Université d'été 2010 du NPA: les inscriptions sont ouvertes !
L’université d’été du Nouveau Parti anticapitaliste est notre grand rendez-vous de l’année avant le congrès. C‘est donc un moment important pour prendre du recul sur une année très chargée, et échanger entre militant-e-s et sympathisant-e-s, ainsi qu’avec nos invité-e-s du mouvement social ou de la gauche anticapitaliste venu-e-s de toute la planète.
Le NPA veut en finir avec le capitalisme parce que celui-ci mène l’humanité et la planète à leur perte, et parce que nous voulons une société sans exploitation. C’est dans ce sens que, dans ses principes fondateurs, le NPA s’est assigné la tâche de contribuer à l’invention d’un « socialisme du XXIe siècle ». Après un siècle de trahison du socialisme et du communisme, la tâche est ardue, vingt ans après la chute du Mur de Berlin et la fin de régimes disqualifiant l’idée communiste.
Et pourtant Daniel Bensaïd proposait dans le numéro 4 de la revue Contretemps : « Le mot communisme (…) est celui qui évoque le mieux le commun du partage et de l’égalité, la mise en commun du pouvoir, la solidarité opposable au calcul égoïste et à la concurrence généralisée, la défense des biens communs de l’humanité, naturels et culturels, l’extension d’un domaine de gratuité (démarchandisation) des services aux biens de première nécessité, contre la prédation généralisée et la privatisation du monde ».
Pendant ce temps, le capitalisme poursuit son chemin destructeur aggravé par une nouvelle crise financière.
En posant un regard critique sur les expériences passées, en se nourrissant des expérimentations des luttes d’aujourd’hui, la deuxième édition de l’université d’été du NPA est l’occasion de réfléchir collectivement, à travers une vingtaine de débats, avec la diversité de nos sensibilités, à l’invention des outils qui nous permettront de construire ce communisme là et d’imaginer ce que pourra être le socialisme du XXIe siècle.
Bien sûr, nous traiterons également de sujets plus directement en rapport avec l’actualité et nous ferons une grande place à l’actualité internationale, avec de nombreux invité-e-s étranger-ère-s.
Il ne reste décidément plus qu’une chose à faire : s’inscrire sans attendre ! (voir la plaquette ci jointe)
Programme de l'université d'été 2010 du NPA
Le NPA veut en finir avec le capitalisme parce que celui-ci mène l’humanité et la planète à leur perte, et parce que nous voulons une société sans exploitation. C’est dans ce sens que, dans ses principes fondateurs, le NPA s’est assigné la tâche de contribuer à l’invention d’un « socialisme du 21e siècle ». Après un siècle de trahison du socialisme et du communisme, la tâche est ardue, vingt ans après la chute du mur de Berlin et la fin de régimes disqualifiant l’idée communiste.
Et pourtant Daniel Bensaid proposait dans le numéro 4 de la revue Contre Temps : « Le mot communisme (... ) est celui qui évoque le mieux le commun du partage et de l’égalité, la mise en commun du pouvoir, la solidarité opposable au calcul égoïste et à la concurrence généralisée, la défense des biens communs de l’humanité, naturels et culturels, l’extension d’un domaine de gratuité (démarchandisation) des services aux biens de première nécessité, contre la prédation généralisée et la privatisation du monde ».
Pendant ce temps, le capitalisme poursuit son chemin destructeur aggravé par une nouvelle crise financière.
En posant un regard critique sur les expériences passées, en se nourrissant des expérimentations des luttes d’aujourd’hui, la deuxième édition de l’université d’été du NPA est l’occasion de réfléchir collectivement, à travers douze débats, avec la diversité de nos sensibilités, à l’invention des outils qui nous permettront de construire ce communisme là et d’imaginer ce que pourra être le socialisme du 21e siècle.
Libertés en danger...
La menace de l’Acta
Depuis le printemps 2008, de nombreux pays négocient l’Acta (Anti-Counterfeinting Trade Agreement), accord commercial destiné à lutter contre la contrefaçon. Le but principal de ce traité est avant tout de forcer les pays signataires, dont ceux de l’Union européenne (UE), à instaurer les mesures de répression de partage d’œuvre sur Internet sous la forme de « riposte graduée » et de filtrage du Net. On comprend mieux pourquoi ce forcing politique sur Hadopi. Cherchant tout simplement à contourner au maximum les processus démocratiques, l’Acta entend imposer par la généralisation de mesures répressives un régime juridique dangereux pour nos libertés. À la suite de diverses fuites d’informations sur ce fameux traité, des organisations commencent à se regrouper. L’Acta peut être considéré comme un « blanchiment de politique » puisque les négociations ont lieu au niveau international et à huis-clos pour court-circuiter les débats démocratiques nationaux et européens. Le traité ne sera pas discuté mais adopté ou rejeté par les parlements. Ensuite, l’Acta, en mettant au même niveau les organisations criminelles et les activités à but non lucratif, ne fait que généraliser une présomption d’infraction. Enfin, dans les négociations, l’UE introduit insidieusement des sanctions pénales pour encouragement ou incitation à la contrefaçon en matière de protection de la propriété intellectuelle, qui ouvrirait une brèche particulièrement dangereuse.
