NPA Le Havre

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Libertés en danger...

La menace de l’Acta

Depuis le printemps 2008, de nombreux pays négocient l’Acta (Anti-Counterfeinting Trade Agreement), accord commercial destiné à lutter contre la contrefaçon. Le but principal de ce traité est avant tout de forcer les pays signataires, dont ceux de l’Union européenne (UE), à instaurer les mesures de répression de partage d’œuvre sur Internet sous la forme de « riposte graduée » et de filtrage du Net. On comprend mieux pourquoi ce forcing politique sur Hadopi. Cherchant tout simplement à contourner au maximum les processus démocratiques, l’Acta entend imposer par la généralisation de mesures répressives un régime juridique dangereux pour nos libertés. À la suite de diverses fuites d’informations sur ce fameux traité, des organisations commencent à se regrouper. L’Acta peut être considéré comme un « blanchiment de politique » puisque les négociations ont lieu au niveau international et à huis-clos pour court-circuiter les débats démocratiques nationaux et européens. Le traité ne sera pas discuté mais adopté ou rejeté par les parlements. Ensuite, l’Acta, en mettant au même niveau les organisations criminelles et les activités à but non lucratif, ne fait que généraliser une présomption d’infraction. Enfin, dans les négociations, l’UE introduit insidieusement des sanctions pénales pour encouragement ou incitation à la contrefaçon en matière de protection de la propriété intellectuelle, qui ouvrirait une brèche particulièrement dangereuse.

En un mot, la liberté d’expression et les droits fondamentaux sont directement menacés par ce traité qui se négocie dans la plus grande opacité, et les procédures généralisant le contournement du contrôle démocratique sont complètement banalisées. Le texte prévoit des dispositifs destinés à retirer ou filtrer préventivement l’accès à des contenus contrefaits, dès lors que l’intermédiaire a une connaissance suffisante de leur existence. Il demande également que soient adoptées des mesures sanctionnant le contournement des verrous technologiques effectifs, ainsi que toute diffusion, importation ou distribution de ces informations...

Toutes ces informations sur le traité sont bien évidemment dissimulées à la population, puisque la Commission européenne a refusé de communiquer le moindre compte-rendu public des négociations sur l’Acta, malgré les demandes du Parti pirate.

Il y a donc urgence à combattre et à mobiliser autour de ce traité antidémocratique.

Pour plus d’infos sur la quadrature du net.

... et d'Hadopi

Logo de l'hadopi détourné - pcinpact.comHadopi, la loi répressive et inefficace à multiples rebondissements, à été votée et, depuis le 1er juillet, les premières lettres de « menaces » pour téléchargement illégal devaient être envoyées aux internautes en résistance ou trop négligents. En théorie. Car dans la pratique tout n'est pas vraiment prêt puisque les quatre décrets sont encore en cours de procédure. Frédéric Mitterrand nous l'a assuré, à partir de septembre des messages d'avertissement, on en recevra ! Une fois que la Commission de protection des droits aura donné son feu vert, les 125 000 alertes quotidiennes prévues seront alors traitées en identifiant les adresses IP et en y associant le terrible pirate si c'est une IP fixe. Si ce n'est pas le cas, advienne que pourra ! En effet, le 25 juin, un décret définissant la négligence caractérisée a été publié. Oui, désormais il va falloir sécuriser sa connexion (on ignore encore comment, les supers-rédacteurs ne l'ont pas précisé). Évidemment, on nous expliquera que l'essentiel est la pédagogie et qu'il est essentiel de ne pas télécharger, quitte à nous diffuser le superbe clip Super-Crapule contre Super-Hadopi en boucle (ah non c'est vrai, il y avait un problème de droits d'auteur sur cette vidéo « pédagogique » !). Mais rassurez-vous, de vrais chercheurs travaillent sur les spécifications des logiciels de sécurisation labellisés par la Haute Autorité pour mieux vous protéger... Rien de moins flou à l'heure qu'il est !

Ainsi, sept mois après le vote de la loi, rien n'est vraiment prêt., ce qui nous laisse imaginer que le lourd dispositif d'Hadopi s'avèrera lui aussi inefficace.

Les initiateurs de la loi nous expliquent alors que c'est pour la bonne cause : le droit d'auteur !

Et les retards et imperfections du dispositif seront évacués par le bénéfice pour la culture !

