NPA Le Havre

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8 mars, journée internationales de lutte pour les droits des femmes

Au Havre, deux initiatives :

LES VIOLENCES CONTRE LES FEMMES DANS LE MONDE – DIMANCHE 7 MARS – de 12h à 19h
Salle Louis Blanc (277 rue de la Cavée Verte Le Havre)

Des femmes témoigneront des violences subies dans leur pays que ce soit la France ou un autre, d’autres femmes témoigneront des violences subies en France en tant que sans papière.
Nous vous proposerons à manger, de la danse Hip Hop, une exposition, des chansons...
En un mot, nous vous proposons une après midi grave mais aussi festive.

RASSEMBLEMENT POUR LES DROITS DES FEMMES – LUNDI 8 MARS – 17h30
ZAC COTY (devant le Printemps)

Rassemblement joyeux, bruyant et revendicatif !
Venez nombreuses et nombreux manifester
pour la défense des droits des femmes !

Collectif unitaire havrais pour les droits des femmes, soutenu par : AHSETI,Attac, Femmes solidaires, LDH, Mouvement de la paix, CGT, FSU, MOC, NPA,PCF,PS,Verts

 

8 mars 1910-2010 : 100 ans de luttes des femmes

Lancement de la 3ème Marche Mondiale des Femmes

40 ans déjà que le MLF a été créé. Beaucoup de choses ont été gagnées : droit à l’avortement et à la contraception, libération sexuelle, autonomie, et pourtant beaucoup de combats restent à mener. Dans un contexte social marqué par la crise, le gouvernement attaque de toutes parts les droits des femmes.

Éducation, petite enfance, hôpital, l’attaque des services publics, secteur professionnel très féminisé, se traduit par des privatisations, des systèmes de plus en plus payants, des suppressions de personnels et donc une augmentation du chômage des femmes. La réforme annoncée des bonifications de retraites pour les femmes est un préjudice supplémentaire. Toutes ces mesures aggravent la situation matérielle des femmes alors qu’elles représentent 80% des travailleu-r-ses pauvres et précaires. Parmi elles, les femmes immigrées et les étrangères subissent une double oppression.

Le droit à disposer de son corps est remis en question. La réforme de la santé a des conséquences directes sur le droit à l’IVG avec la fermeture de nombreux CIVG. La proposition parlementaire de loi contre les violences faites aux femmes, essentiellement axée sur les violences conjugales, présente des régressions par rapport à la loi-cadre du CNDF avec très peu de mesures de prévention, de formation des personnels et sans moyen. On peut craindre, par ailleurs, que le gouvernement ne vienne ajouter ses propres amendements dans une perspective sécuritaire. Et pourtant, en France, une femme meurt tous les 2 jours et demi des coups de son conjoint ou ex et 48000 femmes sont violées par an. Les propos homophobes de certains agents du gouvernement remettent en cause le droit à décider de sa sexualité, ce qui représente une double oppression pour les lesbiennes.

Le débat sur l’identité nationale participe à l’utilisation des femmes à des fins racistes. Un discours pseudo féministe est, en effet, souvent utilisé pour alimenter le discours sécuritaire. La chasse aux sans papières et le projet de loi sur la burka en sont des exemples.

La domination de la planète par les pays impérialistes au moyen de guerres armées ou par l'exploitation économique utilise les femmes comme cibles ou comme enjeu. Sous des formes graves : viols massifs, meurtres collectifs, emprisonnements, disparitions, elles sont trop souvent les principales victimes civiles comme dans l'ex-Yougoslavie, le sud Liban, le Congo, l'Amérique Latine... et ceci très souvent avec le silence de la communauté internationale.

Nous revendiquons

  • le vote de la loi-cadre contre les violences faites aux femmes avec les moyens de prévention et d’éducation
  • un véritable service public de la santé, de l’éducation, de la petite enfance et le respect du droit à l’IVG
  • Homos/Hétéros, droits égaux
  • une véritable politique d’égalité entre les femmes et les hommes et la retraite à 60 ans après 37,5 annuités pour tous
  • la régularisation des travailleuses sans papiers
  • Non aux guerres impérialistes, qui ne servent qu'à défendre les intérêts des capitalistes.

MANIFESTATIONS LE 8 MARS DANS TOUTES LES REGIONS DE FRANCE

 

Luttons ensemble pour les droits des femmes !

Cibles de l'arsenal gouvernemental destiné à nous faire payer la crise, les femmes voient leurs conditions de vie reculer, leurs droits remis en question.

