Régionales: la brochure du NPA
Vous avez dit « unité » ?
Tous contre Sarkozy ?
Chaque jour, l’envie légitime de chasser Sarkozy grandit. Pour y parvenir, on veut nous vendre une solution « pragmatique » celle d’une alliance, rose/orange/verte rendue possible par la dérive du PS vers la droite. C’est précisément la méthode qui a conduit à la catastrophe en Italie. Alliée au centriste Prodi – une sorte de Bayrou italien –, la gauche a d’abord battu Berlusconi puis déçu les attentes populaires, ouvrant la voie à Berlusconi II. Aujourd’hui, il ne reste plus un seul député de gauche au Parlement italien.
Il faut à la fois battre la droite et battre les politiques de droite. Pour cela, il faut descendre plus souvent et plus nombreux dans la rue. Il faut aussi changer les rapports de forces à gauche, entre la gauche radicale et la gauche qui gère le capitalisme. Plus la gauche anticapitaliste sera forte, plus les idées qu’elle défend auront de l’influence.
Unité de la gauche antilibérale et anticapitaliste ?
Pour ces régionales, le NPA a, tant au plan national que local, engagé des discussions unitaires pour parvenir à l’unité de toutes les forces qui affirment ne pas avoir renoncé à un changement radical de société c’est-à-dire avec le PCF, Lutte ouvrière, le Parti de gauche, les Alternatifs, la Fédération, les Objecteurs de croissance…
Le fossé qui sépare le programme du PS et celui d’une gauche digne de ce nom justifie la présentation de listes séparées de celles des socialistes partout.
À l’inverse de son choix de 2004, le PCF a cette fois décidé de présenter des listes « autonomes » dans 17 régions sur 22. Mais plutôt que de pousser jusqu’au bout l’indépendance vis-à-vis du PS, le PCF a tourné le dos à l’unité de la gauche radicale sur des bases claires. En effet, il a annoncé qu’il constituerait de toute façon avec les socialistes des majorités de gestion. Quitte à reproduire la politique qu’il mène actuellement dans 16 régions puisqu’il juge le bilan « plutôt satisfaisant ».
Contrairement à l’image qu’on veut lui coller, le NPA ne refuse ni d’avoir des élus ni de prendre ses responsabilités pour appliquer un programme radical s’il en a le rapport de forces. Ce qu’il refuse, c’est de cautionner dans les institutions l’inverse de ce pourquoi il se bat au quotidien. Les dirigeants du PCF – et leurs alliés du PG ont refusé d’adopter la même attitude et nous le regrettons.
Dans quelques régions cependant, et c’est positif, des listes unitaires associant le NPA, le PG et parfois le PCF, constituées sur des bases plus claires ont pu voir le jour. Des accords ont également pu se faire avec des mouvements de l’écologie radicale. Quant à Lutte ouvrière, cette organisation a tout simplement refusé toute discussion.
Et au second tour des régionales ?
Le NPA entend tout faire pour que l’UMP subisse la défaite la plus cuisante possible. Dans chaque région, les listes que nous soutenons examineront la situation à l’issue du premier tour. Comme la loi électorale le prévoit, les listes qui auront dépassé les 5 % peuvent fusionner avec des listes qui ont recueilli plus de 10 %. Évidemment nous ne proposerons cette fusion « démocratique » qu’à des listes de gauche, donc sans le Modem qui est un parti de droite. Cette fusion permettra à nos électrices et électeurs de premier tour de revoter pour nous au second tour. Ils pourront ainsi à la fois œuvrer à la défaite de la droite et envoyer dans les conseils régionaux des élus anticapitalistes.
Fichiers attachés:
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