Sauf que là aussi, du côté des ayants droits, les doutes concernant Hadopi se multiplient. Jean-Claude Larue, délégué général du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (Sell), estime qu'Hadopi n'a pas les moyens de traiter toutes les demandes, qui émanent à la fois de la musique, du cinéma et du jeu vidéo, puisque « Pour surveiller 100 titres et collecter 25 000 adresses par jour, la facture s'élève à 35 000 euros par mois, soit 420 000 euros par an. » Pascal Nègre (Universal) estime quant à lui que le coût du dispositif de surveillance supporté par les ayants droits s'élève à 3 millions d'euros. Alors que va-t-il advenir de cette Haute Autorité ? Hadopi sera-t-elle un jour réellement mise en place ? La suite de l'histoire en septembre !

Illustration: PC INpact

 

Culture et liberté en danger

Comme chaque année durant la période estivale des festivals, les acteurs du milieu culturel et artistique se mobilisent contre la casse de l’accès à la culture.
Cette année, ces manifestations prennent une tournure particulière, tant les attaques contre les services publics artistiques et culturels sont violentes, entre les restrictions de budget et les statuts toujours plus précaires que subissent de nombreux salariés.
Par ailleurs, la volonté du gouvernement de contrôler toute forme de communication et de protestation, notamment sur Internet via la loi Hadopi, met en péril les libertés individuelles et la liberté d’expression.
Cet été encore, il faudra se mobiliser face au risque de se voir imposer par les capitalistes une forme de culture dénuée de tout sens critique.

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Fillon, Sarko et Woerth : Ya basta !

Comme tous les mauvais coups, la contre-réforme des retraites a été présentée au conseil des ministres mi-juillet. Et la veille, le 12 juillet, Sarkozy, dans une interview bien rodée, nous a servi une heure et dix minutes de baratin pour affirmer que rien ne changerait dans sa politique qui, depuis trois ans, a accentué la précarité, la destruction des services publics et le chômage. Pour rassurer, il annonce qu’il ne baissera pas les salaires, alors qu’il baisse ceux des fonctionnaires via la contre-réforme des retraites, et encourage le patronat à faire de même pour l'ensemble des salariés du privé. Travailler plus pour gagner moins, voilà ce que Sarkozy a de nouveau défendu en nous ressortant les mêmes rengaines pour faire peur : le chantage à la délocalisation, la compétitivité et le fait que la France serait le pays où l’on paie le plus d’impôts. En ajoutant évidemment une dose de sécuritaire pour dire que les parents d'enfants délinquants seraient sanctionnés.

Droit dans ses bottes

Une heure pour nous dire que qu'il restait droit dans ses bottes concernant la contre-réforme des retraites et le recul de l'âge légal à 62 ans qu'il considère comme une réforme juste, indispensable et qui sera votée coûte que coûte début octobre. Contre-réforme qui maintiendra dans la précarité la majorité des salariés qui sont mis « hors emploi » avant 59 ans, qui abaissera de nouveau fortement le montant des retraites de ceux qui ne pourront pas aller jusqu'à 62 ans ne supportant plus physiquement l'aggravation des conditions de travail, qui obligera à travailler pendant 44 ans ceux et celles qui ont commencé à trimer entre 14 et 16 ans, qui accentuera les inégalités entre hommes et femmes....
Et tout cela sous prétexte de démographie et de problèmes de financement ! Mais financer nos retraites c'est possible : c'est une question de choix politique, de répartition des richesses et du travail.

Faire échec à ce gouvernement !

Sarkozy nous a servi un show qui n'avait pour but que de convaincre et rassurer son propre camp. C'est bel et bien une politique « rigoureuse » en faveur des capitalistes qu’il veut nous imposer dans les mois qui viennent : une politique qui n'aura comme seul but que de faire payer la facture de la crise à la majorité de la population. Sarkozy a clairement annoncé la couleur : les manifestations ne le feront pas changer d’avis !
Il faut donc frapper plus fort !
Plus que jamais, face à cette politique, un affrontement majeur s'impose pour faire reculer ce gouvernement de classe. Le 7 septembre prochain, l'ensemble des salariés du privé et du public est appelé à une nouvelle journée de grève et de manifestation par les organisations syndicales. Cette journée doit être une réussite et doit préparer un mouvement d'ensemble, une grève générale pour mettre en échec ce gouvernement.

 

Expulsons Woerth et Sarkozy, "parce qu'ils le valent bien" !