Le droite à l'offensive

Les femmes représente 80% des pauvres et précaires. La privatisation des services publics d'éducation, de petite enfance, de santé, a un coût pour les usagers et, avec la suppressions des postes, entraine une augmentation du chômage des femmes. La réforme annoncée du système des retraites sera aussi un préjudice supplémentaire pour les femmes.
La réforme de la santé a des conséquences directes sur le droit à l'Interruption Volontaire de Grossesse avec la fermeture de nombreux centres d'IVG. En France, une femme meurt tous les deux jours et demi des coup de son conjoint ou ex, et 48 000 femmes sont violées par an. Si la loi contre les violences faites aux femmes, débattue au parlement la semaine dernière, reprend quelque propositions issues de la loi cadre défendue par le Collectif National Pour les Droits des femmes, elle ne comporte pratiquement pas de mesure de prévention, de formation des personnels. Le gouvernement a même ajouté ses propres amendements sécuritaires.
Dans le climat nauséabond du débat sur « l'Identité Nationale », les femmes immigrées ou étrangères sont victimes d'une double oppression.
Enfin, les propos homophobes remettant en cause le droit à décider de sa sexualité, représentent aussi une double oppression pour les lesbiennes.

Le 8 mars, manifestions partout pour les droits des femmes.

Le 8 mars n’est pas la fête des femmes mais bien une journée de lutte. Il y a 40 ans, le mouvement de libération des femmes était créé. Grâce à celui-ci, beaucoup de choses ont été gagnées : droit à l’avortement et à la contraception, plus d’autonomie grâce à l’extension du travail salarié des femmes.
Cette année, le 8 mars 2010 sera le jour du lancement de la troisième marche mondiale des femmes contre la précarité et les violences faites aux femmes. Le NPA participe à cette initiative car, dans le monde entier, les femmes continuent à subir les conséquences des politiques capitalistes et des guerres impérialistes.

Le 14 mars, votons pour des mesures d'égalité

La Région peut être un point d’appui pour défendre les droits des femmes.
Elle pourrait offrir son aide dans le combat contre les discriminations et mettre à disposition des associations et des organisations syndicales des moyens et ressources (conseils juridiques...).
Elle pourrait aussi créer un service public régional de formation professionnelle qui s’attaque aux inégalités hommes femmes, notamment en favorisant la mixité des filières.
D’autre part, la Région doit aider les collectivités locales qui mènent une politique de développement de crèches municipales, de création de centres de santé de proximité (PMI, CIVG...), de structures d’accueil pour les femmes victimes de violence (pour l’accueil d’urgence et pour l’hébergement de moyen et long séjour).
Enfin, des élus anticapitalistes seront aux côtés des communes et des parents qui se battent pour l’ouverture de classes de maternelle.

Votez féministe, votez NPA !

 

Grève à Total: du carburant pour nos luttes !

La grève contre les licenciements et la fermeture de la raffinerie de Total a Dunkerque, rejointe par les salariés des autres raffineries du groupe, mais aussi d’Exxon Mobil est une très bonne chose ! En se mettant en grève les salariés des autres sites déjouent les plans du gouvernement qui tente de nous diviser en permanence, de nous dresser les uns contre les autres, de nous isoler chacun dans notre coin. Il n’est bien sûr pas acceptable que Total qui a réalisé près de 8 milliards de profits en 2009 ferme un site pour la seule satisfaction des actionnaires. Comme pour GdF Suez qui envisage d’augmenter de 9% le prix du gaz au 1er avril, il s’agit pour ces grands groupes de faire payer à la population le « manque à gagner » dû aux baisses de commandes consécutives de la crise. En un mot : nous faire payer leur crise ! Nous sommes pour en finir avec la dictature des actionnaires. Dans le secteur de l’énergie, il faut réquisitionner toutes ces entreprises, sans rachat ni indemnités, et les mettre sous propriété publique.

Des luttes un peu partout...

On assiste aussi ici et là à des luttes qui s'inscrivent parfois sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Les grèves des salariés d'Ikéa ou de Sofinco témoignent du ras le bol croissant sur les questions de salaires.
Il y a également des luttes face aux nombreuses fermetures d’usines : des papeteries de M-REAL dans l’Eure en passant par les sous traitants automobile du groupe TREVES qui vient de toucher 55 millions d’aides publiques... pour licencier ! Mais la liste serait trop longue, tant les plans de licenciements sont nombreux. Partout les licenciements son inacceptables, et la victoire des travailleurs de Philips à Dreux, où le tribunal vient d’annuler le plan de licenciement, montre que la mobilisation paye ! Si à cela on rajoute les grèves des contrôleurs aériens contre les déréglementations du secteur, celle de la SNCM pour la défense du service public ou dans de nombreux bureaux de Poste contre les suppressions d’emplois et le mouvement en cours dans l’Éducation Nationale, on comprend qu’il y a un regain d’activité sociale ces derniers temps. D’ailleurs le quotidien patronal les Échos ne s’y est pas trompé en titrant : « La grogne sociale s’intensifie à l’approche des élections » !
Si la riposte ouvrière n’est toujours pas à la hauteur des attaques, ces derniers mouvements sont un excellent signe, notamment pour les suites qui nous attendent : la défense de la retraite à 60 ans.

