NPA Le Havre

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Après le 27, se battre résolument pour nos retraites

Ca y est : c'est dit. Ce n'est pas encore fait, mais le gouvernement a livré son « choix » sur la retraite : recul de l'âge de départ, pour en finir avec la retraite à 60 ans.
Ce n'est pas une surprise : cette piste, avec celle de l'augmentation du nombre d'annuités, étaient les seules envisagées par Sarkozy et Fillon.
Pour faire passer l'amère pilule, le gouvernement s'apprêterait à faire « un geste » : la possibilité de taxation des hauts revenus et ceux du capital. Cette mesure aurait, parait-il, le mérite de donner des gages aux organisations syndicales.
Qu'est ce donc que ce geste si ce n'est un «geste charitable » pour calmer le mécontentement grandissant ? La toute petite taxe dont il est question atteindrait difficilement 2% !
Il faut faire semblant de toucher aux plus riches, mais surtout ne pas le faire !

Assez d'intox!

A grand renfort d'informations allant dans le même sens, il s'agit de persuader la majorité de la population que la situation est alarmante et que les projections confirment, pour 2050, un scénario catastrophe. C'est ainsi que le pouvoir et de nombreux médias manipulent les données du COR (Conseil d'Orientation des Retraites) afin de semer la peur et d'enrayer toute volonté de se battre.
C’est une manière de ne pas aborder les vraies solutions : celles qui permettent de sauver nos retraites, celles qui exigent légitimement une autre répartition des richesses et une autre répartition du travail.
De l'argent, il y en a. Il y en a beaucoup ! C'est même le COR qui le dit : sur 30 ans, la richesse de la France, avec un taux de croissance modéré, devrait doubler. Avec une augmentation de 1.700 milliards d’euros de la richesse nationale, qui peut croire sérieusement aujourd'hui qu’il est impossible de financer les retraites? D'autant que la somme à trouver ne représenterait que 3% des richesses actuelles...

Lutter pour nos acquis : 60 ans, retour aux 37,5 et à 1500 euros pour tous et toutes!

Quand il s'agit d'améliorer le sort de la majorité, d'acquérir de nouveaux droits, et plus humblement de défendre les acquis, les puissants de ce monde, les plus riches affirment et affirmeront toujours que ce n'est pas possible : la compétition en serait altérée, les entreprises n'y survivraient pas, etc...
Nos parents, nos grands parents ont entendu ce genre de refrain, en 36 quand les congés payés allaient soi disant ruiner les usines, en 68 quand les augmentations de salaire (pas exceptionnelles du tout!) allaient anéantir les trésoreries des entreprises. Il n'en a rien été.
Refusons donc l'inacceptable, refusons la régression sociale qui nous ramènerait des décennies en arrière. Servons nous de tous les cadres de résistance existants pour faire prendre conscience qu'il n'y a pas d'issue possible favorable à tous et à toutes sans luttes.
Après la grève interprofessionnelle du 27 mai, la mobilisation doit se poursuivre pour faire grandir la contestation dans tout le pays. C'est un puissant mouvement de grèves et de manifestations qui arrêtera Sarkozy et sa clique.

Leur Europe libérale n'est pas la notre !

État Espagnol : un scénario à la grecque

Diminution de 5% en moyenne du traitement des fonctionnaires, suppression de la revalorisation automatique des retraites, disparition de la prime à la naissance... Non, il ne s'agit pas des mesures antisociales imposées aux travailleurs Grecs mais bien celles qui doivent être administrées par le gouvernement socialiste Zapatero aux travailleurs Espagnols. Après la Grèce, c'est au tour de l'Espagne. Mais c'est le sort réservé à tous les peuples Européens si nous nous laissons faire.

Toujours la crise du capitalisme

Ce qu'on appelle la crise de la dette n'est tout simplement qu'un épisode de plus de la crise du capitalisme qui a débuté il y a presque deux ans aux États Unis (crise des subprimes) : la spéculation financière a plongé l'économie dans une récession sans précédent. S'en sont suivis licenciements et chômage de masse, explosion de la précarité et de la misère. Les gouvernements ont sauvé le système bancaire et financier à coups de centaines de milliards d'euros et de dollars, faisant ainsi exploser dettes et déficits.
Aujourd'hui les spéculateurs, autrement dit les marchés qui avaient été secourus par les gouvernements aux ordres, s'attaquent aux États les plus affaiblis et spéculent sur la dette de ces derniers.

FMI et UE : l'austérité contre les droits sociaux

Approuvé par tous les gouvernements européens, les plans et mesures imposés par le FMI et la Commission européenne vont conduire à de terribles mesures de régression sociale, sans compter que les «solutions» apportées consistent à emprunter pour faire face aux difficultés, autrement dit à s'endetter davantage!
En France, la rigueur s'impose. C'est François Fillon qui l'a annoncée avec, entre autres, la remise en cause de la retraite à 60 ans. Les annonces du ministre du travail, Eric Woerth, sont sans équivoque : par l'augmentation de la durée de cotisations et du report de l'âge légal de départ en retraite, ce sont, une fois de plus, les salariés qui vont payer.
Voilà comment vont agir tous les dirigeants européens : s'attaquer aux droits sociaux afin que l'UE redevienne compétitive face aux États-Unis et aux pays émergents. C'est la logique sans fin du système capitaliste au mépris de la majorité de la population.