En un mot, la liberté d’expression et les droits fondamentaux sont directement menacés par ce traité qui se négocie dans la plus grande opacité, et les procédures généralisant le contournement du contrôle démocratique sont complètement banalisées. Le texte prévoit des dispositifs destinés à retirer ou filtrer préventivement l’accès à des contenus contrefaits, dès lors que l’intermédiaire a une connaissance suffisante de leur existence. Il demande également que soient adoptées des mesures sanctionnant le contournement des verrous technologiques effectifs, ainsi que toute diffusion, importation ou distribution de ces informations...
Toutes ces informations sur le traité sont bien évidemment dissimulées à la population, puisque la Commission européenne a refusé de communiquer le moindre compte-rendu public des négociations sur l’Acta, malgré les demandes du Parti pirate.
Il y a donc urgence à combattre et à mobiliser autour de ce traité antidémocratique.
Pour plus d’infos sur la quadrature du net.
... et d'Hadopi
Hadopi, la loi répressive et inefficace à multiples rebondissements, à été votée et, depuis le 1er juillet, les premières lettres de « menaces » pour téléchargement illégal devaient être envoyées aux internautes en résistance ou trop négligents. En théorie. Car dans la pratique tout n'est pas vraiment prêt puisque les quatre décrets sont encore en cours de procédure. Frédéric Mitterrand nous l'a assuré, à partir de septembre des messages d'avertissement, on en recevra ! Une fois que la Commission de protection des droits aura donné son feu vert, les 125 000 alertes quotidiennes prévues seront alors traitées en identifiant les adresses IP et en y associant le terrible pirate si c'est une IP fixe. Si ce n'est pas le cas, advienne que pourra ! En effet, le 25 juin, un décret définissant la négligence caractérisée a été publié. Oui, désormais il va falloir sécuriser sa connexion (on ignore encore comment, les supers-rédacteurs ne l'ont pas précisé). Évidemment, on nous expliquera que l'essentiel est la pédagogie et qu'il est essentiel de ne pas télécharger, quitte à nous diffuser le superbe clip Super-Crapule contre Super-Hadopi en boucle (ah non c'est vrai, il y avait un problème de droits d'auteur sur cette vidéo « pédagogique » !). Mais rassurez-vous, de vrais chercheurs travaillent sur les spécifications des logiciels de sécurisation labellisés par la Haute Autorité pour mieux vous protéger... Rien de moins flou à l'heure qu'il est !
Ainsi, sept mois après le vote de la loi, rien n'est vraiment prêt., ce qui nous laisse imaginer que le lourd dispositif d'Hadopi s'avèrera lui aussi inefficace.
Les initiateurs de la loi nous expliquent alors que c'est pour la bonne cause : le droit d'auteur !
Et les retards et imperfections du dispositif seront évacués par le bénéfice pour la culture !
Sauf que là aussi, du côté des ayants droits, les doutes concernant Hadopi se multiplient. Jean-Claude Larue, délégué général du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (Sell), estime qu'Hadopi n'a pas les moyens de traiter toutes les demandes, qui émanent à la fois de la musique, du cinéma et du jeu vidéo, puisque « Pour surveiller 100 titres et collecter 25 000 adresses par jour, la facture s'élève à 35 000 euros par mois, soit 420 000 euros par an. » Pascal Nègre (Universal) estime quant à lui que le coût du dispositif de surveillance supporté par les ayants droits s'élève à 3 millions d'euros. Alors que va-t-il advenir de cette Haute Autorité ? Hadopi sera-t-elle un jour réellement mise en place ? La suite de l'histoire en septembre !
Illustration: PC INpact
Culture et liberté en danger
Comme chaque année durant la période estivale des festivals, les acteurs du milieu culturel et artistique se mobilisent contre la casse de l’accès à la culture.
Cette année, ces manifestations prennent une tournure particulière, tant les attaques contre les services publics artistiques et culturels sont violentes, entre les restrictions de budget et les statuts toujours plus précaires que subissent de nombreux salariés.
Par ailleurs, la volonté du gouvernement de contrôler toute forme de communication et de protestation, notamment sur Internet via la loi Hadopi, met en péril les libertés individuelles et la liberté d’expression.
