NPA Le Havre

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Tract de la semaine

Chaque semaine le NPA publie un tract sur la situation social et politique centré sur l'actualité de la semaine et qui est distribué en différent lieu du Havre (marché, entreprise...). Vous retrouverez tous les tracts dans cette catégorie.

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Boycott d'Israël !

Les nombreuses manifestations de ces derniers jours démontrent que le sanglant assaut israélien contre la Flottille pour Gaza continue de susciter l’indignation internationale. Les vidéos et les autopsies confirment la version des participants de la Flottille : les commandos israéliens ont tiré à balles réelles sur des militants désarmés ; 9 d’entre eux sont morts, tués par balles, dont 5 de blessures à la tête ; la plupart des coups de feux mortels ont été tirés à bout portant. L’armée israélienne s’est donc non seulement livrée à un acte de piraterie, mais aussi à de véritables exécutions.

Des condamnations hypocrites

De nombreuses voix s’élèvent, notamment à l’ONU et dans l’Union européenne, pour demander la mise en place d’une commission d’enquête sur l’assaut israélien, mais aussi pour exiger la levée du blocus de Gaza. Nous n’avons pas la mémoire courte : depuis des décennies, Israël viole le droit international et commet de véritables massacres. La « communauté internationale » critique souvent, condamne parfois, mais n’agit jamais. Car l'Etat d'Israël sert de gendarme aux grandes puissances contre les peuples de la région.
Alors que la population de Gaza est soumise à un blocus assassin et que les Palestiniens de Cisjordanie sont enfermés dans des ghettos entourés de murs, alors que la colonisation se poursuit à un rythme effréné et que plus de 10 000 Palestiniens croupissent dans les geôles israéliennes, nos gouvernements refusent de prendre la moindre mesure punitive à l’égard d’Israël. Au contraire : Israël vient d’être admis à l’OCDE ; fin mai, Netanyahu était reçu à Paris par Bernard Kouchner et Nicolas Sarkozy. Un véritable feu vert à la poursuite de sa politique criminelle.

Amplifier la mobilisation internationale

L’hypocrisie doit cesser ! La France doit rompre ses relations avec Israël ; les accords d’association entre Union Européenne et Israël doivent être annulés ; les criminels de guerre israéliens doivent être punis. Une mobilisation internationale massive, populaire et prolongée est indispensable. C’est le sens de la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS) contre Israël, inspirée du mouvement mondial de boycott de l’Afrique du Sud de l’Apartheid. A l’image des passagers de la flottille, qui sont passés à l’action pour lever le blocus de Gaza, à nous d’agir pour qu’Israël paye enfin le prix de sa politique coloniale et meurtrière !
Ces derniers jours, le BDS a connu d’importants développements : le Nicaragua a suspendu ses relations diplomatiques avec Israël ; les produits israéliens sont de plus en plus boycottés ; le syndicat des dockers suédois a pris la décision de refuser de décharger des marchandises israéliennes dans les ports de Suède ; plusieurs équipes sportives refusent de rencontrer les équipes israéliennes ; de nombreux artistes annulent leurs performances en Israël... Ces exemples doivent nous inspirer pour amplifier la campagne BDS, et ce jusqu’à ce que les Palestiniens soient libérés de l’oppression coloniale.

Palestine vivra, Palestine vaincra !

Retraites : l'épreuve de force

Les détails de la réforme des retraites ne seront annoncés que le 20 juin prochain. Mais nous savons déjà que nous aurons droit tout à la fois à l’augmentation de l’âge légal au delà de 60 ans, à l’allongement de la durée de cotisation et à la baisse des pensions. Les plus riches quant à eux seront à peine égratignés.
Nous en savons suffisamment pour comprendre que l’épreuve de force est engagée. Ou, plutôt, qu’elle est engagée du côté du Medef, du gouvernement et de l’UMP. Malheureusement, en face, les salarié-es, les chômeurs et chômeuses, les retraité-es et les jeunes sont loin d’être en ordre de bataille.

