Comme chaque année durant la période estivale des festivals, les acteurs du milieu culturel et artistique se mobilisent contre la casse de l’accès à la culture.
Cette année, ces manifestations prennent une tournure particulière, tant les attaques contre les services publics artistiques et culturels sont violentes, entre les restrictions de budget et les statuts toujours plus précaires que subissent de nombreux salariés.
Par ailleurs, la volonté du gouvernement de contrôler toute forme de communication et de protestation, notamment sur Internet via la loi Hadopi, met en péril les libertés individuelles et la liberté d’expression.
Cet été encore, il faudra se mobiliser face au risque de se voir imposer par les capitalistes une forme de culture dénuée de tout sens critique.
Nos publications
Le NPA du Havre publie de nombreux articles. Que ce soit des tracts, des affiches, ou encore des articles sur l'actualité du Havre ou de la région. Ils sont regroupés dans cette catégorie.
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Culture et liberté en danger
Expulsons Woerth et Sarkozy, "parce qu'ils le valent bien" !
Déclaration d’Olivier Besancenot
Les rebondissements de ce qu'il faut bien appeler une affaire d'Etat illustrent une fois encore les liens troubles entretenus par les plus hauts responsables de l'Etat avec la haute bourgeoisie, rappelant qu'il n'y a qu'une seule classe dirigeante, qu'elle soit politique ou économique.
Liliane Bettencourt a réalisé une coquette économie de 30 millions d'euros grâce au bouclier fiscal, géré par une administration des finances dirigée par Eric Woerth. Des policiers de la brigade de répression de la délinquance sur la personne (BRDP) ont retrouvé la trace d'un retrait en espèces de 50 000 euros confirmant les propos tenus par l'ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, au site Mediapart. La justice a ouvert une enquête.
Mis en cause de façon de plus en plus nette, Woerth et Sarkozy s'affichent arrogants et "droits dans leurs bottes" en même temps qu'ils s'assurent mutuellement d'un soutien sans faille. Nous verrons bien comment cette affaire va tourner, mais en attendant, il reste l'image d'un pouvoir politique qui, en même temps qu'il demande à la majorité de la population de se serrer la ceinture, entretient des liens consanguins avec les milliardaires responsables de la crise.
C'est bien cela qui est devenu totalement indécent et insupportable. Ça suffit.
Eric Woerth doit partir et son départ doit donc aussi sonner le glas de sa contre-réforme des retraites
Il a déclaré hier que son "devoir, c'est de tenir et c'est aussi d'être digne de (sa) majorité".
Il a bien raison, parce que c'est toute sa majorité qui est concernée : qu'ils s'en aillent tous et leur politique avec !
"Parce qu'ils le valent bien !"
Retraites: l'argumentaire du NPA
Retraites : Fatalité démographique ?
En avril prochain, le gouvernement ouvrira officiellement le débat sur les retraites pour légiférer en automne 2010. Mais la bataille idéologique a déjà commencé. Gouvernement, patronat et experts en tout genre, nous martèlent de plus belle que le fait que nous vivions plus longtemps , nous oblige à travailler plus longtemps. Derrière cette rengaine, ils nous préparent l'allongement de la durée de cotisation, la fin de la retraite à 60 ans et ainsi une baisse drastique du niveau des pensions.
Il y avait 11 millions de retraités en 2000, ils seront 21 millions en 2040. C'est un fait mais qui doit être analysé en détail pour en tirer toutes les conséquences. L'augmentation du nombre de retraités sera due à deux facteurs : l’allongement de la durée de la vie et l’arrivée à l’âge de la retraite de la génération du « baby-boom » entre 2036 et 2040. Ensuite ce sera autour des « classes creuses » et à partir de 2036-2040, le nombre de retraités se mettra à diminuer, ce que oublie de mentionner gouvernement et patronat. De plus, le gouvernement nous assène, pour mieux allonger la durée de cotisation, que l'espérance de vie s'accroit de 1 trimestre par an.