Cet été encore, il faudra se mobiliser face au risque de se voir imposer par les capitalistes une forme de culture dénuée de tout sens critique.
Fillon, Sarko et Woerth : Ya basta !
Comme tous les mauvais coups, la contre-réforme des retraites a été présentée au conseil des ministres mi-juillet. Et la veille, le 12 juillet, Sarkozy, dans une interview bien rodée, nous a servi une heure et dix minutes de baratin pour affirmer que rien ne changerait dans sa politique qui, depuis trois ans, a accentué la précarité, la destruction des services publics et le chômage. Pour rassurer, il annonce qu’il ne baissera pas les salaires, alors qu’il baisse ceux des fonctionnaires via la contre-réforme des retraites, et encourage le patronat à faire de même pour l'ensemble des salariés du privé. Travailler plus pour gagner moins, voilà ce que Sarkozy a de nouveau défendu en nous ressortant les mêmes rengaines pour faire peur : le chantage à la délocalisation, la compétitivité et le fait que la France serait le pays où l’on paie le plus d’impôts. En ajoutant évidemment une dose de sécuritaire pour dire que les parents d'enfants délinquants seraient sanctionnés.
Droit dans ses bottes
Une heure pour nous dire que qu'il restait droit dans ses bottes concernant la contre-réforme des retraites et le recul de l'âge légal à 62 ans qu'il considère comme une réforme juste, indispensable et qui sera votée coûte que coûte début octobre. Contre-réforme qui maintiendra dans la précarité la majorité des salariés qui sont mis « hors emploi » avant 59 ans, qui abaissera de nouveau fortement le montant des retraites de ceux qui ne pourront pas aller jusqu'à 62 ans ne supportant plus physiquement l'aggravation des conditions de travail, qui obligera à travailler pendant 44 ans ceux et celles qui ont commencé à trimer entre 14 et 16 ans, qui accentuera les inégalités entre hommes et femmes....
Et tout cela sous prétexte de démographie et de problèmes de financement ! Mais financer nos retraites c'est possible : c'est une question de choix politique, de répartition des richesses et du travail.
Faire échec à ce gouvernement !
Sarkozy nous a servi un show qui n'avait pour but que de convaincre et rassurer son propre camp. C'est bel et bien une politique « rigoureuse » en faveur des capitalistes qu’il veut nous imposer dans les mois qui viennent : une politique qui n'aura comme seul but que de faire payer la facture de la crise à la majorité de la population.
Sarkozy a clairement annoncé la couleur : les manifestations ne le feront pas changer d’avis !
Il faut donc frapper plus fort !
Plus que jamais, face à cette politique, un affrontement majeur s'impose pour faire reculer ce gouvernement de classe. Le 7 septembre prochain, l'ensemble des salariés du privé et du public est appelé à une nouvelle journée de grève et de manifestation par les organisations syndicales. Cette journée doit être une réussite et doit préparer un mouvement d'ensemble, une grève générale pour mettre en échec ce gouvernement.
Expulsons Woerth et Sarkozy, "parce qu'ils le valent bien" !
Déclaration d’Olivier Besancenot
Les rebondissements de ce qu'il faut bien appeler une affaire d'Etat illustrent une fois encore les liens troubles entretenus par les plus hauts responsables de l'Etat avec la haute bourgeoisie, rappelant qu'il n'y a qu'une seule classe dirigeante, qu'elle soit politique ou économique.
Liliane Bettencourt a réalisé une coquette économie de 30 millions d'euros grâce au bouclier fiscal, géré par une administration des finances dirigée par Eric Woerth. Des policiers de la brigade de répression de la délinquance sur la personne (BRDP) ont retrouvé la trace d'un retrait en espèces de 50 000 euros confirmant les propos tenus par l'ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, au site Mediapart. La justice a ouvert une enquête.
Mis en cause de façon de plus en plus nette, Woerth et Sarkozy s'affichent arrogants et "droits dans leurs bottes" en même temps qu'ils s'assurent mutuellement d'un soutien sans faille. Nous verrons bien comment cette affaire va tourner, mais en attendant, il reste l'image d'un pouvoir politique qui, en même temps qu'il demande à la majorité de la population de se serrer la ceinture, entretient des liens consanguins avec les milliardaires responsables de la crise.
C'est bien cela qui est devenu totalement indécent et insupportable. Ça suffit.
Eric Woerth doit partir et son départ doit donc aussi sonner le glas de sa contre-réforme des retraites
Il a déclaré hier que son "devoir, c'est de tenir et c'est aussi d'être digne de (sa) majorité".
Il a bien raison, parce que c'est toute sa majorité qui est concernée : qu'ils s'en aillent tous et leur politique avec !
"Parce qu'ils le valent bien !"
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