Une journée de grève réussie mais insuffisante

La journée de grève et de manifestation du 27 mai a été réussie, la grève suivie et les manifestations plus nombreuses que pour le 1er mai. Mais sur cette journée ont pesé les doutes sur la possibilité de faire reculer le gouvernement et les interrogations sur les suites. Pèsent aussi plus que des questions sur la volonté des directions des grandes organisations syndicales d’organiser véritablement la résistance à la hauteur de la guerre sociale engagée non seulement en France mais à l’échelle de l’Europe contre les retraites, les salaires et les droits sociaux.

Construire la mobilisation générale

Dans toutes les villes, départements, régions, se construisent des collectifs unitaires sur la base de l’appel, initié par la fondation Copernic et Attac, des chercheurs et des responsables politiques et syndicaux. Ce sont des centaines de militantes et militants d’origines diverses, syndicales, associatives, politiques qui se mettent à agir ensemble, à distribuer des tracts, coller des affiches, discuter, convaincre, organiser des débats, des meetings, à militer contre la destruction du droit à la retraite. Ce réseau s’étend et prend de l’ampleur.
Patronat et gouvernement veulent nous imposer une société qu’on peut résumer en trois slogans : “ travailler plus pour gagner moins ”, “ malheur aux pauvres, aux plus âgé-es, aux plus usé-es ”, “ jeunes, abandonnez tout espoir ”. Ce qui est à l’ordre du jour, c’est la construction d’une mobilisation générale qui prenne le contre-pied de leur modèle de société.

Ce travail de mobilisation à la base peut changer le rapport de force, réchauffer le climat dans les entreprises, dans les quartiers, dans la jeunesse et convaincre qu’on peut se battre et gagner. Il faut aussi que cette résistance se voie, s’entende, et se mesure dans la rue et sur les lieux de travail. Loin de sauter de journées en journées - une nouvelle journée de mobilisation est annoncée par les organisations syndicales le 24 juin - c’est un puissant mouvement de grèves et de manifestations qui doit être construit pour faire reculer ce gouvernement. Une démonstration de force dans une énorme manifestation nationale serait aussi un pas dans ce sens.

Après le 27, se battre résolument pour nos retraites

Ca y est : c'est dit. Ce n'est pas encore fait, mais le gouvernement a livré son « choix » sur la retraite : recul de l'âge de départ, pour en finir avec la retraite à 60 ans.
Ce n'est pas une surprise : cette piste, avec celle de l'augmentation du nombre d'annuités, étaient les seules envisagées par Sarkozy et Fillon.
Pour faire passer l'amère pilule, le gouvernement s'apprêterait à faire « un geste » : la possibilité de taxation des hauts revenus et ceux du capital. Cette mesure aurait, parait-il, le mérite de donner des gages aux organisations syndicales.
Qu'est ce donc que ce geste si ce n'est un «geste charitable » pour calmer le mécontentement grandissant ? La toute petite taxe dont il est question atteindrait difficilement 2% !
Il faut faire semblant de toucher aux plus riches, mais surtout ne pas le faire !

Assez d'intox!

A grand renfort d'informations allant dans le même sens, il s'agit de persuader la majorité de la population que la situation est alarmante et que les projections confirment, pour 2050, un scénario catastrophe. C'est ainsi que le pouvoir et de nombreux médias manipulent les données du COR (Conseil d'Orientation des Retraites) afin de semer la peur et d'enrayer toute volonté de se battre.
C’est une manière de ne pas aborder les vraies solutions : celles qui permettent de sauver nos retraites, celles qui exigent légitimement une autre répartition des richesses et une autre répartition du travail.
De l'argent, il y en a. Il y en a beaucoup ! C'est même le COR qui le dit : sur 30 ans, la richesse de la France, avec un taux de croissance modéré, devrait doubler. Avec une augmentation de 1.700 milliards d’euros de la richesse nationale, qui peut croire sérieusement aujourd'hui qu’il est impossible de financer les retraites? D'autant que la somme à trouver ne représenterait que 3% des richesses actuelles...

Lutter pour nos acquis : 60 ans, retour aux 37,5 et à 1500 euros pour tous et toutes!

