NPA Le Havre

Tout changer, rien lâcher !
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Profession de foi du NPA aux élections régionales en Haute-Normandie

Tout changer, rien lâcher

Le gouvernement et le patronat nous font payer une crise dont ils portent l’entière responsabilité. Sarkozy et son gouvernement ont renfloué les banques à coup de centaines de milliards. L’argent, qu’on nous disait introuvable pour les salaires, les chômeurs ou les services publics s’est mis à couler à flot pour les actionnaires et les spéculateurs. La population, elle, est obligée de se serrer la ceinture pour sauver les capitalistes qui s'enrichissent de plus belle. On nous avait annoncé la fin des paradis fiscaux et de l’argent facile... Rien n’a changé, bien au contraire. Un million d'euros par jour est gaspillé dans la sale guerre d’Afghanistan.

Urgence sociale, urgence écologique

La course au profit est aussi responsable de la crise écologique qui menace la planète. Comment s'attaquer à la crise climatique sans s’opposer à l'explosion des transports routiers, aux modes de cultures et d'élevage intensifs... Cela implique d’exproprier les grandes firmes pétrolières et agroalimentaires qui pillent les richesses naturelles sans souci de l’avenir et d’en finir avec le capitalisme.
Banquiers, patrons et gouvernements nous mènent droit dans le mur !

Prenons nos affaires en main, intervenons directement pour faire vivre la démocratie et imposer notre contrôle sur l’économie et la marche de la société.
Nous ne changerons rien sans une mobilisation large et puissante de la population, sans un “tous ensemble”.
Mais par notre vote, nous pouvons sanctionner ceux qui nous expliquent que le capitalisme est notre seul avenir, qu’il faut se résigner à un système injuste, inégalitaire, et discriminatoire.

Tout changer...

Le bilan de Sarkozy est lourd : privatisation de la Poste, droit à la santé et à l'IVG remis en cause, recul des libertés publiques avec la loi Hadopi ou les condamnations de ceux qui luttent, baisse du pouvoir d’achat, retour d’un débat nauséeux et raciste sur l’identité nationale... Un PDG du CAC 40 gagne 350 fois plus qu’un salarié payé au SMIC. Les revenus du capital explosent. Une minorité s'enrichit et paie de moins en moins d’impôts grâce au bouclier fiscal. Ce pouvoir est de plus en plus impopulaire, mais il profite des capitulations de la gauche : alors qu’il annonce une nouvelle attaque contre le droit à la retraite, le Parti Socialiste lui emboîte le pas !

Il est urgent d’inverser le cours des choses.

  • Imposer une augmentation des salaires de 300 euros nets pour toutes et tous, pas un revenu, salaire, retraite inférieurs à 1500 euros nets, une allocation formation égale au SMIC pour tous les jeunes. Instaurer une véritable égalité professionnelle entre hommes et femmes.
  • Refuser les destructions d’emplois, les plans de licenciements, les suppressions d’emplois massives dans la fonction publique, la précarité qui s’installe partout. Imposer l’interdiction des licenciements, la réduction du temps de travail pour en finir avec le chômage.
  • Assurer à tous et toutes une retraite complète sur la base du meilleur salaire après 37,5 annuités maximum, à 60 ans au plus tard et à 55 ans pour les travaux pénibles et l'accès à des soins remboursés à 100% par la Sécurité sociale.

Nous vomissons le racisme. Ce devrait être une chance d’être d’origine différente, d’être près de vingt millions dans ce pays à avoir au moins un grand parent d’origine étrangère. Des gamins sont expulsés de nos écoles, des milliers de travailleurs font grève pour obtenir des papiers. Il faut tous les régulariser !

Rien lâcher !

Depuis 2004, la plupart des régions sont gérées par le Parti Socialiste et ses alliés PCF et Verts. Ils prétendaient en faire des contre-pouvoirs pour résister à la droite, mener des politiques différentes, solidaires, en faveur de la population. On n'en a pas vraiment vu la couleur ! En Haute-Normandie, des dizaines de millions d'euros d'argent public ont été distribués aux grandes entreprises de l’automobile, du pétrole, de la pharmacie qui pourtant licencient et polluent. Le rail, pour les personnes comme pour les marchandises, est sacrifié au profit des autocars et des camions privés. Les autoroutes sont cédées au privé. Les lycées privés sont subventionnés... Pourquoi un tel bilan ? Parce que la gauche traditionnelle s’est convertie au capitalisme, elle s’adapte et mène des politiques très proches de celles de la droite.

