Tout changer, rien lâcher
Le gouvernement et le patronat nous font payer une crise dont ils portent l’entière responsabilité. Sarkozy et son gouvernement ont renfloué les banques à coup de centaines de milliards. L’argent, qu’on nous disait introuvable pour les salaires, les chômeurs ou les services publics s’est mis à couler à flot pour les actionnaires et les spéculateurs. La population, elle, est obligée de se serrer la ceinture pour sauver les capitalistes qui s'enrichissent de plus belle. On nous avait annoncé la fin des paradis fiscaux et de l’argent facile... Rien n’a changé, bien au contraire. Un million d'euros par jour est gaspillé dans la sale guerre d’Afghanistan.
Urgence sociale, urgence écologique
La course au profit est aussi responsable de la crise écologique qui menace la planète. Comment s'attaquer à la crise climatique sans s’opposer à l'explosion des transports routiers, aux modes de cultures et d'élevage intensifs... Cela implique d’exproprier les grandes firmes pétrolières et agroalimentaires qui pillent les richesses naturelles sans souci de l’avenir et d’en finir avec le capitalisme.
Banquiers, patrons et gouvernements nous mènent droit dans le mur !
Prenons nos affaires en main, intervenons directement pour faire vivre la démocratie et imposer notre contrôle sur l’économie et la marche de la société.
Nous ne changerons rien sans une mobilisation large et puissante de la population, sans un “tous ensemble”.
Mais par notre vote, nous pouvons sanctionner ceux qui nous expliquent que le capitalisme est notre seul avenir, qu’il faut se résigner à un système injuste, inégalitaire, et discriminatoire.
Tout changer...
Le bilan de Sarkozy est lourd : privatisation de la Poste, droit à la santé et à l'IVG remis en cause, recul des libertés publiques avec la loi Hadopi ou les condamnations de ceux qui luttent, baisse du pouvoir d’achat, retour d’un débat nauséeux et raciste sur l’identité nationale... Un PDG du CAC 40 gagne 350 fois plus qu’un salarié payé au SMIC. Les revenus du capital explosent. Une minorité s'enrichit et paie de moins en moins d’impôts grâce au bouclier fiscal. Ce pouvoir est de plus en plus impopulaire, mais il profite des capitulations de la gauche : alors qu’il annonce une nouvelle attaque contre le droit à la retraite, le Parti Socialiste lui emboîte le pas !
Il est urgent d’inverser le cours des choses.
- Imposer une augmentation des salaires de 300 euros nets pour toutes et tous, pas un revenu, salaire, retraite inférieurs à 1500 euros nets, une allocation formation égale au SMIC pour tous les jeunes. Instaurer une véritable égalité professionnelle entre hommes et femmes.
- Refuser les destructions d’emplois, les plans de licenciements, les suppressions d’emplois massives dans la fonction publique, la précarité qui s’installe partout. Imposer l’interdiction des licenciements, la réduction du temps de travail pour en finir avec le chômage.
- Assurer à tous et toutes une retraite complète sur la base du meilleur salaire après 37,5 annuités maximum, à 60 ans au plus tard et à 55 ans pour les travaux pénibles et l'accès à des soins remboursés à 100% par la Sécurité sociale.
Nous vomissons le racisme. Ce devrait être une chance d’être d’origine différente, d’être près de vingt millions dans ce pays à avoir au moins un grand parent d’origine étrangère. Des gamins sont expulsés de nos écoles, des milliers de travailleurs font grève pour obtenir des papiers. Il faut tous les régulariser !
Rien lâcher !
Depuis 2004, la plupart des régions sont gérées par le Parti Socialiste et ses alliés PCF et Verts. Ils prétendaient en faire des contre-pouvoirs pour résister à la droite, mener des politiques différentes, solidaires, en faveur de la population. On n'en a pas vraiment vu la couleur ! En Haute-Normandie, des dizaines de millions d'euros d'argent public ont été distribués aux grandes entreprises de l’automobile, du pétrole, de la pharmacie qui pourtant licencient et polluent. Le rail, pour les personnes comme pour les marchandises, est sacrifié au profit des autocars et des camions privés. Les autoroutes sont cédées au privé. Les lycées privés sont subventionnés... Pourquoi un tel bilan ? Parce que la gauche traditionnelle s’est convertie au capitalisme, elle s’adapte et mène des politiques très proches de celles de la droite.
A l’inverse, les élus du NPA défendront une politique au service des travailleurs, des jeunes et des classes populaires.
- Nous voulons stopper l’utilisation des fonds publics pour financer le patronat et les récupérer pour financer les services publics.
- Nous voulons l’arrêt des privatisations menées par la droite mais aussi par la gauche. Nous voulons arrêter le désengagement de l’Etat et de la régionalisation des services publics qui crée des inégalités entre les territoires et leurs habitants. Il faut investir et embaucher massivement dans les services publics. La gratuité des transports publics régionaux, financée par les profits patronaux, serait juste socialement et écologiquement. Les déplacements en automobile et les émissions de CO2 seraient alors réduits.
- Nous revendiquons la création de nouveaux services publics et le développement de ceux déjà existants mais actuellement abandonnés aux intérêts privés (notamment d’accueil des anciens ou des tout-petits).
- Nous voulons, face à la politique agricole dévastatrice pour l'emploi paysan et l'environnement, réorienter l'agriculture : des agriculteurs en nombre, correctement rémunérés, produisant en quantité, qualité, à prix abordable, dans le respect des écosystèmes.
- Nous exigeons l’abandon de l’EPR à Penly sur une côte où existent déjà six réacteurs nucléaires. Nous voulons la création d’un véritable service public de l'énergie sous le contrôle des usagers, des travailleurs et qui donne un avenir à notre planète sans déchets radioactifs, ni effet de serre.
Le 14 mars, en votant pour la liste présentée par le NPA :
- Exprimez votre volonté d’en finir avec le capitalisme dont les injustices et les catastrophes ruinent toute la société.
- Faites vivre une véritable opposition qui ne lâche rien et défende dans les urnes et dans les mobilisations les classes populaires et les jeunes, comme Sarkozy défend les plus riches.
- Affirmez que vous ne vous sentez plus représentés par cette gauche incarnée par le PS et ses alliés gestionnaires qui ont renoncé à changer la société.
- Envoyez dans les conseils régionaux des élus qui, à la différence des autres, ne se contentent pas de dire « Votez pour nous et nous ferons le reste » car seules les mobilisations peuvent changer réellement les choses, des élus qui soient véritablement vos porte-parole, des appuis pour nos luttes, pour ensemble : Tout changer, rien lâcher !


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