Déclaration d’Olivier Besancenot

Les rebondissements de ce qu'il faut bien appeler une affaire d'Etat illustrent une fois encore les liens troubles entretenus par les plus hauts responsables de l'Etat avec la haute bourgeoisie, rappelant qu'il n'y a qu'une seule classe dirigeante, qu'elle soit politique ou économique.

Autocollant: Dehors ! Parce qu'il ne valent rienLiliane Bettencourt a réalisé une coquette économie de 30 millions d'euros grâce au bouclier fiscal, géré par une administration des finances dirigée par Eric Woerth. Des policiers de la brigade de répression de la délinquance sur la personne (BRDP) ont retrouvé la trace d'un retrait en espèces de 50 000 euros confirmant les propos tenus par l'ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, au site Mediapart. La justice a ouvert une enquête.

Mis en cause de façon de plus en plus nette, Woerth et Sarkozy s'affichent arrogants et "droits dans leurs bottes" en même temps qu'ils s'assurent mutuellement d'un soutien sans faille. Nous verrons bien comment cette affaire va tourner, mais en attendant, il reste l'image d'un pouvoir politique qui, en même temps qu'il demande à la majorité de la population de se serrer la ceinture, entretient des liens consanguins avec les milliardaires responsables de la crise.

C'est bien cela qui est devenu totalement indécent et insupportable. Ça suffit.
Eric Woerth doit partir et son départ doit donc aussi sonner le glas de sa contre-réforme des retraites
Il a déclaré hier que son "devoir, c'est de tenir et c'est aussi d'être digne de (sa) majorité".
Il a bien raison, parce que c'est toute sa majorité qui est concernée : qu'ils s'en aillent tous et leur politique avec !
"Parce qu'ils le valent bien !"

 

Retraites: l'argumentaire du NPA

Retraites : Fatalité démographique ?

En avril prochain, le gouvernement ouvrira officiellement le débat sur les retraites pour légiférer en automne 2010. Mais la bataille idéologique a déjà commencé. Gouvernement, patronat et experts en tout genre, nous martèlent de plus belle que le fait que nous vivions plus longtemps , nous oblige à travailler plus longtemps. Derrière cette rengaine, ils nous préparent l'allongement de la durée de cotisation, la fin de la retraite à 60 ans et ainsi une baisse drastique du niveau des pensions.

Il y avait 11 millions de retraités en 2000, ils seront 21 millions en 2040. C'est un fait mais qui doit être analysé en détail pour en tirer toutes les conséquences. L'augmentation du nombre de retraités sera due à deux facteurs : l’allongement de la durée de la vie et l’arrivée à l’âge de la retraite de la génération du « baby-boom » entre 2036 et 2040. Ensuite ce sera autour des « classes creuses » et à partir de 2036-2040, le nombre de retraités se mettra à diminuer, ce que oublie de mentionner gouvernement et patronat. De plus, le gouvernement nous assène, pour mieux allonger la durée de cotisation, que l'espérance de vie s'accroit de 1 trimestre par an.

Inégalités face à l'espérance de vie

Affiche du NPA contre la réforme des retraitesCertes l'espérance de vie augmente mais plutôt de 0, 44 trimestre selon le rapport du Conseil d'Orientation des Retraites (COR) de 2007. Et ce n'est pas une nouveauté mais qui jusqu'à récemment a toujours été accompagné d'une réduction de la durée de travail. C'est ce que, nous appelons le progrès. Par ailleurs si l'espérance de vie augmente, l'espérance de vie « en bonne santé », c'est-à-dire sans handicap majeur, n'est pas si élevée que cela puisqu'elle est de 63, 1 ans pour les hommes et de 64, 2 ans pour les femmes, selon une note récente de l'INSEE. Mais l'un des problèmes majeurs, c'est que les « séniors » sont inégaux face à l'usure du travail. En effet, l'espérance de vie chez les hommes varie de 6 ans entre un ouvrier et un cadre. A 35 ans, un ouvrier peut statistiquement espérer vivre encore en moyenne 41 ans (47 ans pour les cadres). Sur cette période, il vivra en moyenne 17 ans avec une incapacité (13 ans pour les cadres) ainsi, il peut espérer vivre en bonne santé jusqu'à 59 ans, soit 10 ans de moins qu'un cadre. Les femmes ouvrières vivent plus longtemps que les hommes ouvriers mais avec une durée d'incapacité plus longue (22 ans).
Ces écarts montrent l'ampleur des inégalités sociales face aux conditions de travail et de vie. En partant à la retraite à 60 ans, un cadre peut espérer vivre 15 ans sans difficultés alors que l’ouvrier ne peut espérer que 7 années de retraite dans ces conditions. Alors si, à 59 ans en moyenne, un ouvrier souffre d'importants problèmes de santé, comment peut-il continuer à travailler au-delà ? A moins de partir à la retraite en renonçant à sa pension à taux plein. Et avec l’augmentation des trimestres de cotisations nécessaires, obtenir une retraite à taux plein sera quasiment impossible pour de nombreux cotisants, obligés de partir en retraite du fait de leur incapacité à travailler. Vu la faiblesse des pensions du régime de base, les salariés bénéficiant des plus faibles revenus auront comme unique alternative de travailler le plus tard possible pour obtenir une pension presque correcte.