Inégalités face à l'espérance de vie
Certes l'espérance de vie augmente mais plutôt de 0, 44 trimestre selon le rapport du Conseil d'Orientation des Retraites (COR) de 2007. Et ce n'est pas une nouveauté mais qui jusqu'à récemment a toujours été accompagné d'une réduction de la durée de travail. C'est ce que, nous appelons le progrès. Par ailleurs si l'espérance de vie augmente, l'espérance de vie « en bonne santé », c'est-à-dire sans handicap majeur, n'est pas si élevée que cela puisqu'elle est de 63, 1 ans pour les hommes et de 64, 2 ans pour les femmes, selon une note récente de l'INSEE. Mais l'un des problèmes majeurs, c'est que les « séniors » sont inégaux face à l'usure du travail. En effet, l'espérance de vie chez les hommes varie de 6 ans entre un ouvrier et un cadre. A 35 ans, un ouvrier peut statistiquement espérer vivre encore en moyenne 41 ans (47 ans pour les cadres). Sur cette période, il vivra en moyenne 17 ans avec une incapacité (13 ans pour les cadres) ainsi, il peut espérer vivre en bonne santé jusqu'à 59 ans, soit 10 ans de moins qu'un cadre. Les femmes ouvrières vivent plus longtemps que les hommes ouvriers mais avec une durée d'incapacité plus longue (22 ans).
Ces écarts montrent l'ampleur des inégalités sociales face aux conditions de travail et de vie. En partant à la retraite à 60 ans, un cadre peut espérer vivre 15 ans sans difficultés alors que l’ouvrier ne peut espérer que 7 années de retraite dans ces conditions. Alors si, à 59 ans en moyenne, un ouvrier souffre d'importants problèmes de santé, comment peut-il continuer à travailler au-delà ? A moins de partir à la retraite en renonçant à sa pension à taux plein. Et avec l’augmentation des trimestres de cotisations nécessaires, obtenir une retraite à taux plein sera quasiment impossible pour de nombreux cotisants, obligés de partir en retraite du fait de leur incapacité à travailler. Vu la faiblesse des pensions du régime de base, les salariés bénéficiant des plus faibles revenus auront comme unique alternative de travailler le plus tard possible pour obtenir une pension presque correcte.
Le chômage à la place de la retraite
Ils veulent donc nous faire travailler plus longtemps mais encore faudrait-il avoir du travail. Actuellement 6 salariés sur 10 sont, sans emploi ou touchent des aides sociales, au moment de la retraite. En 2007, on évaluait le taux d’emploi des 55-59 ans en France à 55, 4 %. Dans la plupart des cas, les salariés de 55 ans et plus ont été chassés de leur entreprise au nom d’un « plan de modernisation » ou autre plan de soit disant sauvegarde de l'emploi (PSE). Pas un jour sans que l’on n’annonce des licenciements et des suppressions de postes, les cinquantenaires étant massivement touchés et pratiquement sans espoir de retrouver un emploi .Alors prenons un exemple, si l'âge de la retraite est repoussé à 62 ans: les pensions de retraites seraient en partie transformées en indemnités Assedic ou en RSA pour une majorité des salariés de 60 ans à 62 ans. Pour répondre au chômage des plus de 55 ans, un Plan d’emploi national pour l’emploi des seniors a été mis en place et s'est fixé l'objectif de parvenir à un taux d’emploi des 55-64 ans de 50 % en 2010. Et pour arriver à ce résultat, la droite, pour inciter le patronat à embaucher les salariés âgés, a mis en place des « emplois vieux », des contrats à durée déterminés (CDD) de 18 mois, renouvelables une fois, à temps partiel. Les employeurs bénéficient ainsi d’une main d’œuvre moins chère (salaires réduits, exonération des cotisations patronales) et qualifiée. C'est donc désormais la précarité qui attend les salariés les plus âgés comme les jeunes. Et pour être bien sûr qu’ils n'y échappent pas, le gouvernement veut supprimer la dispense de recherche d’emploi pour les chômeurs de plus de 57 ans et demi d'ici 2013 car à cet âge là « on n’est pas fichu ». Ben voyons, avec l'intensification du travail, les conditions de travail de plus en plus dégradées, la souffrance au travail et le développement de nouvelles pathologies...