Il faut y aller « tous ensemble » !

Les salariés de Total montrent la voie : toutes ces luttes doivent se coordonner, s’unifier et aller vers une grève allant des salariés du public à ceux du privé, des précaires, chômeurs en passant par les retraités et la jeunesse.
Le NPA s’inscrit pleinement dans ces luttes. Il n’y a aucune fatalité a laisser nos acquis, nos retraites, nos salaires, nos emplois fondre comme neige au soleil !
Nous avons besoin de revendication claires : la retraite à 60 ans, une augmentation des salaires de 300 euros nets en prenant sur les profits, aucun revenu inférieur à 1500 euros net, l’interdiction des licenciements, la réduction du temps de travail sans flexibilité ni annualisation et avec embauches correspondantes jusqu’à résorption du chômage...

En votant pour les candidat-es du NPA, vous voterez pour ce programme, vous donnerez un signe d’encouragement pour les luttes dont nous avons besoin !

Votez anticapitaliste, votez NPA !

 

Publication dans le Havre Libre du vendredi 26 Février 2010

« Tout changer, et rien lâcher »

REGIONALES: La tête de liste du NPA tenait meeting.

«Les luttes sont nombreuses au Havre et ce contexte motive notre campagne qui s'inscrit au cœur des mobilisations. Ce qui se passe notamment chez Total, Renault, ou GSK à Evreux illustre l'échec du président PS de la région Haute- Normandie et de ses alliés PCF et verts qui mènent des politiques proches de celles de la droite en accordant des aides publiques à ces établissements qui continuent de licencier. Et que dire, de l'attitude révoltante des dirigeants d'Isotherma qui s'assoient sur le code du travail au mépris de ses salariés aux métiers particulièrement pénibles. Ces méthodes illustrent la politique de privatisation du gouvernement qui conduit les patrons au cœur tout petit des grands groupes à se recentrer sur le cœur de leur métier et d'externaliser les métiers les plus durs en fabriquant des sous salariés. Nous voulons que notre campagne serve de porte-voix aux salariés en lutte, aux sans voix à qui on porte beaucoup de mauvais coups » a commenté Christine Poupin, tête de liste du NPA en Seine-Maritime, en conférence de presse avant son meeting mercredi soir salle Cassin.

Au cœur de sa campagne, le NPA s'insurge contre l'apprentissage « qui vide les lycées professionnels », condamne la loi Bachelot « qui détruit l'hôpital public », la souffrance au travail, la faiblesse des salaires, des retraites et des allocations chômage, la privatisation des services publics. Il exige aussi l'abandon de l'EPR à Penly et propose la création d'un véritable service public de l'énergie sous le contrôle des usagers et des travailleurs. « Nous portons un espoir. Prenons nos affaires en main et imposons notre contrôle sur l'économie et la marche de notre société » a conclu Christine Poupin.

Source: Havre Libre

 

Total: début d'un bras de fer...

OMV Raffinerie (© Flotografie CreativeCommon by-nc)

OMV Raffinerie (© Flotografie CreativeCommon by-nc)

L'annonce de Total de la fermeture de la rafinerie des Flandres a lancé une forte mobilisation de l'ensemble des salariés du groupe. Nous faisons le point avec Benjamin Desjardin, salarié et militant CGT à la raffinerie de Normandie à Gonfreville l'Orcher.

NPA: Peux-tu expliquer les raisons de la grève actuelle ?