Le chômage à la place de la retraite

Ils veulent donc nous faire travailler plus longtemps mais encore faudrait-il avoir du travail. Actuellement 6 salariés sur 10 sont, sans emploi ou touchent des aides sociales, au moment de la retraite. En 2007, on évaluait le taux d’emploi des 55-59 ans en France à 55, 4 %. Dans la plupart des cas, les salariés de 55 ans et plus ont été chassés de leur entreprise au nom d’un « plan de modernisation » ou autre plan de soit disant sauvegarde de l'emploi (PSE). Pas un jour sans que l’on n’annonce des licenciements et des suppressions de postes, les cinquantenaires étant massivement touchés et pratiquement sans espoir de retrouver un emploi .Alors prenons un exemple, si l'âge de la retraite est repoussé à 62 ans: les pensions de retraites seraient en partie transformées en indemnités Assedic ou en RSA pour une majorité des salariés de 60 ans à 62 ans. Pour répondre au chômage des plus de 55 ans, un Plan d’emploi national pour l’emploi des seniors a été mis en place et s'est fixé l'objectif de parvenir à un taux d’emploi des 55-64 ans de 50 % en 2010. Et pour arriver à ce résultat, la droite, pour inciter le patronat à embaucher les salariés âgés, a mis en place des « emplois vieux », des contrats à durée déterminés (CDD) de 18 mois, renouvelables une fois, à temps partiel. Les employeurs bénéficient ainsi d’une main d’œuvre moins chère (salaires réduits, exonération des cotisations patronales) et qualifiée. C'est donc désormais la précarité qui attend les salariés les plus âgés comme les jeunes. Et pour être bien sûr qu’ils n'y échappent pas, le gouvernement veut supprimer la dispense de recherche d’emploi pour les chômeurs de plus de 57 ans et demi d'ici 2013 car à cet âge là « on n’est pas fichu ». Ben voyons, avec l'intensification du travail, les conditions de travail de plus en plus dégradées, la souffrance au travail et le développement de nouvelles pathologies...

Solidarité intergénérationnelle

Autocollant du NPA sur la réforme des retraites.Comme d’habitude, les chiffres les plus catastrophistes sont brandis pour faire accepter l’inacceptable à la majorité de la population. En 1960, il y avait 4 actifs pour 1 retraité ; en 2000, 2 actifs et en 2020, 1, 5. C’est vrai. Mais en raison de la productivité du travail (toujours plus importante), les 2 actifs d'aujourd'hui produisent plus que les 4 de 1960 et dans dix ans, un actif produira plus que ceux d'aujourd'hui. Autrement dit, il y aura autant de richesses disponibles pour les retraités à condition de permettre à tous et toutes de travailler. Ce n’est pas le chemin qui est pris aujourd’hui avec la tendance à faire travailler toujours plus et plus longtemps et en développant la précarité. Quand il y a 5 millions de chômeurs, des millions de précaires touchant essentiellement les jeunes, des temps partiels imposées en particulier aux femmes, l'urgence c'est bien évidemment de faire le contraire que ce qui est mené depuis plus de 30 ans par les gouvernements de gauche comme de droite. En finir avec les stages non rémunérés (donc sans cotisations), les contrats précaires sous payés et exonérés de cotisations, en finir avec les temps partiels imposés cantonnés aux femmes. En décembre 2008 , le nombre de personnes à temps partiel souhaitant un travail à temps plein s’élevait à 1, 2 million, soit 4, 8 % des actifs dont les trois quarts sont des femmes. Quand on sait qu’un million d’emplois à plein temps supplémentaires représentent 20 milliards d’euros de cotisations vieillesse de plus en moyenne, on comprend qu’avant de faire travailler plus longtemps ceux qui ne veulent pas et ne peuvent plus, il serait urgent à faire travailler ceux qui le veulent et qui le peuvent. Et pour en finir avec le chômage de masse, la reprise de la croissance n'est pas la solution. L'urgence est de réduire le temps de travail à 32 heures avec obligation d'embauches ce qui aurait aussi comme avantage d'en finir avec le fameux manque à gagné. L'urgence également est que les salariés âgés laissent leur place à la jeune génération. Retarder l'âge du départ à la retraite revient, dans les faits, à préférer développer le chômage que de payer les retraites.