A l’inverse, les élus du NPA défendront une politique au service des travailleurs, des jeunes et des classes populaires.

  • Nous voulons  stopper l’utilisation des fonds publics pour financer le patronat et les récupérer pour financer les services publics.
  • Nous voulons l’arrêt des privatisations menées par la droite mais aussi par la gauche. Nous voulons arrêter le désengagement de l’Etat et de la régionalisation des services publics qui crée des inégalités entre les territoires et leurs habitants. Il faut investir et embaucher massivement dans les services publics. La gratuité des transports publics régionaux, financée par les profits patronaux, serait juste socialement et écologiquement. Les déplacements en automobile et les émissions de CO2 seraient alors réduits.
  • Nous revendiquons la création de nouveaux services publics et le développement de ceux déjà existants mais actuellement abandonnés aux intérêts privés (notamment d’accueil des anciens ou des tout-petits).
  • Nous voulons, face à la politique agricole dévastatrice pour l'emploi paysan et l'environnement, réorienter l'agriculture : des agriculteurs en nombre, correctement rémunérés, produisant en quantité, qualité, à prix abordable, dans le respect des écosystèmes.
  • Nous exigeons l’abandon de l’EPR à Penly sur une côte où existent déjà six réacteurs nucléaires. Nous voulons la création d’un véritable service public de l'énergie sous le contrôle des usagers, des travailleurs et qui donne un avenir à notre planète sans déchets radioactifs, ni effet de serre.

Le 14 mars, en votant pour la liste présentée par le NPA :

  • Exprimez votre volonté d’en finir avec le capitalisme dont les injustices et les catastrophes ruinent toute la société.
  • Faites vivre une véritable opposition qui ne lâche rien et défende dans les urnes et dans les mobilisations les classes populaires et les jeunes, comme Sarkozy défend les plus riches.
  • Affirmez que vous ne vous sentez plus représentés par cette gauche incarnée par le PS et ses alliés gestionnaires qui ont renoncé à changer la société.
  • Envoyez dans les conseils régionaux des élus qui, à la différence des autres, ne se contentent pas de dire «  Votez pour nous et nous ferons le reste » car seules les mobilisations peuvent changer réellement les choses, des élus qui soient véritablement vos porte-parole, des appuis pour nos luttes, pour ensemble : Tout changer, rien lâcher !

Liste des candidats du NPA aux élections régionales en Haute-Normandie

Seine-Maritime:

  1. Christine POUPIN, 52 ans, technicienne dans l’industrie chimique, conseillère municipale à Sotteville-Lès-Rouen.
  2. Régis LOUAIL, 55 ans, ouvrier dans l’industrie automobile, Saint-Pierre-Lès-Elbeuf
  3. Mathilde BERNARD, 28 ans, privée d’emploi commerce, Rouen
  4. François LEROUX, 33 ANS, éducateur spécialisé, Le Havre
  5. Stéphanie RIO, 29 ans, professeur des écoles, Le Havre
  6. Alain EUDIER, 47 ans, ouvrier magasinier, Bolbec.
  7. Catherine SAILLARD, 56 ans, agent de la direction du travail, Rouen.
  8. Frank PROUHET, 54 ans, médecin généraliste, conseiller municipal à Canteleu.
  9. Annick HELY, 50 ans, postière, Rouen.
  10. Alain PORET, 51 ans, électricien, Le Havre.
  11. Clara NESIC, 39 ans, professeure des écoles, Igoville
  12. Jean-Christian ROULY, 60 ans, cadre retraité, Saint-Saëns.
  13. Patricia AUZOU, 56 ans, employée sécurité sociale, Rouen.
  14. Christophe DRUEL, 49 ans, ouvrier dans l’industrie automobile, Caudebec-Lès-Elbeuf
  15. Leïla MESSAOUDI, 34 ans, enseignante, Rouen.
  16. Jean-Pierre PARIS, 55 ans, électricien dans l’industrie automobile, Sotteville-Lès-Rouen.
  17. Annie MERRIEN, 56 ans, professeure des écoles, Elbeuf.
  18. Pascal TAILLEUX, 47 ans, secrétaire technique dans l’industrie chimique, Saint-Etienne-Du-Rouvray.
  19. Kaya DOYEUX, 29 ans, employée dans la santé, Rouen.
  20. Olivier PETIT, 37 ans, cheminot, Saint-Etienne-Du-Rouvray.
  21. Josiane BENEDETTI, 65 ans, enseignante retraitée, Rouen.
  22. Patrice DEVEAUX, 43 ans, adulte handicapé, Le Houlme.
  23. Dominique PIERRE, 59 ans, enseignante, Sotteville-Lès-Rouen.
  24. Simon SOUDET, 22 ans, étudiant, Rouen.
  25. Sylvie PINEL-BREDEMUS, 50 ans, agent hospitalier, Rouen.
  26. Philippe BRIERE, 54 ans, cheminot retraité, Saint-Etienne-Du-Rouvray.
  27. Marilyne CERTAIN, 24 ans, étudiante, Rouen.
  28. Bruno FRESNARD, 42 ans, ambulancier hospitalier, Sotteville-Lès-Rouen.
  29. Carmen VIEUXBLED, 62 ans, retraitée employée de restauration, Elbeuf.
  30. Alain GODET, 59 ans, ouvrier boucher, Grand-Quevilly
  31. Régine CAZIN, 56 ans, secrétaire, Saint-Aubin-Lès-Elbeuf.
  32. Benjamin DESJARDIN, 29 ans, technicien dans l’industrie chimique, Le Havre.
  33. Lycia ROUSSELET, 24 ans, demandeuse d’emploi, Rouen.
  34. Pascal BRISSET, 48 ans, travailleur du secteur de l’énergie, Saint-Valéry-en-Caux.
  35. Yolande HEREDIA, 48 ans, enseignante, Rouen.
  36. José MARIN-RODA, 49 ans, bibliothécaire, Rouen.
  37. Cécile HAMEL, 30 ans, kinésithérapeute salariée, Sotteville-Lès-Rouen.
  38. Alain NAGEL, 56 ans, électricien dans l’industrie métallurgique, Rouen.
  39. Claire BRAQUEHAYS, 33 ans, secrétaire, Rouen.
  40. Etienne SAUNIER, 58 ans, postier, Saint-Etienne-Du-Rouvray.

Eure:

  1. Thierry Martin, 50 ans, exploitant agricole, Saint-Aubin-du-Thenney
  2. Marie-France Ordonez, 58 ans, secrétaire administrative, Louviers
  3. Eric Marre, 30 ans, infirmier, centre hospitalier spécialisé, Evreux
  4. Sophie Ozanne, 50 ans, institutrice, conseillère municipale de Louviers
  5. Alan Cadec, 35 ans, enseignant dans l’éducation spécialisée, Val-de-Reuil
  6. Nathalie Vielle, 44 ans, assistante sociale, Evreux
  7. Gérard Prévost, 54 ans, ouvrier dans l’automobile, Louviers
  8. Anne Pinel, 55 ans, enseignante en collège, Bourg-Achard
  9. Rafael Alcaraz-Mor, 23 ans, étudiant en médecine, Acquigny
  10. Jacqueline Sautreuil, 63 ans, professeur de l’enseignement technique retraitée, Gaillon
  11. Gianni Lefebvre, 53 ans, technicien, Pîtres
  12. Viviane Horvais, 47 ans, secrétaire dans l’industrie spatiale, Vernon
  13. Pascal Garreau, 40 ans, chauffeur-livreur, Pont-de-l’Arche
  14. Renée Jégou, 64  ans, monitrice d’auto-école retraitée, Trouville-la-Haule
  15. Thierry Philippot, 49 ans, technicien dans l’industrie papetière, Alizay
  16. Jacqueline Serruau, 74 ans, ouvrière retraitée, Evreux
  17. Patrice Lambert, 47 ans, facteur, Verneuil-sur-Avre
  18. Isabelle L’Huillier, 46 ans, fonctionnaire territoriale, Pont-Audemer
  19. Christophe Cousin, 38 ans, agent technique, Pont-Saint-Pierre

La Voix est Libre: débat sur France3 avec Christine Poupin

Diffusé par France3 normandie, ce débat rassemble les représentants de quatre des principales listes en présence : Jean Louis Destans (PS), Sébastien Jumel (PCF), Christine Poupin (NPA) et François-Xavier Priollaud (UMP).


logo ogvTélécharger la vidéo dans un format libre: ogv (Theora/Vorbis).