Solidarité intergénérationnelle
Comme d’habitude, les chiffres les plus catastrophistes sont brandis pour faire accepter l’inacceptable à la majorité de la population. En 1960, il y avait 4 actifs pour 1 retraité ; en 2000, 2 actifs et en 2020, 1, 5. C’est vrai. Mais en raison de la productivité du travail (toujours plus importante), les 2 actifs d'aujourd'hui produisent plus que les 4 de 1960 et dans dix ans, un actif produira plus que ceux d'aujourd'hui. Autrement dit, il y aura autant de richesses disponibles pour les retraités à condition de permettre à tous et toutes de travailler. Ce n’est pas le chemin qui est pris aujourd’hui avec la tendance à faire travailler toujours plus et plus longtemps et en développant la précarité. Quand il y a 5 millions de chômeurs, des millions de précaires touchant essentiellement les jeunes, des temps partiels imposées en particulier aux femmes, l'urgence c'est bien évidemment de faire le contraire que ce qui est mené depuis plus de 30 ans par les gouvernements de gauche comme de droite. En finir avec les stages non rémunérés (donc sans cotisations), les contrats précaires sous payés et exonérés de cotisations, en finir avec les temps partiels imposés cantonnés aux femmes. En décembre 2008 , le nombre de personnes à temps partiel souhaitant un travail à temps plein s’élevait à 1, 2 million, soit 4, 8 % des actifs dont les trois quarts sont des femmes. Quand on sait qu’un million d’emplois à plein temps supplémentaires représentent 20 milliards d’euros de cotisations vieillesse de plus en moyenne, on comprend qu’avant de faire travailler plus longtemps ceux qui ne veulent pas et ne peuvent plus, il serait urgent à faire travailler ceux qui le veulent et qui le peuvent. Et pour en finir avec le chômage de masse, la reprise de la croissance n'est pas la solution. L'urgence est de réduire le temps de travail à 32 heures avec obligation d'embauches ce qui aurait aussi comme avantage d'en finir avec le fameux manque à gagné. L'urgence également est que les salariés âgés laissent leur place à la jeune génération. Retarder l'âge du départ à la retraite revient, dans les faits, à préférer développer le chômage que de payer les retraites.
Nous ne devons pas laisser penser qu'il y a une fatalité démographique car derrière ce discours idéologique, de statistiques, un nouveau recul social majeur se prépare. Rappeler sans cesse que la question des retraites n'est pas une question démographique mais bel et bien une question de répartition des richesse, de partage du travail, bref un choix de société.
Tract diffusé à Renault Sandouville cette semaine
Grève victorieuse à Honda en Chine
Après 15 jours de grève, les 1800 ouvriers de l'usine de pièces détachées Honda de Hoshan en Chine (qui fabrique des boites de vitesse), ont obtenu une augmentation de 35 % de leur salaire. Un salaire qui va de 107 à 200 € par mois, pour 8 heures par jour, 6 jours sur 7 !
Malgré l'opposition de la centrale syndicale liée au pouvoir et la répression, les grévistes sont restés déterminés et ont déclaré : « nous ne battons pas seulement pour les droits des 1800 ouvriers de Honda mais pour ceux des travailleurs de toute la Chine ». Parmi les nombreuses grèves des travailleurs chinois de ces dernières années, elle a été l'une des plus longues et des plus durables et va être un exemple pour tous les travailleurs en Chine.
Honda, comme PSA ou Nissan, croyait avoir trouvé en Chine un nouvel eldorado avec une main d'oeuvre souspayée et soumise. On sait maintenant qu'il a trouvé une classe ouvrière qui commence à s'organiser pour défendre ses intérêts. Ce combat nous concerne directement parce qu'il constitue le meilleur moyen de briser la concurrence des travailleurs que produit la mondialisation capitaliste du marché du travail.
Bulletin NPA Renault Flins – 22 juin 2010
Les agences de notation financières ciblent l'undistrie automobile européenne
L’agence de notation Standard & Poor’s, parmi celles dont a tant parlé à propos de la Grèce, a estimé lundi 28 juin que l'industrie automobile européenne est en surcapacité et le restera jusqu’en 2013 Elle confirme ainsi l’opinion du patron de Ford Europe, qui évoquait en début d’année une surcapacité en Europe de 35%.