Quand il s'agit d'améliorer le sort de la majorité, d'acquérir de nouveaux droits, et plus humblement de défendre les acquis, les puissants de ce monde, les plus riches affirment et affirmeront toujours que ce n'est pas possible : la compétition en serait altérée, les entreprises n'y survivraient pas, etc...
Nos parents, nos grands parents ont entendu ce genre de refrain, en 36 quand les congés payés allaient soi disant ruiner les usines, en 68 quand les augmentations de salaire (pas exceptionnelles du tout!) allaient anéantir les trésoreries des entreprises. Il n'en a rien été.
Refusons donc l'inacceptable, refusons la régression sociale qui nous ramènerait des décennies en arrière. Servons nous de tous les cadres de résistance existants pour faire prendre conscience qu'il n'y a pas d'issue possible favorable à tous et à toutes sans luttes.
Après la grève interprofessionnelle du 27 mai, la mobilisation doit se poursuivre pour faire grandir la contestation dans tout le pays. C'est un puissant mouvement de grèves et de manifestations qui arrêtera Sarkozy et sa clique.

Leur Europe libérale n'est pas la notre !

État Espagnol : un scénario à la grecque

Diminution de 5% en moyenne du traitement des fonctionnaires, suppression de la revalorisation automatique des retraites, disparition de la prime à la naissance... Non, il ne s'agit pas des mesures antisociales imposées aux travailleurs Grecs mais bien celles qui doivent être administrées par le gouvernement socialiste Zapatero aux travailleurs Espagnols. Après la Grèce, c'est au tour de l'Espagne. Mais c'est le sort réservé à tous les peuples Européens si nous nous laissons faire.

Toujours la crise du capitalisme

Ce qu'on appelle la crise de la dette n'est tout simplement qu'un épisode de plus de la crise du capitalisme qui a débuté il y a presque deux ans aux États Unis (crise des subprimes) : la spéculation financière a plongé l'économie dans une récession sans précédent. S'en sont suivis licenciements et chômage de masse, explosion de la précarité et de la misère. Les gouvernements ont sauvé le système bancaire et financier à coups de centaines de milliards d'euros et de dollars, faisant ainsi exploser dettes et déficits.
Aujourd'hui les spéculateurs, autrement dit les marchés qui avaient été secourus par les gouvernements aux ordres, s'attaquent aux États les plus affaiblis et spéculent sur la dette de ces derniers.

FMI et UE : l'austérité contre les droits sociaux

Approuvé par tous les gouvernements européens, les plans et mesures imposés par le FMI et la Commission européenne vont conduire à de terribles mesures de régression sociale, sans compter que les «solutions» apportées consistent à emprunter pour faire face aux difficultés, autrement dit à s'endetter davantage!
En France, la rigueur s'impose. C'est François Fillon qui l'a annoncée avec, entre autres, la remise en cause de la retraite à 60 ans. Les annonces du ministre du travail, Eric Woerth, sont sans équivoque : par l'augmentation de la durée de cotisations et du report de l'âge légal de départ en retraite, ce sont, une fois de plus, les salariés qui vont payer.
Voilà comment vont agir tous les dirigeants européens : s'attaquer aux droits sociaux afin que l'UE redevienne compétitive face aux États-Unis et aux pays émergents. C'est la logique sans fin du système capitaliste au mépris de la majorité de la population.

Cette crise n'est pas la nôtre

C'est pourquoi il n'est pas question de la payer ! Refuser les plans d'austérité, substituer à la Banque Centrale Européenne un service public bancaire Européen au service des populations, exiger l'annulation des dettes, c'est se battre pour la vraie construction européenne : celle des peuples et des travailleurs pour une Europe Solidaire, Sociale et Ecologique.
L'Europe libérale actuelle n'est pas la nôtre, pas plus celle du repli nationaliste et xénophobe.
Nous n'avons plus de temps à perdre, le moment de la contre-offensive est venu, sur le terrain des mobilisations et de l'alternative à construire, parce qu'une autre Europe est possible.

Nous ne paierons pas la dette des spéculateurs

Ils n’ont pas traîné ! Le 2 mai, un nouveau plan d’austérité impose une véritable catastrophe sociale aux salariés, aux jeunes, aux retraités et aux privés d’emplois grecs. Trois jours après le gouvernement français annonce le gel des dépenses publiques sur 3 ans.

Après les Grecs, à qui le tour ?