« Depuis mercredi 18 février, les salariés des raffineries, centre de dépôts et des établissements de production de Total en France sont en grève en solidarité avec les collègues de la raffinerie des Flandres (à Dunkerque) avec arrêt total de la production de carburant depuis jeudi soir dans les raffineries.
Toute cette mobilisation a pour origine l’arrêt depuis septembre 2009 de la raffinerie dunkerquoise, suite à une supposée diminution des consommations françaises alors qu’on y fait parvenir des produits de l’étranger déjà raffinés.
Ils se sont mis en grève illimitée suite aux rumeurs médiatiques patronales en janvier sur la fermeture de la raffinerie dunkerquoise afin d’avoir des réponses de la direction générale. Les autres raffineries se sont mises en grève par solidarité avec leurs collègues. Ils se sont donnés rendez vous à Paris au siège social le 1er février, le jour du CCE mais sans réponse claire de la direction et un calendrier lointain, malgré une forte mobilisation de milliers de salariés de Total de toute la France avec appui de ceux des entreprises dunkerquoises et d’Exxon. Suite à cela les salariés de dunkerque ont posé un ultimatum à la direction au 15 février pour redémarrer la raffinerie, sans quoi ils l’exécuteront eux même. Le mardi 16, ils ont donc investi le site malgré la présence de la police privée patronale en nombre qui a réussi à blesser quelques salariés, et les autres raffineries se sont mises en grève de 48 heures par solidarité.
De plus, le groupe Total a prévu également de fermer ou vendre des dépôts, ce qui a mené à une grève plus importante. »

NPA: Comment se déroule le mouvement ?

« Le mouvement de grève se passe dans un climat serein, malgré les pressions patronales et hiérarchiques habituelles sur les salariés gréviste. La grève est appuyée par l’intersyndicale CGT, FO, SUD et CFDT. Le syndicat des cadres CGC nous ayant abandonné, sans surprise. Les prises de paroles sont effectuées à chaque relève pour informer de la situation et consulter les salariés qu’ils soient en quart ou de journée. Les salariés sont toujours très nombreux à poursuivre le mouvement à chaque relève depuis le début de la grève. »

NPA: Comment vois-tu la suite du mouvement ?

« La balle est désormais dans le camp de la direction générale et leur silence ne fait que durcir le mouvement de grève totale.
Le ton s’est d’ailleurs endurci depuis jeudi soir à cause du mutisme face aux exigences fixées par les salariés de Total. De plus, à l’heure où je vous parle, les salariés d’Exxon, également inquiets de leurs avenirs, nous rejoindraient dès lundi dans le mouvement.
Il faut savoir que la discrétion de leur part n’est pas innocente, en effet, le gouvernement, à l’approche des élections régionales, fait pression afin qu’une réunion ne s’y tienne qu’après ces scrutins. On pourra craindre une forte recrudescence des suppressions d’emplois en général en France suite aux élections, et ce serait valable pour le groupe Total si nous ne nous sommes pas mobilisés en ce moment.
Les conditions fixées par la majorité des syndicats et par les salariés sont les suivantes :

  • Départ immédiat des vigiles du site de Flandre
  • Engagement écrit de la direction du groupe pour retraits des plaintes, aucune pression sur les salariés de Flandre et d’où que soient les salariés grévistes.
  • Dispositions pour permettre le maintien du contrat de travail Total en cas de cession.
  • Tenue d’une table ronde nationale sur l’avenir du raffinage et l’indépendance énergétique du pays (gouvernement).
  • Tenue d’une table ronde sur dunkerque pour la pérennité du site des Flandres et du bassin Dunkerquois. (réalisation du grand arrêt d’entretien prévu initialement en mars, redémarrage...)
  • Respect des IRP et du code du travail, et engagement sur un plan d’investissement pour l’ensemble des sites, donnant une vision claire de la stratégie de l’entreprise.
  • Obtention, au-delà des expertises au niveau français, d’une expertise européenne sur l’avenir du raffinage. »

 

Total : exproprier les licencieurs !

Avec les grévistes de la pétrochimie

La décision des travailleurs des six principaux sites de raffinage de Total de poursuivre le grève commencée le 17 février pour soutenir celle entamée le 12 janvier par leurs collègues de Dunkerque est une excellente nouvelle.

La multinationale Total vient d'engranger 7,8 milliards d'euros de profits pour l'année 2009. et pourtant, malgré cela, Total annonce la fermeture de sa raffinerie de Dunkerque pour délocaliser son activité en Arabie Saoudite où les travailleurs seront moins payés et où les normes environnementales et sociales sont beaucoup moins contraignantes. Des menaces planent d'ailleurs sur d'autres sites de raffinage.

Réquisitionner Total et ses profits : les travailleurs de Dunkerque montrent la voie. Il est urgent d'empêcher Total de nuire à l'emploi et à l'environnement. Car c'est la même course aux profits qui est à l'origine des licenciements programmés mais aussi de toutes les catastrophes écologiques dont Total est responsable comme la marée noire de l'Erika ou les désastres comme AZF.

Il faut interdire les licenciements et la fermeture de la raffinerie de Dunkerque.

Le NPA, qui est pour l'expropriation de Total et la constitution d'un grand service public de l'énergie ayant le monopole sur la production et la distribution, apporte tout son soutien aux salariés de Total en grève.

Le 19 février 2010.

 

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