Tout changer, rien lâcher: le bulletin de la campagne du NPA

Tout changer, rien lâcher !

Il y a un an et demi, face à la crise du capitalisme, on nous annonçait la fin des paradis fiscaux et de l’argent facile... Rien n’a changé, bien au contraire !
L’argent refusé pour les salaires, les chômeurs ou les services publics coule à flot pour les actionnaires, les spéculateurs, la sale guerre d’Afghanistan...
La course au profit provoque aussi la crise écologique qui menace la planète. Banquiers, patrons nous mènent droit dans le mur.

Sarkozy est totalement à leur service.

Un PDG du CAC 40 gagne 350 fois plus qu’un salarié au SMIC. Les revenus du capital explosent. Une minorité s’enrichit et paie moins d’impôts grâce au bouclier fiscal. Les licenciements continuent et menacent désormais les fonctionnaires. Un million de chômeurs vont se retrouver en fin de droits. La Poste est privatisée et les services publics détruits. Les droits à la santé et à l’IVG sont remis en cause. Les libertés publiques reculent avec la loi Hadopi ou les condamnations de ceux qui luttent. Les patrons peuvent continuer à polluer mais la population devra payer la taxe carbone.
Sarkozy veut nous faire oublier cette réalité avec son débat raciste sur l’identité nationale... Ne nous trompons pas d’ennemi ! Les gamins expulsés des écoles, les milliers de travailleurs en grève pour obtenir des papiers, il faut tous les régulariser !
Sarkozy, la droite et leur politique, il faut les battre !

Ce pouvoir est de plus en plus impopulaire. Mais il profite des capitulations de la gauche.

Quand le gouvernement annonce une nouvelle attaque contre le droit à la retraite, le Parti Socialiste lui emboîte le pas et Martine Aubry accepte le report de l’âge légal de départ en retraite de 60 à 61 ou 62 ans !
En Haute-Normandie, comme dans les autres régions le Parti Socialiste et ses alliés PCF et Verts mènent des politiques très proches de celles de la droite : argent public distribué à Renault, Total ou GSK qui continuent de licencier, rail sacrifié au profit des autocars de Véolia et des camions, autoroute cédée à Bouygues, lycées privés subventionnés...
La gauche traditionnelle a renoncé à changer la société.

Nous ne changerons rien sans une mobilisation large et puissante de la population, sans un “ tous ensemble ”.
La seule réponse, c’est de prendre nos affaires en main et d’imposer notre contrôle sur l’économie et la marche de la société.

En votant pour la liste du NPA le 14 mars :

Sanctionnez ceux qui disent que le capitalisme est notre seul avenir, qu’il faut se résigner face aux injustices et aux catastrophes qui ruinent toute la société.
Refusez de cautionner une gauche qui s'est convertie au capitalisme.
Affirmez une opposition indépendante qui ne lâche rien des droits et des exigences des classes populaires et des jeunes.
Elisez des conseillers régionnaux qui soient véritablement vos porte-parole et qui, à la différence des autres, ne se contentent pas de dire "Votez pour nous et nous ferons le reste" car seules les mobilisations peuvent réellement "Tout changer, rien lâcher !".


Il est urgent d'inverser le cours des choses.

  • Imposer une augmentation des salaires de 300 euros nets pour toutes et tous, pas un revenu, salaire, retraite inférieurs à 1500€ nets, une allication formation égales au SMIC pour tous les jeunes.
  • Instaurer une véritable égalité professionnelle entre hommes et femmes.
  • Refuser les destructions d'emplois, les plans de licenciements, les suppressions d'emplois massives dans la fonction publique, la précarité qui s'installe partout. Imposer l'interdiction des licenciements, la réduction du temps de travail pour en finir avec le chomage.
  • Assurer à tous et toutes une retraite complète sur la base du meilleur salaire après 37,5 annuités maximum, à 60 ans au plus tard et à 55 ans pour les travaux pénibles.
  • Garantir l'accès à des soins et médicaments remboursés à 100% par la Sécurité sociale.

Les exigences que nous portons dans ces élections sont celles de nos luttes, celles qui se sont exprimées ces dernières années dans les mobilisations des travailleurs du privé contre les licenciements et les salaires de misère, celles des salariés du public, dans les écoles, les hôpitaux, la Poste... contre les suppressions de postes, celles de la jeunesse pour le droit à un avenir digne de ce nom.