Nous ne devons pas laisser penser qu'il y a une fatalité démographique car derrière ce discours idéologique, de statistiques, un nouveau recul social majeur se prépare. Rappeler sans cesse que la question des retraites n'est pas une question démographique mais bel et bien une question de répartition des richesse, de partage du travail, bref un choix de société.

 

Tract diffusé à Renault Sandouville cette semaine

Grève victorieuse à Honda en Chine

Après 15 jours de grève, les 1800 ouvriers de l'usine de pièces détachées Honda de Hoshan en Chine (qui fabrique des boites de vitesse), ont obtenu une augmentation de 35 % de leur salaire. Un salaire qui va de 107 à 200 € par mois, pour 8 heures par jour, 6 jours sur 7 !

Malgré l'opposition de la centrale syndicale liée au pouvoir et la répression, les grévistes sont restés déterminés et ont déclaré : « nous ne battons pas seulement pour les droits des 1800 ouvriers de Honda mais pour ceux des travailleurs de toute la Chine ». Parmi les nombreuses grèves des travailleurs chinois de ces dernières années, elle a été l'une des plus longues et des plus durables et va être un exemple pour tous les travailleurs en Chine.

Honda, comme PSA ou Nissan, croyait avoir trouvé en Chine un nouvel eldorado avec une main d'oeuvre souspayée et soumise. On sait maintenant qu'il a trouvé une classe ouvrière qui commence à s'organiser pour défendre ses intérêts. Ce combat nous concerne directement parce qu'il constitue le meilleur moyen de briser la concurrence des travailleurs que produit la mondialisation capitaliste du marché du travail.

Bulletin NPA Renault Flins – 22 juin 2010

Les agences de notation financières ciblent l'undistrie automobile européenne

L’agence de notation Standard & Poor’s, parmi celles dont a tant parlé à propos de la Grèce, a estimé lundi 28 juin que l'industrie automobile européenne est en surcapacité et le restera jusqu’en 2013 Elle confirme ainsi l’opinion du patron de Ford Europe, qui évoquait en début d’année une surcapacité en Europe de 35%.

Les nouvelles réductions de capacité de production annoncées, c’est moins d’usines et moins d’emploi contre plus de profit.
Pour cette agence de notation, la crise aurait du être l’occasion d’une purge encore plus importante pour renouer avec des bénéfices plus importants.

Voilà ce que son directeur a déclaré à Paris : « La crise aurait pu être l’occasion pour les constructeurs de réduire significativement leurs surcapacités mais l’intervention "stabilisatrice" des Etats et les primes à la casse ont limité leurs marges de manœuvre tout en faisant chuter leurs marges ».

La forte concurrence entre constructeurs va maintenir la profitabilité à un niveau faible et volatile, continue de s'inquiéter l’agence qui entrevoit une éclaircie.. Après les mauvais résultats financiers de 2009, elle s’attend toutefois à une amélioration des performances des constructeurs, qui bénéficieront pour certains des effets positifs des plans de restructuration entamés en 2008-2009. Les résultats resteront néanmoins inférieurs à leur moyenne historique.
L’aveu est clair : les plans de restructuration engagés à l’occasion de la crise ont été une aubaine pour les profits. Mais avec la logique du toujours plus, ce n’est pas encore assez pour les capitaux.

Blog NPA auto-critique – 30 juin 2010

Zéro licenciement à l'usine precitum à monistrol sur Loire

Precitum est un sous traitant automobile dont les principaux donneurs d'ordre sont PSA et Renault. Jeudi 24 juin, les salariés de Preciturn se sont mis en grève et ont occupé leur usine de Monistrol-sur-Loire. Tous les accès ont été bloqués. C'était leur première grève depuis la mise en redressement judiciaire de ce sous traitant automobile il y a un an.

