Le 14 mars, votez et faites voter pour les listes soutenues par le NPA !
Si l’on en croit les sondages deux éléments marquent cette campagne, l’abstention et la poussée du PS.
Le parti des abstentionnistes a en effet le vent dans le dos. Il y a comme un air de suffrage censitaire dans le pays… C’est aisément vérifiable pour quiconque va distribuer un tract dans la rue, le désintérêt pour ce scrutin est très important. Il l’est d’autant plus chez celles et ceux ceux qui sont préoccupés à la fois par leur situation présente et par les nuages qu’ils voient s’amonceler sur leur avenir.
Pourtant, il faut le dire partout autour de nous, l’abstention ne sert que les partis qui se succèdent au pouvoir et qui portent précisément la responsabilité de la situation dans laquelle se trouvent les classes populaires. S’abstenir pour protester n’est en réalité qu’une autre façon de se résigner. Pour protester utile, il faut protester fort !
Le PS et ses listes semblent faire un tabac auprès de ceux qui vont aller voter les 14 et 21 mars. Là non plus rien de surprenant. Le ras-le-bol de Sarkozy est tel, que la volonté de lui infliger une défaite cuisante prend de l’ampleur chaque jour. Franchement, il vaut mieux ça que l’inverse. Mais il ne faut pas oublier que chaque fois que le PS exerce le pouvoir, il mène des politiques qui ne se différencient pas beaucoup de celles de la droite. C’est le PS et ses alliés qui, depuis 2004, gèrent 20 régions sur les 22. Difficile pour Martine Aubry et les présidents de ces régions de démontrer en quoi leurs administrés sont sensiblement mieux lotis que les alsaciens et les corses qui vivent dans des régions UMP. Le PS aux commandes n’a pas protégé les populations contre le rouleau compresseur de Sarkozy.
Ce sont des partis socialistes qui aujourd’hui organisent une cure d’austérité dramatique pour la jeunesse, les travailleurs et les retraités de la Grèce au Portugal en passant par l’Espagne. Alors pas de chèque en blanc au PS et à ceux qui vont s’allier avec lui. Les régionales sont une élection à deux tours. Il faut battre la droite, mais pour battre les politiques de droite, il faut une gauche de combat !