Toutes ces résistances mettent à l’ordre du jour la nécessité de riposter, tous ensemble, pour ne plus laisser une minorité de puissants décider du sort de tous.

C’est ce que vous pourrez exprimer en votant, le 14 mars prochain pour les listes présentées par le NPA.


Le Parti Socialiste et ses alliés PCF et Verts gèrent 20 régions sur 22.
Ils prétendaient en faire des contre-pouvoirs pour résister à la droite...

En Haute-Normandie, des dizaines de millions d’euros d’argent public ont été distribués aux grandes entreprises de l’automobile, du pétrole, de la pharmacie qui pourtant font des profits , polluent et licencient...

Renault, GSK licencieurs... et subventionnés !

Renault, premier employeur privé de la région (Cléon, Sandouville, Dieppe, Grand-Couronne, Aubevoye et Saint-André de l’Eure) accapare les subventions publiques à coups de chantage à l’emploi.
A Cléon, les subventions arrosent le nouveau moteur diesel R9M avec la promesse de maintenir 400 emplois : 1,114 millions d’euros de l’Etat, 2,4 du Conseil général et 1 de l’Agglo d’Elbeuf.
Les élus PS, PCF et Verts du Conseil Régional ont voté une aide remboursable à taux zéro d’un montant de 12 millions d’euros. Ils oublient de dire que cette aide a un coût pour le contribuable qui devra financer les intérêts payés aux banques pour l’emprunt de cette somme, soit environ 2,3 millions d’euros. Renault n’a pas besoin de cet argent, il a versé plus de 900 millions d’euros à ses actionnaires en 2008. Les aides publiques n’empêchent en rien les suppressions d’emplois : 4 000 à Sandouville, 1 000 à Cléon et encore 800 autres menacés.

Le groupe pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) réalise d'énormes profits: 1 miliard d'euros au 4ème trimestre 2009 grâce au vaccin contre la grippe 1 et 1,5 miliard d'euros le trimestre précédent !
Depuis que Glaxo s'est installé à Evreux, de multiples aides de la région sont tombées dans ses poches, "au nom de l'emploi", mais sans aucune contrepartie. En 1999, c'est le pactole: le Conseil régional PS-PCF-Verts offre 1 million d'euros à Glaxo Evreux ! Depuis, ça continue. La région finance aussi le futur Bion-Normandie-Parc au profit des grans labos GSK et Sanofi. Dernier cadeau, en février 2009, juste après l'annonce du plan de 800 licenciements: un terrain de 6 000m² au prix dérisoire de 43 centimes le m² offert par la ville d'Evreux (PS-PCF-PRG).

Arrêt et restitution de toutes les aides publiques versées au patronat !


Le gouvernement casse les services publics, le Conseil régional l'accompagne.

L'éducation livrée aux patrons...

Non seulement le président de la Région, Alain Le Vern, subventionne les lycées privés, mais il se vante de privilégier l’apprentissage (30 millions d’euros par an versés aux employeurs d’apprentis pourtant déjà bien aidés par le gouvernement). L’apprentissage vide les lycées professionnels publics au profit des CFA contrôlés par le patronat. C’est une formation minimaliste, sélective, inégalitaire qui livre aux patrons des jeunes taillables, corvéables à merci. La Direction Régionale du Travail relève les nombreuses ruptures de contrats d’apprentissage, la faiblesse des poursuites d’étude, le dépassement des horaires légaux de travail, la fréquence des accidents et l’absence de tuteur dans bien des cas.

...Et la santé aux profiteurs

La loi Bachelot détruit l’hôpital public, ferme des services hospitaliers de proximité. Les agences régionales de santé, créées par cette même loi, vont autoriser le financement par les impôts régionaux des « maisons médicales » libérales. Cette loi qui privatise le système de santé, transforme l’hôpital en entreprise doit être abrogée.

Argent public pour les services publics.
Arrêt des privatisations menées par la droite mais aussi par la gauche.
Embauches massives dans les services publics.

La course au profit responsable de la crise écologique menace la planète. S'attaquer à la crise climatique c'est s'opposer à l'explosion des transports routiers, au gaspillage énergétique, aux modes de cultures et d'élevage intensifs...
En Haute-Normandie, déjà fortement polluée, le rail, pour les personnes comme pour les marchandises, est sacrifié au profit des autocars et des camions privé.