Les mesures annoncées par François Fillon s’attaquent directement aux plus pauvres, avec la baisse des aides sociales comme l’aide au logement ou l’allocation adulte handicapé. Il veut poursuivre la destruction des services publics avec le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite : 100.000 postes déjà supprimés depuis 2007 et environ 34.000 nouvelles suppressions par an pour les trois prochaines années. Il dénonce des « niches fiscales », mais ne remet pas en cause le bouclier fiscal qui ne protège que les plus riches en leur évitant de payer plus de 50 % d’impôts. Toutes ces attaques viennent s’ajouter à la réforme des retraites, dont l’augmentation de l’âge légal de 60 à 63 ans dévoilée par le gouvernement.
La crise financière et économique continue et rebondit. Elle frappe durement le peuple grec et menace l'Espagne ou le Portugal. Et elle sert de prétexte au gouvernement Sarkozy pour imposer une politique d'austérité qui était déjà dans les tuyaux.
Toutes proportions gardées, cette politique obéit à la même logique que le soi-disant plan de sauvegarde refusé par le peuple grec en grève générale.

Nous n’avons pas à subir l’austérité, parce que nous n’avons pas à payer la dette !

On nous culpabilise en nous disant que nous sommes responsables de la dette de la France parce que nous dépenserions trop d’argent public. C’est faux ! La dette n’est pas due à trop de dépenses sociales, mais à des recettes insuffisantes. Depuis plus de 25 ans, les plus riches, les actionnaires et les grands groupes ne paient pas assez d’impôts. Les vrais responsables de la dette sont les grandes entreprises qui profitent des exonérations de cotisations sociales et des subventions publiques ainsi que tous ceux qui bénéficient du bouclier fiscal. Pour combler ce déficit, les états empruntent… aux plus riches qui encaissent les intérêts, 43 milliards cette année ! Quand, il y a quelques mois, les banques étaient au bord de la faillite à cause de leurs spéculations, les Etats les ont sauvées. Aujourd’hui, ces mêmes banques - qui font à nouveau des profits exorbitants - mettent les Etats en faillite.
Pour rembourser ces profiteurs, il faudrait se serrer la ceinture et accepter les sacrifices !
Nous ne devons rien aux spéculateurs, annulation de la dette !

Réforme des retraites ou plan d’austérité, c’est la même logique : faire payer la crise du système capitaliste par les populations.
Une seule réponse : un mouvement d’ensemble, une mobilisation générale.
C’est dans ce sens que nous devons préparer, toutes et tous, la grève du 27 mai appelée par les organisations syndicales.

Nous sommes tous et toutes des travailleurs grecs !

Les perdants...

Ca y est. Le couperet est tombé. Etranglée par la dette et sous le poids de ses déficits, la Grèce a fait appel à l'Union Européenne. Cette dernière, avec le FMI (Fonds Monétaire International), a rendu son verdict : en échange d'un plan d'aide de 120 milliards d'euros sur 3 ans, la Grèce doit se plier à une cure d'austérité particulièrement brutale et injuste. Le gouvernement grec avait déjà pris des mesures antisociales. Là, on a atteint un autre niveau dans la « rigueur » qui va être imposée au peuple grec : régression du droit à la retraite (le socialiste et président du FMI Dominique Strauss-Kahn préconise un départ à la retraite à 67 ans), baisse des rémunérations des fonctionnaires et retraités (gel des salaires, suppression des 13e et 14e mois qui font office de congés payés en Grèce), nouvelle hausse de la TVA et de diverses taxes, réduction de l’ensemble des investissements publics, libéralisation des services publics (marchés des transports et de l’énergie), facilitation des licenciements dans le privé!

