Tout changer, rien lâcher !
Il y a un an et demi, face à la crise du capitalisme, on nous annonçait la fin des paradis fiscaux et de l’argent facile... Rien n’a changé, bien au contraire !
L’argent refusé pour les salaires, les chômeurs ou les services publics coule à flot pour les actionnaires, les spéculateurs, la sale guerre d’Afghanistan...
La course au profit provoque aussi la crise écologique qui menace la planète. Banquiers, patrons nous mènent droit dans le mur.
Sarkozy est totalement à leur service.
Un PDG du CAC 40 gagne 350 fois plus qu’un salarié au SMIC. Les revenus du capital explosent. Une minorité s’enrichit et paie moins d’impôts grâce au bouclier fiscal. Les licenciements continuent et menacent désormais les fonctionnaires. Un million de chômeurs vont se retrouver en fin de droits. La Poste est privatisée et les services publics détruits. Les droits à la santé et à l’IVG sont remis en cause. Les libertés publiques reculent avec la loi Hadopi ou les condamnations de ceux qui luttent. Les patrons peuvent continuer à polluer mais la population devra payer la taxe carbone.
Sarkozy veut nous faire oublier cette réalité avec son débat raciste sur l’identité nationale... Ne nous trompons pas d’ennemi ! Les gamins expulsés des écoles, les milliers de travailleurs en grève pour obtenir des papiers, il faut tous les régulariser !
Sarkozy, la droite et leur politique, il faut les battre !
Ce pouvoir est de plus en plus impopulaire. Mais il profite des capitulations de la gauche.
Quand le gouvernement annonce une nouvelle attaque contre le droit à la retraite, le Parti Socialiste lui emboîte le pas et Martine Aubry accepte le report de l’âge légal de départ en retraite de 60 à 61 ou 62 ans !
En Haute-Normandie, comme dans les autres régions le Parti Socialiste et ses alliés PCF et Verts mènent des politiques très proches de celles de la droite : argent public distribué à Renault, Total ou GSK qui continuent de licencier, rail sacrifié au profit des autocars de Véolia et des camions, autoroute cédée à Bouygues, lycées privés subventionnés...
La gauche traditionnelle a renoncé à changer la société.
Nous ne changerons rien sans une mobilisation large et puissante de la population, sans un “ tous ensemble ”.
La seule réponse, c’est de prendre nos affaires en main et d’imposer notre contrôle sur l’économie et la marche de la société.
En votant pour la liste du NPA le 14 mars :
Sanctionnez ceux qui disent que le capitalisme est notre seul avenir, qu’il faut se résigner face aux injustices et aux catastrophes qui ruinent toute la société.
Refusez de cautionner une gauche qui s'est convertie au capitalisme.
Affirmez une opposition indépendante qui ne lâche rien des droits et des exigences des classes populaires et des jeunes.
Elisez des conseillers régionnaux qui soient véritablement vos porte-parole et qui, à la différence des autres, ne se contentent pas de dire "Votez pour nous et nous ferons le reste" car seules les mobilisations peuvent réellement "Tout changer, rien lâcher !".
Il est urgent d'inverser le cours des choses.
Imposer une augmentation des salaires de 300 euros nets pour toutes et tous, pas un revenu, salaire, retraite inférieurs à 1500€ nets, une allication formation égales au SMIC pour tous les jeunes.
- Instaurer une véritable égalité professionnelle entre hommes et femmes.
- Refuser les destructions d'emplois, les plans de licenciements, les suppressions d'emplois massives dans la fonction publique, la précarité qui s'installe partout. Imposer l'interdiction des licenciements, la réduction du temps de travail pour en finir avec le chomage.
- Assurer à tous et toutes une retraite complète sur la base du meilleur salaire après 37,5 annuités maximum, à 60 ans au plus tard et à 55 ans pour les travaux pénibles.
- Garantir l'accès à des soins et médicaments remboursés à 100% par la Sécurité sociale.
Les exigences que nous portons dans ces élections sont celles de nos luttes, celles qui se sont exprimées ces dernières années dans les mobilisations des travailleurs du privé contre les licenciements et les salaires de misère, celles des salariés du public, dans les écoles, les hôpitaux, la Poste... contre les suppressions de postes, celles de la jeunesse pour le droit à un avenir digne de ce nom.
Toutes ces résistances mettent à l’ordre du jour la nécessité de riposter, tous ensemble, pour ne plus laisser une minorité de puissants décider du sort de tous.
C’est ce que vous pourrez exprimer en votant, le 14 mars prochain pour les listes présentées par le NPA.
Le Parti Socialiste et ses alliés PCF et Verts gèrent 20 régions sur 22.
Ils prétendaient en faire des contre-pouvoirs pour résister à la droite...
En Haute-Normandie, des dizaines de millions d’euros d’argent public ont été distribués aux grandes entreprises de l’automobile, du pétrole, de la pharmacie qui pourtant font des profits , polluent et licencient...
Renault, GSK licencieurs... et subventionnés !
Renault, premier employeur privé de la région (Cléon, Sandouville, Dieppe, Grand-Couronne, Aubevoye et Saint-André de l’Eure) accapare les subventions publiques à coups de chantage à l’emploi.
A Cléon, les subventions arrosent le nouveau moteur diesel R9M avec la promesse de maintenir 400 emplois :
1,114 millions d’euros de l’Etat, 2,4 du Conseil général et 1 de l’Agglo d’Elbeuf.