Les nouvelles réductions de capacité de production annoncées, c’est moins d’usines et moins d’emploi contre plus de profit.
Pour cette agence de notation, la crise aurait du être l’occasion d’une purge encore plus importante pour renouer avec des bénéfices plus importants.
Voilà ce que son directeur a déclaré à Paris : « La crise aurait pu être l’occasion pour les constructeurs de réduire significativement leurs surcapacités mais l’intervention "stabilisatrice" des Etats et les primes à la casse ont limité leurs marges de manœuvre tout en faisant chuter leurs marges ».
La forte concurrence entre constructeurs va maintenir la profitabilité à un niveau faible et volatile, continue de s'inquiéter l’agence qui entrevoit une éclaircie.. Après les mauvais résultats financiers de 2009, elle s’attend toutefois à une amélioration des performances des constructeurs, qui bénéficieront pour certains des effets positifs des plans de restructuration entamés en 2008-2009. Les résultats resteront néanmoins inférieurs à leur moyenne historique.
L’aveu est clair : les plans de restructuration engagés à l’occasion de la crise ont été une aubaine pour les profits. Mais avec la logique du toujours plus, ce n’est pas encore assez pour les capitaux.
Blog NPA auto-critique – 30 juin 2010
Zéro licenciement à l'usine precitum à monistrol sur Loire
Precitum est un sous traitant automobile dont les principaux donneurs d'ordre sont PSA et Renault. Jeudi 24 juin, les salariés de Preciturn se sont mis en grève et ont occupé leur usine de Monistrol-sur-Loire. Tous les accès ont été bloqués. C'était leur première grève depuis la mise en redressement judiciaire de ce sous traitant automobile il y a un an.
Precitum est une entreprise avec 67 salariés CDI et 10 intérimaires, assez emblématique localement dans les combats contre les licenciements.
Menaces d’autant plus insupportables que les carnets de commandes sont pleins et que la boite connaît une forte activité (heures sup', travail le weekend...).
Depuis un an, les salariés s’y battent pour « zéro licenciement ». alors que dans les autres combats de ces derniers mois tournaient autour de « la plus grosse prime possible », comme dans une boite dans l’agro, l’URCVL, où 20000 euros avaient été arrachés.
Le vendredi 25 juin, le tribunal de commerce a encore reporté sa décision. Mais il semble bien que la sortie du redressement judiciaire devrait être prononcé d’ici à quelques semaines. Pour maintenant, le "zéro licenciement" devrait être en passe d'être gagné. C’est un réel soulagement parmi les travailleurs. Il y a le sentiment partagé que la grève a servi à quelque chose . Une première grève avec occupation qui réussit, cela marque les esprits pour les luttes qui suivront.
Blog NPA auto-critique – 26 juin 2010
Souscription 2010: Objectif 400 000 euros !
Tout le monde n’a pas la chance d’avoir des amis comme Éric Woerth ou Liliane Bettencourt. Le NPA, lui, ne compte que sur ses militantEs et ses sympathisantEs. Et puis notre (trop) cher ministre a davantage tendance à nous faire dépenser que gagner de l’argent. Bataille des retraites oblige, le NPA est sur le pont. Affiches, tracts, 4 pages, autocollants, banderoles... nous affichons nos couleurs et nos idées dans le mouvement.
Mais nous participons et aidons également à la diffusion, par ces mêmes voies de propagande, des appels, réunions, revendications de plusieurs centaines de collectifs retraites, dans lesquels le NPA est investi.
Pas de mystère, la résistance aux offensives du gouvernement a un coût.
Ce coût important pour nos petites épaules reste une goutte d’eau dans l’océan de l’information-intoxication gouvernementale.
Pas de capitalisation ni de répartition, juste des cotisations et la souscription pour nous aider.
400 000 euros, voilà notre objectif !
Pour nous c’est l’assurance de porter nos idées, notre présence dans les résistances face au gouvernement, quelle que soit l’ampleur des attaques et en toute indépendance.
400 000 euros, c’est le prix d’un cocktail quand Sarkozy se déplace à New York ou encore d’un meeting à Saint-Quentin de notre omniprésident. C’est toujours moins que les lingots disparus de l’héritier Peugeot mais ce sera quand même suffisant pour nous mobiliser pleinement.
