Ca y est, depuis quelques semaines, la fameuse concertation sur les retraites à débuté et le gouvernement veut tout boucler fin juin. Mais le gouvernement sait aussi que sa future contre-réforme est d’ores et déjà très impopulaire, les salariés refusant tout simplement de mourir au travail. Alors il travaille sur une « astuce » : les salariés pourraient, s’ils le souhautent, continuer de partir à 60 ans, mais leur pension serait amputée, même s’ils ont acquis tous leurs trimestres, avec la mise en place d’une décôte liée à l’âge, abaissant ainsi d’une façon drastique le montant des retraites. L’offensive patronale et gouvernementale se poursuit donc, sans cesse relayée dans les médias par l’idée que les retraites c’est un problème démographique, et qu’il faut travailler plus longtemps, idée partagée par ailleurs par certains dirigeants du PS.
Mais encore une fois il faut l’affirmer haut et fort: les retraites c’est avant tout une question de répartition des richesses et du travail. Les moyens existent pour financer les retraites: augmenter les salaires de 300 euros nets, réduire le temps de travail pour permettre à tous et toutes de travailler, augmenter les cotisations patronales… c’est donc bel et bien un choix de société. Face à cette attaque majeur, la riposte commence à s’organiser et c’est une bonne chose. Pour le NPA l’urgence est à la riposte unitaire. La gauche secoale et politique doit s’unir et ne rien lâcher pour défendre les retraites. Il faut construire une mobilisation d’ampleur qui devra aller jusqu’à la grève générale seul susceptible de faire céder ce gouvernement.
Patronat et gouvernement veulent, à travers cette nouvelle attaque contre nos retraites, continuer à nous faire payer leur crise comme c’est le cas aujourd’hui en Grèce. Nous devons comme le peuple grec leur montrer notre détermination à refuser de payer une crise dont nous ne sommes en rien responsables ! c’est le moment d’agir, tous ensemble !