Estuaire: l'environnement sacrifié.

La majorité du Conseil régional soutient le projet d'extension du port du Havre, de prolongement du grand canal afin de recevoir des bateaux de très gros gabarit. Un million de containers supplémentaire, c'est autant de camions sur les routes. Et pour la manutension et le stockage, 500 hectares de patrimoine naturel, exceptionnellement riches en faune et en flore vont devenir la proie des investisseurs en tout genre.

Non au tout camion, développement du ferroutage.

Aux conséquences de la circulation automobile sur le changement climatique s’ajoutent les maladies et allergies générées par les pollutions, sans parler des nuisances sonores et des accidents. La majorité d’entre nous est obligée d’utiliser sa voiture, d’y consacrer 20% de son budget. Pour réduire les déplacements en automobile et donc les émissions de CO2 , non à la taxe carbone, oui à la justice sociale et écologique !

Transports publics régionaux gratuits, financés par les profits patronaux.

Dans notre région, il existe déjà six réacteurs nucléaires, nous exigeons l’abandon de l’EPR à Penly.

Création d’un véritable service public de l’énergie sous le contrôle des usagers, des travailleurs et qui donne un avenir à notre planète sans déchets radioactifs, ni effet de serre.

Agriculture : l’argent va à l’argent !

Les petits et moyens paysans souffrent d’une perte de revenu historique. Tous les secteurs de productions sont percutés par la crise et quantité de fermes normandes cesseront leur activité cette année même. Aucun agriculteur ne sait à quel prix il pourra vendre sa production. La seule chose dont il soit certain pour le futur, c’est du montant et des dates de ses remboursements à la banque.
Conseils généraux et Conseil régional sont devenus les sous-traitants de l’état pour accompagner la mise à mort de l’agriculture paysanne. Les aides accordées aux exploitations le sont la plupart du temps à des structures capables d’auto-financement. L’argent va à ceux qui sont déjà bien servis par ailleurs... Cette politique agricole est dévastatrice pour l’emploi paysan et profite avant tout à l’industrie agro-alimentaire.

Des agriculteurs en nombre, correctement rémunérés, produisant en quantité, qualité, à prix abordable, dans le respect des écosystèmes.

Conférence de presse du NPA Haute-Normandie, avec Christine Poupin(76) et Thierry Martin(27)


Conférence de presse du NPA Haute-Normandie, avec Christine Poupin (tête de liste en Seine-Maritime) et Thierry Martin (tête de liste dans l'Eure)

Présentation de la liste du NPA en Haute Normandie

Notre liste régionale est à l’image de ce qu’est le NPA. Elle est composée de salariés du privé, de l’automobile, la chimie, l’énergie, la métallurgie, le commerce... Mais aussi du public dans la santé, les PTT, la SNCF, l’éducation nationale, de travailleurs précaires ou privés d’emploi, d’étudiants et de retraités dont certains sont également victimes de la précarité. Tou(te)s ces candidat(e)s sont des militant(e)s impliqué(e)s dans différents syndicats et associations et interviennent dans les mobilisations et luttes salariales, écologiques, féministes, antiracistes. Christine Poupin mène la liste Haute-Normandie et dans le département de Seine-Maritime. Militante engagée depuis le lycée, technicienne dans l’industrie chimique et conseillère municipale à Sotteville-lès-Rouen, elle était déjà notre tête de liste aux Européennes. Elle est suivie de Régis Louail, salarié de Renault Cléon, et de Mathilde Bernard, privée d’emploi, ce qui démontre notre priorité donnée au droit à l’emploi. Pour l’Eure, c’est Thierry Martin, militant paysan infatigable, qui tirera la liste.

Indépendant au premier tour, le PCF a réaffirmé sa volonté de gérer la région avec le PS. Cela rendait tout accord impossible. Le Front de gauche s’est rompu entre le PCF qui décidait de tout et le PG et les Alternatifs, pas sur une question de contenu, mais sur une question de place sur la liste. La lutte pour les postes remplace la politique ! Le NPA, qui a participé aux réunions unitaires, affirme souhaiter l’unité, mais sur une base politique et de programme, absolument pas dans une stratégie électoraliste où les sujets de discussion sont orientés sur les postes et pas les revendications.