Nous mobiliser aux côtés des sans-papiers comme lors de la marche Paris-Nice, pour les retraites à la Bellevilloise, à Paris le 6 mai, le 24 juin sur les pavés de toutes les villes, avec nos camarades européens en meeting à la Mutualité pour évoquer nos réponses à la crise...
Pour que la crise et l’austérité ne passent pas par le NPA, pour que nous puissions continuer à les combattre en France comme partout en Europe, aidez le NPA en donnant pour la souscription.
Succès de la journée contre la loi sur les retraites
Les manifestations de cette journée du 24 juin marquent un tournant. Un cran a été franchi dans la mobilisation.
Malgré la date tardive, les cortèges ont été partout beaucoup plus importants que le 27 mai, de 2 à 3 fois plus nombreux, très gros dans les grandes villes, mais il faut aussi noter beaucoup de manifestations dans des villes plus petites et une forte participation des salariés du privé.
Il est clair que le projet de loi présenté par le gouvernement a provoqué un choc, un sursaut...
De manière générale, l’ambiance était plutôt chaleureuse et combative, et les manifestant-es contents de se retrouver si nombreux.
Ce succès appelle très vite un nouveau rendez vous dès le début septembre, au moment où la loi va être débattue au parlement.
Dans de nombreuses villes, les collectifs unitaires autour de l’appel Copernic – ATTAC étaient présents, distribuaient des tracts et proposaient des initiatives tout au long de l’été afin de ne pas laisser retomber la pression.
Si le gouvernement espérait passer tranquillement à la faveur des congés d’été et par surprise à la rentrée, c’est d’ores et déjà raté !
Ce n’est jamais gagné d’avance, mais nous somme de plus en plus nombreux et nombreuses à penser que ce n’est pas perdu d’avance. Les manifestant-es d’aujourd’hui n’étaient pas dans la rue pour un baroud d’honneur, un petit tour et puis s’en vont. Cette journée n’est qu’un début. Une idée gagne du terrain : il est possible de se battre et pourquoi pas de faire reculer ce gouvernement, imposer le retrait du projet de loi !
La retraite à 60 ans, sans décote, c'est possible: en taxant le capital !
Tract unitaire publié par la Federation, la Gauche Unitaire, le Nouveau Parti Anticapitaliste et le Le comité Le Havre maritime du Parti de Gauche
Retraites: assez de mensonges et de dramatisation
Pour justifier l’injustifiable, une série de contre-vérités assénées comme des évidences.
Certains ont brandi le chiffre de 2600 milliards de déficits additionnés d’ici 2050... en oubliant de préciser que la richesse produite sur la même période (PIB) atteindrait près de 120 000 milliards d’euros. Tout est bon pour faire peur et empêcher de réfléchir !
Certes le nombre de personnes âgées, et donc de retraités, augmente, mais notre situation démographique est loin d'être dramatique : la France est le deuxième pays de l'UE (après l'Irlande) pour les taux de natalité et de fécondité. Ce qui compte en fait c’est le rapport entre le nombre de retraités et le nombre de cotisants. C’est donc la situation de l’emploi qui est essentielle. Ainsi le déficit de cotisations dû aux pertes d’emplois et de cotisations peut être évalué à 4 milliards d’euros par an.
Gouvernement et medef veulent faire baisser les pensions
En refusant toute recette supplémentaire alors que les retraités seront plus nombreux, la droite veut imposer une baisse des pensions. C’est déjà le résultat des mesures prises par Balladur en 1993 et Fillon en 2003 : le nombre de retraités pauvres a brutalement augmenté et les femmes sont particulièrement touchées.
Si on les laisse faire, le nouvel allongement de la durée de cotisation entraînera une amputation supplémentaire des pensions alors que les 2/3 de ceux qui partent en retraite ne sont déjà plus au travail.
Si la droite veut imposer cette baisse, ce n'est pas pour des raisons d'équilibre budgétaire, mais pour nous convaincre, par la peur, de choisir des stratégies individuelles (retraites par capitalisation, investissements personnels, fonds de pensions) afin d'apporter de l'argent frais aux spéculateurs. Cette stratégie ne pourrait aboutir qu'à de nouvelles déstabilisations de l'économie et une aggravation de la crise. Dans les pays où elle est mise en œuvre (Grande-Bretagne, USA...) elle aboutit à la ruine de dizaines de milliers de retraités qui voient leurs pensions s'effondrer au gré des spéculations.
