Luttons ensemble pour les droits des femmes !
Cibles de l’arsenal gouvernemental destiné à nous faire payer la crise, les femmes voient leurs conditions de vie reculer, leurs droits remis en question.
Le droite à l’offensive
Les femmes représente 80% des pauvres et précaires. La privatisation des services publics d’éducation, de petite enfance, de santé, a un coût pour les usagers et, avec la suppressions des postes, entraine une augmentation du chômage des femmes. La réforme annoncée du système des retraites sera aussi un préjudice supplémentaire pour les femmes.
La réforme de la santé a des conséquences directes sur le droit à l’Interruption Volontaire de Grossesse avec la fermeture de nombreux centres d’IVG. En France, une femme meurt tous les deux jours et demi des coup de son conjoint ou ex, et 48 000 femmes sont violées par an. Si la loi contre les violences faites aux femmes, débattue au parlement la semaine dernière, reprend quelque propositions issues de la loi cadre défendue par le Collectif National Pour les Droits des femmes, elle ne comporte pratiquement pas de mesure de prévention, de formation des personnels. Le gouvernement a même ajouté ses propres amendements sécuritaires.
Dans le climat nauséabond du débat sur « l’Identité Nationale », les femmes immigrées ou étrangères sont victimes d’une double oppression.
Enfin, les propos homophobes remettant en cause le droit à décider de sa sexualité, représentent aussi une double oppression pour les lesbiennes.
Le 8 mars, manifestions partout pour les droits des femmes.
Le 8 mars n’est pas la fête des femmes mais bien une journée de lutte. Il y a 40 ans, le mouvement de libération des femmes était créé. Grâce à celui-ci, beaucoup de choses ont été gagnées : droit à l’avortement et à la contraception, plus d’autonomie grâce à l’extension du travail salarié des femmes.
Cette année, le 8 mars 2010 sera le jour du lancement de la troisième marche mondiale des femmes contre la précarité et les violences faites aux femmes. Le NPA participe à cette initiative car, dans le monde entier, les femmes continuent à subir les conséquences des politiques capitalistes et des guerres impérialistes.
Le 14 mars, votons pour des mesures d’égalité
La Région peut être un point d’appui pour défendre les droits des femmes.
Elle pourrait offrir son aide dans le combat contre les discriminations et mettre à disposition des associations et des organisations syndicales des moyens et ressources (conseils juridiques…).
Elle pourrait aussi créer un service public régional de formation professionnelle qui s’attaque aux inégalités hommes femmes, notamment en favorisant la mixité des filières.
D’autre part, la Région doit aider les collectivités locales qui mènent une politique de développement de crèches municipales, de création de centres de santé de proximité (PMI, CIVG…), de structures d’accueil pour les femmes victimes de violence (pour l’accueil d’urgence et pour l’hébergement de moyen et long séjour).
Enfin, des élus anticapitalistes seront aux côtés des communes et des parents qui se battent pour l’ouverture de classes de maternelle.