Contre Sarkozy, bien sûr, notre liste ne fait aucune confiance à la gauche qui dirige la Région. PS mais aussi PCF et Verts, main dans la main, subventionnent les grandes entreprises comme Renault ou Total, licencieurs et pollueurs. Notre campagne est dans la continuité de nos luttes pour l’interdiction des licenciements et le remboursement des subventions publiques par les patrons licencieurs, pour le droit à l’emploi. Pour la gratuité des transports publics, dans un souci écologique et social. Pour un revenu minimum décent de 1 500 euros net. Assez de survivre, nous voulons vivre !

L’argent public doit aller aux services publics. Il faut tout changer et ne rien lâcher. Nos vies valent plus que leurs profits, ce n’est pas à nous de payer la crise du capitalisme.

Retrouver l'ensemble de la liste du NPA en Haute-Normandie.

Tout changer, rien lâcher !

Les élections régionales, le 14 et 21 mars, dans un contexte de crise majeure du capitalisme, seront l’occasion de rejeter la politique du gouvernement et d’affirmer la nécessité d’une politique d’urgence, en rupture avec le capitalisme.

En France, comme ailleurs, les prétendus plans de relance n’ont d’autre objectif que d’augmenter les profits des capitalistes. Gouvernement et patronat multiplient les attaques contre les salariés par des licenciements et la régression du pouvoir d’achat. Loin de répondre à la crise, ils l’aggravent en la faisant payer au monde du travail.

À cette crise économique s’ajoute la crise climatique d’une gravité exceptionnelle. C’est le capitalisme qui en est responsable, un système économique basé sur la recherche du profit, se moquant autant de la préservation de l’environnement que du travail et de la santé des hommes. On ne peut lutter contre le réchauffement climatique sans mettre en accusation le capitalisme qui pille les richesses naturelles sans souci de l’avenir. C’est ce que les chefs d’État n’ont bien sûr pas voulu faire au sommet de Copenhague.

L’urgence sociale et l’urgence climatique se rejoignent. Pour répondre à la pauvreté, aux inégalités croissantes, au défi écologique, il faut amorcer une véritable rupture avec le capitalisme.

Elle ne pourra se faire sans une large mobilisation de la population, dans un « tous ensemble » de luttes. Mais notre vote aux élections régionales doit servir à sanctionner ceux qui défendent depuis des décennies le capitalisme comme seul avenir possible.

Le bilan de Sarkozy, après deux ans et demi, est édifiant : bouclier fiscal pour les riches, privatisation de la poste, autonomie des universités, recul des libertés, du droit à la santé, du pouvoir d’achat, chasse aux sans-papiers, retour d’un climat nauséabond sous couvert d’identité nationale, etc.

Depuis 2004, 20 régions métropolitaines sur 22 sont gérées par le PS, allié au PCF et aux Verts. Elles devaient être des contre-pouvoirs à la droite en menant des politiques en faveur de la population. On n’en a pas vraiment vu la couleur. Des subventions sont largement distribuées aux entreprises privées même si elles ont licencié ou fermé leurs sites. Sans sanction ni récupération de l’argent public. Les lycées privés sont parfois subventionnés au-delà des obligations légales. Les transports de proximité ne sont toujours pas gratuits et parfois privatisés. La gauche gestionnaire ne cherche pas à changer les structures inégalitaires de la société. En s’adaptant au capitalisme, elle finit par mener des politiques proches de la droite.

Si les conseils régionaux n’ont pas les pouvoirs de contrecarrer les politiques des multinationales et du gouvernement, ils pourraient néanmoins dès aujourd’hui être un cadre de lutte pour la défense des intérêts des classes populaires, un point d’appui pour des mobilisations.

Pour le NPA, ces élections sont l’occasion de permettre aux travailleurs et aux classes populaires de dire qu’ils en ont assez des politiques de la droite au gouvernement ou de la gauche libérale dans les régions. L’occasion de faire entendre le refus de payer la crise et de se donner des porte-parole faisant entendre leurs exigences, leurs droits.

Elles permettront au NPA de populariser un programme d’urgence pour les travailleurs face à la crise et à la faillite des politiques libérales. Tout en œuvrant à l’unité du monde du travail et de ses organisations dans les luttes pour changer le rapport de forces.

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