Cette crise n'est pas la nôtre

C'est pourquoi il n'est pas question de la payer ! Refuser les plans d'austérité, substituer à la Banque Centrale Européenne un service public bancaire Européen au service des populations, exiger l'annulation des dettes, c'est se battre pour la vraie construction européenne : celle des peuples et des travailleurs pour une Europe Solidaire, Sociale et Ecologique.
L'Europe libérale actuelle n'est pas la nôtre, pas plus celle du repli nationaliste et xénophobe.
Nous n'avons plus de temps à perdre, le moment de la contre-offensive est venu, sur le terrain des mobilisations et de l'alternative à construire, parce qu'une autre Europe est possible.

Après la claque électorale, mettons KO ce gouvernement !

Le gouvernement sort affaibli des élections régionales. Rejeté par les classes populaires, Sarkozy est affaibli dans son propre camp. Son hégémonie sur l’UMP et la droite est fortement ébranlée, ce qui explique son souci de redonner à son gouvernement une assise plus large à droite. De même, l’extrême droite qu’il croyait avoir siphonnée a repris de la vigueur, redoublant la pression pour une politique raciste et sécuritaire.
La situation de crise à l’échelle européenne va se maintenir dans les mois qui viennent. La faible croissance, le peu de dynamisme des marchés intérieurs vont amener les dirigeants capitalistes à accentuer les politiques de restructuration, de recherche de gains de productivité par des mécanismes déjà à l’œuvre : réduction d’effectifs par licenciements ou non remplacement des départs en retraite, blocage des salaires, délocalisation d’activités... La politique menée par l’UE vis-à-vis de la Grèce annonce ce que les dirigeants européens vont tenter d’appliquer à la majorité des pays d’Europe : une remise en cause plus radicale des budgets sociaux et des politiques de protection sociale, un démantèlement plus rapide des services publics. En France comme ailleurs, la pression quotidienne sur les salariés va s’accroître au prétexte de « la crise ».

Le 23 mars, premier succès

La journée de grève et de manifestations du 23 mars a été un succès. Au total, 800 000 manifestants étaient dans la rue pour dire que ce n'est pas aux salariés, aux privés d'emplois, aux précaires, aux retraités, aux immigrés de payer la crise !
Malgré la claque qu’il a reçue aux élections régionales et malgré le succès de cette première mobilisation, Sarkozy, qui est enfin sorti de son silence, reste droit dans ses bottes. Il affirme vouloir continuer la « modernisation » du pays, ce pourquoi il aurait été élu. Il s'entête à ne rien proposer pour les 5 millions de chômeurs, pour les précaires, pour les salaires au moment même où les entreprises du CAC 40 viennent de verser à leurs actionnaires plus de 35,5 milliards d'euros. Il s'entête à vouloir « sauver » les retraites, autrement dit à vouloir augmenter la durée de cotisations et reculer l'âge légal de départ, bref à mettre à mal le système de répartition pour faire la part belle aux fonds de pensions et à baisser drastiquement le montant des retraites.
Mais l’expérience a montré que de simples journées d’action ne suffisent pas et que leur succession, sans plan de lutte ni objectifs clairs, peut même devenir contre-productive. Pour faire reculer ce gouvernement, il y a urgence à ce qu'un mouvement d'ensemble voit le jour !

L'anticapitalisme toujours d'actualité

Il reste tout aussi nécessaire de tracer un cadre global de riposte aux attaques que subissent les travailleurs et la jeunesse, qu’elles viennent du patronat ou du gouvernement, qu’elles soient menées sur le terrain social, sécuritaire ou du racisme. C’est pourquoi nous continuons à défendre les mesures d’un plan d’urgence anticapitaliste centré sur la redistribution des richesses, la remise en cause des exigences des actionnaires et du pouvoir patronal, un autre choix de société correspondant aux besoins sociaux, à la satisfaction des revendications des travailleurs, salariés ou chômeurs, actifs, retraités ou en formation. Sur ces objectifs comme sur chaque revendication partielle, le NPA travaillera à réunir les fronts unitaires les plus larges afin que ceux-ci reviennent autant de points d’appui pour développer la mobilisation.

Grève à Total: du carburant pour nos luttes !

La grève contre les licenciements et la fermeture de la raffinerie de Total a Dunkerque, rejointe par les salariés des autres raffineries du groupe, mais aussi d’Exxon Mobil est une très bonne chose ! En se mettant en grève les salariés des autres sites déjouent les plans du gouvernement qui tente de nous diviser en permanence, de nous dresser les uns contre les autres, de nous isoler chacun dans notre coin. Il n’est bien sûr pas acceptable que Total qui a réalisé près de 8 milliards de profits en 2009 ferme un site pour la seule satisfaction des actionnaires. Comme pour GdF Suez qui envisage d’augmenter de 9% le prix du gaz au 1er avril, il s’agit pour ces grands groupes de faire payer à la population le « manque à gagner » dû aux baisses de commandes consécutives de la crise. En un mot : nous faire payer leur crise ! Nous sommes pour en finir avec la dictature des actionnaires. Dans le secteur de l’énergie, il faut réquisitionner toutes ces entreprises, sans rachat ni indemnités, et les mettre sous propriété publique.

