8 mars 1910-2010 : 100 ans de luttes des femmes
Lancement de la 3ème Marche Mondiale des Femmes
40 ans déjà que le MLF a été créé. Beaucoup de choses ont été gagnées : droit à l’avortement et à la contraception, libération sexuelle, autonomie, et pourtant beaucoup de combats restent à mener. Dans un contexte social marqué par la crise, le gouvernement attaque de toutes parts les droits des femmes.
Éducation, petite enfance, hôpital, l’attaque des services publics, secteur professionnel très féminisé, se traduit par des privatisations, des systèmes de plus en plus payants, des suppressions de personnels et donc une augmentation du chômage des femmes. La réforme annoncée des bonifications de retraites pour les femmes est un préjudice supplémentaire. Toutes ces mesures aggravent la situation matérielle des femmes alors qu’elles représentent 80% des travailleu-r-ses pauvres et précaires. Parmi elles, les femmes immigrées et les étrangères subissent une double oppression.
Le droit à disposer de son corps est remis en question. La réforme de la santé a des conséquences directes sur le droit à l’IVG avec la fermeture de nombreux CIVG. La proposition parlementaire de loi contre les violences faites aux femmes, essentiellement axée sur les violences conjugales, présente des régressions par rapport à la loi-cadre du CNDF avec très peu de mesures de prévention, de formation des personnels et sans moyen. On peut craindre, par ailleurs, que le gouvernement ne vienne ajouter ses propres amendements dans une perspective sécuritaire. Et pourtant, en France, une femme meurt tous les 2 jours et demi des coups de son conjoint ou ex et 48000 femmes sont violées par an. Les propos homophobes de certains agents du gouvernement remettent en cause le droit à décider de sa sexualité, ce qui représente une double oppression pour les lesbiennes.
Le débat sur l’identité nationale participe à l’utilisation des femmes à des fins racistes. Un discours pseudo féministe est, en effet, souvent utilisé pour alimenter le discours sécuritaire. La chasse aux sans papières et le projet de loi sur la burka en sont des exemples.
La domination de la planète par les pays impérialistes au moyen de guerres armées ou par l’exploitation économique utilise les femmes comme cibles ou comme enjeu. Sous des formes graves : viols massifs, meurtres collectifs, emprisonnements, disparitions, elles sont trop souvent les principales victimes civiles comme dans l’ex-Yougoslavie, le sud Liban, le Congo, l’Amérique Latine… et ceci très souvent avec le silence de la communauté internationale.
Nous revendiquons:
- le vote de la loi-cadre contre les violences faites aux femmes avec les moyens de prévention et d’éducation
- un véritable service public de la santé, de l’éducation, de la petite enfance et le respect du droit à l’IVG
- Homos/Hétéros, droits égaux
- une véritable politique d’égalité entre les femmes et les hommes et la retraite à 60 ans après 37,5 annuités pour tous
- la régularisation des travailleuses sans papiers
- Non aux guerres impérialistes, qui ne servent qu’à défendre les intérêts des capitalistes.