Et les gagnants

Qui veut faire payer les travailleurs grecs ? Derrière la dette grecque il y a les vrais coupables : les créanciers, qui veulent baisser les salaires, les retraites des travailleurs grecs, les licencier et attaquer leurs services publics, ont un visage : celui à 85% des banques européennes et, en premier lieu, les banques françaises comme la Société générale, le Crédit Agricole, BNP Paribas...
Mais ces coupables ont des complices : les gouvernements européens qui multiplient les cadeaux fiscaux aux plus riches, donc diminuent les recettes et creusent les déficits. Les Etats s'endettent alors et sont étranglés par les banques (qui ont reçu, il y en un an de cela, des centaines de milliards d'euros). Ces mêmes banques prêtent aux Etats à des taux d'intérêt exorbitants et spéculent sur la dette grecque!
La boucle est bouclée. Les gouvernements mènent les politiques libérales pour faire payer, toujours aux mêmes, la crise.
Ce « scénario catastrophe » n'est pas réservé qu'à la Grèce. C'est une des conséquences de la crise du capitalisme. Le Portugal, l'Espagne, l'Irlande mais aussi la France peuvent se retrouver dans la même situation.

Faire payer les coupables

Imposer des mesures pour contrecarrer les banques, c'est aujourd'hui essentiel. Exiger l'annulation de la dette grecque, constituer un service public bancaire à l'échelle européenne, au service des populations, c'est primordial pour la population grecque comme pour tous les peuples d'Europe.
Mercredi 5 mai, les Grecs sont appelés à une nouvelle journée de grève et de mobilisation. Le NPA participera à tous les rassemblements et à toutes les initiatives en solidarité avec le peuple grec.
Ce n'est pas à nous de payer leur crise!

Prendre sur les profits pour profiter de nos retraites !

Ca commence en Grèce

L'actualité économique est marquée par une Grèce de plus en plus à la dérive dont le gouvernement appelle à l'aide pour sauver le pays de la faillite. En fait, à une cure d'austérité sévère qui a provoqué la colère d'une partie des salariés du public, fera suite … une nouvelle cure d'austérité prônée par le directeur du FMI, le socialiste Dominique Strauss-Khan (préconisant « une baisse générale des salaires ») et par la chancelière allemande de droite, Angela Merkel (exigeant « un plan d’économies crédibles »). Le pays s'est engagé donc à des « réformes structurelles » douloureuses touchant en particulier le droit du travail et les retraites.

Les retraites en France

Mais la Grèce n'est pas un pays à part. La cure d'amaigrissement que doit supporter le monde du travail grec peut être appliquée très rapidement à d'autres pays. En France le pouvoir Sarkozy n'est pas en reste, sur les retraites en particulier. La dernière trouvaille en date : le gouvernement réfléchirait à « une astuce », dans le cadre de la soi-disant réforme des retraites. Les salariés pourraient, s'ils le souhaitent, continuer de partir à 60 ans, mais leur pension serait amputée, même s'ils ont acquis tous leur trimestres, avec la mise en place d'une décote liée à l 'âge. L'offensive patronale et gouvernementale se poursuit donc, sans cesse relayée dans les médias par l'idée que les retraites c'est un problème démographique, et qu'il faut travailler plus longtemps, idée partagée par ailleurs par certains dirigeants du PS.

De l'argent, il y en a !

Mais encore une fois il faut l'affirmer haut et fort : les retraites c'est avant tout une question de répartition des richesses et du travail.
Il est inacceptable qu'une écrasante majorité de la population - les salariés d'aujourd'hui comme de demain - soit amenée à travailler plus pour gagner moins à la retraite alors qu'une poignée de grands patrons bénéficient de « retraites chapeaux ». Des prestations faiblement soumises à l'impôt, des millions d'euros versés à des dirigeants qui touchent ainsi, pour certains d'entre eux, 400 fois le minimum vieillesse !
Il est indécent que 40 dirigeants des plus grosses sociétés cotées en bourse, aient pu toucher pour 2009, 79,5 millions d'euros pour 2009 (soit 3 millions d'euros de progression par rapport à 2008, merci la crise), alors que les mêmes exigent pour la majorité de la population de se serrer la ceinture tous les mois.

Premier mai, début de la riposte

La défense du système des retraites et le refus d'un recul social généralisé sont à l'honneur pour ce Premier mai. C'est l'occasion d'exiger, pour tous et toutes, une retraite à taux plein, à 1500 euros net minimum, à 60 ans.
Mais ce n'est que le début d'un affrontement qui sera rude. Partout nous devons multiplier les cadres collectifs de débats et d'action pour sauver nos retraites. Il n'y a pas d'alternatives possibles : il faut combattre et battre ce pouvoir réactionnaire et illégitime.

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