Des luttes un peu partout...

On assiste aussi ici et là à des luttes qui s'inscrivent parfois sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Les grèves des salariés d'Ikéa ou de Sofinco témoignent du ras le bol croissant sur les questions de salaires.
Il y a également des luttes face aux nombreuses fermetures d’usines : des papeteries de M-REAL dans l’Eure en passant par les sous traitants automobile du groupe TREVES qui vient de toucher 55 millions d’aides publiques... pour licencier ! Mais la liste serait trop longue, tant les plans de licenciements sont nombreux. Partout les licenciements son inacceptables, et la victoire des travailleurs de Philips à Dreux, où le tribunal vient d’annuler le plan de licenciement, montre que la mobilisation paye ! Si à cela on rajoute les grèves des contrôleurs aériens contre les déréglementations du secteur, celle de la SNCM pour la défense du service public ou dans de nombreux bureaux de Poste contre les suppressions d’emplois et le mouvement en cours dans l’Éducation Nationale, on comprend qu’il y a un regain d’activité sociale ces derniers temps. D’ailleurs le quotidien patronal les Échos ne s’y est pas trompé en titrant : « La grogne sociale s’intensifie à l’approche des élections » !
Si la riposte ouvrière n’est toujours pas à la hauteur des attaques, ces derniers mouvements sont un excellent signe, notamment pour les suites qui nous attendent : la défense de la retraite à 60 ans.

Il faut y aller « tous ensemble » !

Les salariés de Total montrent la voie : toutes ces luttes doivent se coordonner, s’unifier et aller vers une grève allant des salariés du public à ceux du privé, des précaires, chômeurs en passant par les retraités et la jeunesse.
Le NPA s’inscrit pleinement dans ces luttes. Il n’y a aucune fatalité a laisser nos acquis, nos retraites, nos salaires, nos emplois fondre comme neige au soleil !
Nous avons besoin de revendication claires : la retraite à 60 ans, une augmentation des salaires de 300 euros nets en prenant sur les profits, aucun revenu inférieur à 1500 euros net, l’interdiction des licenciements, la réduction du temps de travail sans flexibilité ni annualisation et avec embauches correspondantes jusqu’à résorption du chômage...

En votant pour les candidat-es du NPA, vous voterez pour ce programme, vous donnerez un signe d’encouragement pour les luttes dont nous avons besoin !

Votez anticapitaliste, votez NPA !

Nous ne débattrons pas.

A l'occasion de la tenus au Havre d'un débat sur l'identité nationnale, nous publions un texte co-signé par le NPA ainsi que par la CGT, SUD Education, le SNUIPP, le PS, le MJS, le PCF, PJCF et la LDH.

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Bonne année de lutte et meilleurs voeux de résistance pour 2010 !

Bilan 2009, celui d'une année de crise

Ce n'est pas parce que Sarkozy le dit qu'il faut le croire. Bien au contraire ! Grâce à sa politique, on aurait, en France, « évité le pire ». Sans rire ! Pour les banquiers, les patrons et les traders sans doute… Pour la majorité de la population, pour les salariés qui ont accru la cohorte des chômeurs par wagons entiers, certainement pas.

2009 aura marqué les esprits par la densité de la crise et les conséquences sociales désastreuses qu'elle a engendrées.

Dans les voeux présidentiels, il n'y avait que de la mauvaise foi, de la malhonnêteté et les futurs mauvais coups : avec quelques jours de retard, le Père Noël Sarkozy n'avait à offrir dans sa hotte, que les prochaines mesures antisociales (notamment sur les retraites) ou liberticides sur la justice.

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Le 5 décembre 2009 : tous dans la rue contre la Grippe Précaire !

Depuis quelques semaines, dans de nombreuses villes de France (Paris, Alençon, Angoulême, Lyon, Lisieux, Digne, etc.), les militants du NPA et les associations de chômeurs empêchent la propagation de la plus pernicieuse des pandémies : la Grippe P, ou Grippe Précaire. Armés de masques sanitaires, de combinaisons blanches, de rouleaux de scotch de sécurité et de produits nettoyants, ils envahissent les Pôle Emploi, les Caf, McDonald’s, et procèdent à une sécurisation des lieux, des personnes et du matériel.

Ces actions s’inscrivent dans le cadre d’une mobilisation générale contre le chômage et la précarité : opérations de déblocages de dossiers chez Pôle Emploi, occupations de mairies et de lieux symboliques, réquisitions populaires de richesses, marches itinérantes avec escales dans toutes les boîtes en luttes et dans tous les centres névralgiques de la précarité...

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