmes) devaient attendre 65 ans pour ne pas subir une décote pouvant atteindre 25 % du montant de la pension. Avec ce projet de loi, elles devront rester dans la précarité jusqu’à 67 ans pour éviter toute décote. C’est une nouvelle fois les plus précaires, les plus fragilisés qui feront les frais de cette contre réforme.

Pénalisation des carrières longues:

Le dispositif de la loi de 2003 avait permis aux salariés ayant commencé à travailler tôt de partir avant 60 ans : 100 000 par an en avaient bénéficié. Le gouvernement ayant jugé que c’était trop, avec la nouvelle réforme, il leur faudra attendre deux ans de plus, et le nombre de bénéficiaires sera diminué de moitié dès 2011.

Individualisation de la pénibilité:

Désormais la retraite à 60 ans ne sera autorisé qu'à condition que «l'usure professionnelle» soit constatée individuellement. Le gouvernement donne ainsi pleine satisfaction au patronat en n’envisageant de prendre en considération la pénibilité du travail qu’au cas par cas, laissant le soin au salarié de faire la preuve médicale qu’il est usé. La retraite devient ainsi une affaire de gestion individuelle dans laquelle le droit collectif à la protection disparaît, et la pénibilité du travail est ramenée à la question du handicap physique, puisqu’il faudra un taux d’incapacité au moins égal à 20% pour que cette notion soit reconnue.

Toutes ces mesures répondent point par point aux exigences du Medef et des classes dirigeantes. Elles ont pour objectif d’aggraver le partage, déjà inégal, de la richesse produite entre le capital et le travail et, malgré la crise et la récession, de maintenir les profits, les dividendes et les hauts revenus d’une minorité de privilégiés


Inacceptable !

La dégradation du niveau des pensions

Affiche et autocollant du NPA sur la réforme des retraites.Selon l’officiel Conseil d’Orientation des Retraites, le « taux de remplacement » (niveau des pensions par rapport aux salaires) passerait de 72 % aujourd’hui à 59 % en 2050 !

Le montant des retraites n’est plus indexé sur les salaires mais sur les prix depuis plus de vingt ans. En pratique, cela se traduit par une érosion croissante de la valeur réelle des pensions. Dès aujourd’hui, la majorité des re- traités survit plutôt qu’elle vît décemment de sa retraite. Plus d’un million de retraités vit sous le seuil de pauvreté et 50% touchent une pension inférieure à 1 000 d’euros.

Les retraités sont les premières victimes de la baisse des remboursements des dépenses de santé par la Sécu: accroissement des cotisations aux assurances complémentaires, « franchises », le niveau des pensions va contraindre une majorité des retraités à limiter ses soins, alors que les besoins augmentent.

Les femmes sont les premières victimes des attaques sur les retraites !

La discrimination qui touche leurs salaires est amplifiée sur le montant de leurs retraites !
Elles sont, à 75 %, les « bénéficiaires » du « minimum vieillesse ».

Leurs pensions, inférieures de 40 % à celles des hommes sont davantage pénalisées par l’allongement de la durée de cotisations.
Petits boulots, temps partiels, interruption de carrière pour élever les enfants sont avant tout leur lot. Pour elles, la possibilité d’avoir une carrière complète et donc une retraite décente est faible !

Dans la Fonction publique, la réforme de 2003 a scandaleusement réduit les droits des femmes. Les mères d’enfants nés avant 2004 n’ont de « bonus » d’un an que si elles étaient fonctionnaires au moment de l’accouchement. Les femmes inactives, en disponibilité, non-titulaires ou travaillant dans le privé ont perdu ce droit tout comme une partie des étudiantes.


Financer les retraites, c’est possible !

Affiche du NPA contre la réforme des retraitesLes ressources existent. Le « problème » des retraites est celui d’un choix politique. Une part croissante des richesses produites est accaparée par une minorité de privilégiés. Le patronat et les gouvernements de droite et de gauche ont réussi depuis 25 ans à faire chuter de 10 % la part des salaires dans la richesse créée et ainsi d’accroître d’autant la part des profits.
Il faut donc prendre sur ces profits pour financer les retraites, c’est-à-dire :

  • Pour en finir avec le chômage, partager le travail entre tous et toutes, interdire les licenciements, arrêter les suppressions et créer les postes nécessaires dans la fonction publique (santé éducation...)
    • 100 000 chômeurs en moins, c’est 1,3 milliard d’euros de cotisations en plus.
    • Du travail pour les 5 millions de chômeurs apporterait 65 milliards d’euros à la protection sociale.
  • Augmenter les salaires
    • 300 euros d’augmentation des salaires c’est 66 milliards d’euros pour la Sécu dont 31 pour les retraites.
  • Augmenter les cotisations «patronales»
    • 1 % de cotisation déplafonnée rapporte 4,9 milliards d’euros à la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse.
  • Mettre fin aux pillages de la Sécurité sociale
    • L’Etat et les patrons doivent rembourser toutes leurs dettes (2,15 et 3,6 milliards d’euros en 2008).
    • Les dispositifs qui échappent aux cotisations sociales et individualisent les salaires doivent être intégrés à la masse salariale (apport de l’intéressement et de la participation : 6 à 8 milliards d’euros).
    • Les cotisations sur les stock-options apporteraient 2,4 à 4,8 milliards d’euros.

Trois exigences inséparables

Le droit à la retraite à 60 ans maximum, à 55 ans pour les salariés ayant subi des travaux pénibles et ceux qui sont affectés par la dégra- dation des conditions de travail ;

  • La pension doit être la continuité du salaire. Elle doit être à 75 % du salaire brut, calculée sur les six meilleurs mois de salaire ;
  • La durée maximale pour bénéficier de la retraite doit être de 37,5 annuités de cotisation, en incluant les périodes de pertes d’emplois, d’apprentissage, de formation et d’études à partir de 18 ans.

Ceci implique l’abrogation de toutes les mesures depuis 1993 concernant la retraite Sécu et les régimes complémentaires.

Unification des régimes de retraite uniquement par le haut pour le financement, pour plus de cotisations:

  • Un CDI à temps plein pour tous et toutes, avec un temps de travail à 32 h et moins si nécessaire !
  • Augmentation de tous les salaires et revenus de 300 euros nets pour tous ;
  • Augmentation la part « patronale » des cotisations.

Non aux retraites de misère

  • Indexation des retraites sur les salaires et non sur les prix ;
  • Revalorisation immédiate des retraites de 300 euros nets ;
  • Pas de retraites en dessous du SMIC revendiqué (1500 euros net) ;
  • Compensation des inégalités entre les hommes et les femmes ;

 

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