Les élus PS, PCF et Verts du Conseil Régional ont voté une aide remboursable à taux zéro d’un montant de 12 millions d’euros. Ils oublient de dire que cette aide a un coût pour le contribuable qui devra financer les intérêts payés aux banques pour l’emprunt de cette somme, soit environ 2,3 millions d’euros. Renault n’a pas besoin de cet argent, il a versé plus de 900 millions d’euros à ses actionnaires en 2008. Les aides publiques n’empêchent en rien les suppressions d’emplois : 4 000 à Sandouville, 1 000 à Cléon et encore 800 autres menacés.
Le groupe pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) réalise d'énormes profits: 1 miliard d'euros au 4ème trimestre 2009 grâce au vaccin contre la grippe 1 et 1,5 miliard d'euros le trimestre précédent !
Depuis que Glaxo s'est installé à Evreux, de multiples aides de la région sont tombées dans ses poches, "au nom de l'emploi", mais sans aucune contrepartie. En 1999, c'est le pactole: le Conseil régional PS-PCF-Verts offre 1 million d'euros à Glaxo Evreux ! Depuis, ça continue. La région finance aussi le futur Bion-Normandie-Parc au profit des grans labos GSK et Sanofi. Dernier cadeau, en février 2009, juste après l'annonce du plan de 800 licenciements: un terrain de 6 000m² au prix dérisoire de 43 centimes le m² offert par la ville d'Evreux (PS-PCF-PRG).
Arrêt et restitution de toutes les aides publiques versées au patronat !
Le gouvernement casse les services publics, le Conseil régional l'accompagne.
L'éducation livrée aux patrons...
Non seulement le président de la Région, Alain Le Vern, subventionne les lycées privés, mais il se vante de privilégier l’apprentissage (30 millions d’euros par an versés aux employeurs d’apprentis pourtant déjà bien aidés par le gouvernement). L’apprentissage vide les lycées professionnels publics au profit des CFA contrôlés par le patronat. C’est une formation minimaliste, sélective, inégalitaire qui livre aux patrons des jeunes taillables, corvéables à merci. La Direction Régionale du Travail relève les nombreuses ruptures de contrats d’apprentissage, la faiblesse des poursuites d’étude, le dépassement des horaires légaux de travail, la fréquence des accidents et l’absence de tuteur dans bien des cas.
...Et la santé aux profiteurs
La loi Bachelot détruit l’hôpital public, ferme des services hospitaliers de proximité. Les agences régionales de santé, créées par cette même loi, vont autoriser le financement par les impôts régionaux des « maisons médicales » libérales. Cette loi qui privatise le système de santé, transforme l’hôpital en entreprise doit être abrogée.
Argent public pour les services publics.
Arrêt des privatisations menées par la droite mais aussi par la gauche.
Embauches massives dans les services publics.
La course au profit responsable de la crise écologique menace la planète. S'attaquer à la crise climatique c'est s'opposer à l'explosion des transports routiers, au gaspillage énergétique, aux modes de cultures et d'élevage intensifs...
En Haute-Normandie, déjà fortement polluée, le rail, pour les personnes comme pour les marchandises, est sacrifié au profit des autocars et des camions privé.
Estuaire: l'environnement sacrifié.
La majorité du Conseil régional soutient le projet d'extension du port du Havre, de prolongement du grand canal afin de recevoir des bateaux de très gros gabarit. Un million de containers supplémentaire, c'est autant de camions sur les routes. Et pour la manutension et le stockage, 500 hectares de patrimoine naturel, exceptionnellement riches en faune et en flore vont devenir la proie des investisseurs en tout genre.
Non au tout camion, développement du ferroutage.
Aux conséquences de la circulation automobile sur le changement climatique s’ajoutent les maladies et allergies générées par les pollutions, sans parler des nuisances sonores et des accidents. La majorité d’entre nous est obligée d’utiliser sa voiture, d’y consacrer 20% de son budget. Pour réduire les déplacements en automobile et donc les émissions de CO2 , non à la taxe carbone, oui à la justice sociale et écologique !
Transports publics régionaux gratuits, financés par les profits patronaux.
Dans notre région, il existe déjà six réacteurs nucléaires, nous exigeons l’abandon de l’EPR à Penly.
Création d’un véritable service public de l’énergie sous le contrôle des usagers, des travailleurs et qui donne un avenir à notre planète sans déchets radioactifs, ni effet de serre.
Agriculture : l’argent va à l’argent !
Les petits et moyens paysans souffrent d’une perte de revenu historique. Tous les secteurs de productions sont percutés par la crise et quantité de fermes normandes cesseront leur activité cette année même. Aucun agriculteur ne sait à quel prix il pourra vendre sa production. La seule chose dont il soit certain pour le futur, c’est du montant et des dates de ses remboursements à la banque.
Conseils généraux et Conseil régional sont devenus les sous-traitants de l’état pour accompagner la mise à mort de l’agriculture paysanne. Les aides accordées aux exploitations le sont la plupart du temps à des structures capables d’auto-financement. L’argent va à ceux qui sont déjà bien servis par ailleurs... Cette politique agricole est dévastatrice pour l’emploi paysan et profite avant tout à l’industrie agro-alimentaire.
Des agriculteurs en nombre, correctement rémunérés, produisant en quantité, qualité, à prix abordable, dans le respect des écosystèmes.