D'autres choix seraient au contraire efficaces. Créer des emplois
Ils veulent nous faire travailler plus longtemps, mais encore faudrait-il avoir du travail. Actuellement, 6 salariés sur 10 sont sans emploi ou touchent des aides sociales au moment de la retraite.
La création de 300 000 emplois par an de 2010 à 2020 rapporterait 24 milliards d’euros par an en retour pour payer les retraites. Avant de faire travailler plus longtemps les plus âgés, il serait urgent de faire travailler ceux qui sont sans emploi.
La lutte contre le chômage par une politique ambitieuse de l’emploi est donc une réponse essentielle au déficit des régimes de retraite.
Ce n'est pas l'argent qui manque, c'est sa répartition qui pose problème
Depuis un siècle et demi, les progrès technologiques, les gains de productivité, les luttes sociales, ont permis la diminution du temps de travail et l’augmentation du temps libre.
On travaille aujourd’hui deux fois moins qu’en 1900 mais on produit beaucoup plus de richesses. Le progrès social est toujours possible !
Et les richesses existent ! La part des salaires dans la richesse créée par les salariés dans les entreprises a baissé de plus de 8 points en 20 ans alors que la part des dividendes versés aux actionnaires est passée de 3.2% du PIB en 1982 à 8.5% du PIB en 2007. Il faut inverser cette tendance ! Non seulement on peut combler les déficits, mais aussi revenir sur les mesures de Balladur et Fillon, pour assurer le droit effectif à une retraite décente à 60 ans et relancer le pourvoir d'achat.
Inégalités face à l'espérance de vie
À 35 ans, un cadre peut espérer vivre 46 ans, mais un ouvrier seulement 39 ans. L’espérance de vie en bonne santé n’est que de 64,2 ans pour les femmes et de 63,1 ans pour les hommes.
Prendre sur les profits pour profiter de nos retraites, diminuer et répartir le temps de travail, voilà les vraies mesures que nous voulons porter dans la confrontation qui s’annonce.
Avec l’augmentation du nombre de trimestres de cotisations nécessaires, bénéficier d’une retraite à taux plein deviendra impossible pour de très nombreux cotisants, obligés de partir en retraite du fait de leur incapacité à travailler.
Solidarité intergénérationnelle
Il faut en finir avec les exonérations patronales de cotisations (stages non rémunérés, contrats précaires sous payés et « aidés »), en finir avec les temps partiels imposés, particulièrement aux femmes.
Ils prétendent mettre au travail les aînés alors qu’ils prévoient de maintenir au chômage les plus jeunes ! Et comment permettre aux jeunes d’accéder à l’emploi si l’on contraint les plus âgés à prolonger leur activité ?
Ils n'ont pas de légitimité pour gouverner contre le peuple
Sarkozy l’a dit lui-même sur RTL en mai 2008, à propos du recul de l’âge de départ à la retraite : « [...] je ne le ferai pas. Je n’en ai pas parlé pendant ma campagne présidentielle. Ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français. Je n’ai donc pas de mandat pour cela. »
Après la cinglante défaite subie aux élections régionales, de quelle légitimité peut-il se prévaloir maintenant pour mettre en œuvre sa contre-réforme d’appauvrissement des retraités et des futurs retraités ?
Imposons le retrait du projet de loi
Après les mobilisations nationales des 23 mars, 20 avril, 1er et 27 mai, la mobilisation à la rentrée peut établir le rapport de forces nécessaire pour faire céder le gouvernement et le patronat.
Nous pourrons alors imposer nos revendications et faire reculer Sarkozy et le MEDEF. La peur doit changer de camp !
Rien n'est joué d'avance, tous ensemble on peut gagner.
C'est pourquoi nous appelons tous les salariés, les privés d'emploi, les retraités et la jeunesse à participer à la mobilisation qui se contruit pour le mois de septembre.
Notre force sera notre union.
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