Crise sociale et écologique: quelles réponses ?
La crise économique n’en finit pas de faire des ravages. La reprise dont on nous rebat les oreilles, c’est celle des profits. Pour les salarié-e-s et les chômeurs, au contraire, elle s’approfondit. On compte depuis un an plus de 1000 licenciements par jour et le taux de chômage augmente chaque jour un peu plus.
Sarkozy et le gouvernement ne sont pas en reste : 35 000 postes de fonctionnaires sont supprimés au budget 2010, dont 16 000 dans l’éducation nationale.
La région havraise a été frappée durement par la crise. Suppression de 1300 emplois à Renault Sandouville, avec des conséquences en cascade chez les sous-traitants (fermeture de Plastic omnium à St Romain, licenciements chez Cooper à Bolbec ou chez Faurecia), suppressions de postes à l’hôpital public, licenciements chez Total ou chez Interior’s, la liste est longue.
Confrontés à cette situation, les travailleurs réagissent dans de nombreuses entreprises : les grèves dures à Continental, New Fabris ou encore chez Molex ont montré la détermination des salariés. Les postiers, soutenus par une très grande majorité de la population, n’entendent pas laisser privatiser la Poste. Mais cela nécessite une nouvelle initiative unitaire de toute la gauche sociale et politique.
Cependant tout le monde comprend bien que nous ne trouverons pas de réponse à cette crise et à ces attaques globales entreprise par entreprise, secteur par secteur, catégorie par catégorie, pas plus qu’il n’y a de solution « industrielle » capitaliste à la crise du capitalisme. La seule solution est de contester le pouvoir des actionnaires sur l’économie, l’industrie et les banques, qui ruine toute la société.
C’est dans cette perspective que le NPA défend des mesures d’urgence sociale, pour une autre répartition des richesses: interdiction des licenciements, augmentation de tous les revenus de 300 €, partage du travail, Poste 100 % publique, retraite pleine avec 37,5 annuités pour tou-te-s.
Mais nos réponses ne sauraient se confondre avec ceux et celles qui veulent une autre relance industrielle, au mépris des conséquences environnementales. Car la crise du capitalisme est sociale et écologique. Ainsi nous refusons l’argument qui met en avant d’éventuelles créations d’emploi pour justifier la construction de l’EPR, le nouveau réacteur nucléaire, à Penly.
A l’heure où les grandes puissances refusent de s’engager dans une réduction massive des émissions de CO2 pour lutter contre le réchauffement climatique, le NPA est partie prenante de la mobilisation unitaire pour faire entendre une autre voix pendant le sommet de Copenhague.
Pour discuter de ces questions, nous organisons une réunion publique le mercredi 16 décembre. Rendez-vous à 20h salle Jean Le Bosqué à Harfleur (en face de la place d’Armes).

