Le gouvernement vient de prendre une claque électorale et c’est une bonne nouvelle. Mais il prétend, soutenu par le Medef, continuer sa politique antisociale et réactionnaire contre nos emplois, nos services publics, nos salaires et nous imposer la destruction de nos retraites. Sur ce sujet, Sarkozy parle de concertation. Il n’y a rien à discuter avec ce gouvernement qui, sous prétexte de « sauver les retraites » ment sur le « choc démographique » et l’insupportable « trou de la Sécurité sociale » pour mieux nous faire avaler l’allongement de la durée des cotisations, la diminution du niveau des pensions et le report de l’âge de la retraite à plus de 60 ans. Mais, l’insupportable c’est le million de retraités sous le seuil de pauvreté et la moitié qui survit avec une pension inférieure à 1000 euros. L’insupportable, c’est les trois quarts des femmes qui ne touchent que le minimum vieillesse, avec des pensions inférieures à 40% à celles des hommes. L’urgence, quand il y a 5 millions de chômeurs, n’est pas de faire travailler plus longtemps mais, au contraire, de permettre à tous et toutes de travailler. En partageant les richesses, il est possible de partir à la retraite à 60 ans maximum, à taux plein et à 1500 euros minimum !

Nous ne paierons pas leur crise !

Face à cette politique, les salariés du privé comme du public montrent depuis des semaines qu’ils ne sont pas résignés. Les luttes reviennent sur le devant de la scène. L’exaspération est grande car patronat et gouvernement, ici comme en Grèce ou au Portugal, n’ont qu’un seul objectif : faire payer la crise aux travailleurs, aux chômeurs, aux jeunes et aux retraité-e-s. Que ce soit dans les hôpitaux publics, les crèches municipales, l’éducation nationale, la justice contre les suppressions d’emplois, le manque d’effectifs et les réorganisations en tout genre mettant à mal les derniers services publics, la colère est bien d’actualité. Colère aussi présente dans de nombreuses entreprises privées où les travailleurs se mettent en grève pour leurs salaires, contre les licenciements ou fermetures de boîtes comme à Total où les salariés refusent la fermeture de la raffinerie de Dunkerque alors que ce groupe pollueur vient d’annoncer 8 milliards de profits.

Arrêter ce gouvernement !

Drapeau du NPA

Drapeau du NPA

Alors, c’est vrai, ces luttes sont souvent isolées, mêmes si elles recueillent la plupart du temps un large soutien de l’opinion, comme c’est le cas à Bolbec avec les Cooper, en lutte contre la menace de licenciements et d’une éventuelle fermeture du site. Il y a urgence à aider, à soutenir, à développer de façon la plus unitaire possible ces résistances et de les faire converger. Il y a urgence pour une riposte généralisée, seule capable de faire reculer ce gouvernement et le patronat.

Le 23 mars prochain, journée de grève et de manifestations contre les licenciements, la réforme des retraites et pour les salaires, doit être la première étape pour ce mouvement d’ensemble! Mais cette journée ne suffira pas ! Comme pour le Contrat Premier Embauche (CPE), il y a quelques années, seule une mobilisation unitaire, large, prolongée, déterminée peut obliger la droite à remballer sa politique. Organisons-la, tous ensemble ! L’appel de l’intersyndicale havraise à une assemblée générale à 14h le 23 va dans le bon sens. Nous devons favoriser l’auto-organisation et la démocratie. C’est une nécessité si on veut dépasser les verrous qui nous ont conduit à l’échec en 2009. Cela doit passer par la convergence de toute la gauche sociale et politique pour construire des suites au 23 mars.

Les propositions politiques du NPA pour une autre répartition des richesses sont connues :

  • interdiction des licenciements, arrêt des suppressions d’emplois dans la fonction publique
  • pas un revenu inférieur à 1500 euros, 300 euros d’augmentation pour tou-te-s !
  • 37,5 annuités maximum (y compris années de formation ou d’étude) pour une retraite entière à 60 ans ou 55 ans pour travaux pénibles
  • augmentation des cotisations patronales : les patrons doivent payer !
  • indexation des retraites sur les salaires, compensation des inégalités entre hommes et femmes