Precitum est une entreprise avec 67 salariés CDI et 10 intérimaires, assez emblématique localement dans les combats contre les licenciements.
Menaces d’autant plus insupportables que les carnets de commandes sont pleins et que la boite connaît une forte activité (heures sup', travail le weekend...).
Depuis un an, les salariés s’y battent pour « zéro licenciement ». alors que dans les autres combats de ces derniers mois tournaient autour de « la plus grosse prime possible », comme dans une boite dans l’agro, l’URCVL, où 20000 euros avaient été arrachés.

Le vendredi 25 juin, le tribunal de commerce a encore reporté sa décision. Mais il semble bien que la sortie du redressement judiciaire devrait être prononcé d’ici à quelques semaines. Pour maintenant, le "zéro licenciement" devrait être en passe d'être gagné. C’est un réel soulagement parmi les travailleurs. Il y a le sentiment partagé que la grève a servi à quelque chose . Une première grève avec occupation qui réussit, cela marque les esprits pour les luttes qui suivront.

Blog NPA auto-critique – 26 juin 2010

 

Woerth démission !

Ce qu'on est bien obligés d'appeler «l'affaire Woerth-Bettencourt» est en passe de devenir une véritable affaire d'Etat impliquant l'ensemble du pouvoir et le parti à sa tête, l'UMP.
Quotidiennement c'est une nouvelle révélation qui révèle les liens étroits entre pouvoir politique et pouvoir économique, et jusqu'où ces complicités peuvent mener. L'actuel ministre du travail, Eric Woerth, était déjà trésorier de l'UMP et, à ce titre approchait, les grandes fortunes soutiens de la droite. Sa fonction de Ministre du Budget aurait dû l'amener à effectuer plutôt des contrôles fiscaux!
Mme Bettencourt, une des plus grosse fortune de France, peut lui dire merci : elle vient de toucher un chèque de 30 millions d'euros de l'État au titre du bouclier fiscal. Ce qui semble incontestable, ce sont les placements et les biens non déclarés au fisc de cette dernière, à savoir une île aux Seychelles, une fondation au Liechtenstein, des comptes en Suisse, puis à Singapour.
Et l'UMP peut à son tour remercier la généreuse donatrice, qui a signé des chèques en mars 2010 en faveur de Valérie Pécresse, candidate UMP aux régionales en Ile de France.

Usage Malhonnête Personnel, la nouvelle devise de l'Etat UMP.

L'affaire Woerth / Bettencourt, aux nombreux rebondissements, fait suite à une longue série de scandales qui éclaboussent toute la droite jusqu'aux hautes sphères de l'exécutif : entre la mission bidon de Christine Boutin, les logements de fonction qui servent à la famille pour Fadela Amara et Christian Estrosi, la condamnation de Brice Hortefeux pour ses propos racistes et l'affaire Karachi (financement occulte de la campagne Balladur en 1995) qui compromet jusqu'au cou Nicolas Sarkozy lui-même, une odeur fétide de corruption se dégage du côté du pouvoir en place. Les démissions récentes d'Alain Joyandet et de Christian Blanc - respectivement secrétaire d'Etat à la Coopération et au Grand Paris - le premier mis en cause pour un permis de construire illégal, et le second pour 12 000 euros de cigares, sentent le fusible à plein nez : il s'agit de protéger Eric Woerth, dont une démission aujourd'hui mettrait à mal le gouvernement en pleine réforme des retraites!

Des sacrifices pour la population !
Des privilèges pour les nantis et les ministres ?

Le comble de l'hypocrisie revient au président lui-même qui veut assainir les pratiques de ses ministres. D'après lui, finis les privilèges : l'Etat et les ministres vont réduire leur train de vie. Sarkozy pense s'en sortir avec ce genre de déclarations pour donner le change à une population outrée devant tant d'affaires et de scandales.
Ce pouvoir, qui se permet dans le même temps d'exiger des sacrifices et impose des mesures antisociales contre les classes populaires, le monde du travail et la jeunesse, est tout simplement illégitime.
Tout d'abord, c'est aussi la démission de Woerth qu'il faut exiger aujourd'hui. Et quant à la fin des privilèges, on veut bien s'en occuper : en développant les résistances, les mobilisations, en particulier contre la «réforme» Woerth Sarkozy sur les retraites pour exiger son retrait, en travaillant activement, dès la rentrée, à la grève du 7 septembre et à la grève générale nécessaire pour infliger une défaite à Sarkozy et son gouvernement Fillon.


 

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