NPA Le Havre

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Leur Europe libérale n'est pas la notre !

État Espagnol : un scénario à la grecque

Diminution de 5% en moyenne du traitement des fonctionnaires, suppression de la revalorisation automatique des retraites, disparition de la prime à la naissance... Non, il ne s'agit pas des mesures antisociales imposées aux travailleurs Grecs mais bien celles qui doivent être administrées par le gouvernement socialiste Zapatero aux travailleurs Espagnols. Après la Grèce, c'est au tour de l'Espagne. Mais c'est le sort réservé à tous les peuples Européens si nous nous laissons faire.

Toujours la crise du capitalisme

Ce qu'on appelle la crise de la dette n'est tout simplement qu'un épisode de plus de la crise du capitalisme qui a débuté il y a presque deux ans aux États Unis (crise des subprimes) : la spéculation financière a plongé l'économie dans une récession sans précédent. S'en sont suivis licenciements et chômage de masse, explosion de la précarité et de la misère. Les gouvernements ont sauvé le système bancaire et financier à coups de centaines de milliards d'euros et de dollars, faisant ainsi exploser dettes et déficits.
Aujourd'hui les spéculateurs, autrement dit les marchés qui avaient été secourus par les gouvernements aux ordres, s'attaquent aux États les plus affaiblis et spéculent sur la dette de ces derniers.

FMI et UE : l'austérité contre les droits sociaux

Approuvé par tous les gouvernements européens, les plans et mesures imposés par le FMI et la Commission européenne vont conduire à de terribles mesures de régression sociale, sans compter que les «solutions» apportées consistent à emprunter pour faire face aux difficultés, autrement dit à s'endetter davantage!
En France, la rigueur s'impose. C'est François Fillon qui l'a annoncée avec, entre autres, la remise en cause de la retraite à 60 ans. Les annonces du ministre du travail, Eric Woerth, sont sans équivoque : par l'augmentation de la durée de cotisations et du report de l'âge légal de départ en retraite, ce sont, une fois de plus, les salariés qui vont payer.
Voilà comment vont agir tous les dirigeants européens : s'attaquer aux droits sociaux afin que l'UE redevienne compétitive face aux États-Unis et aux pays émergents. C'est la logique sans fin du système capitaliste au mépris de la majorité de la population.

Cette crise n'est pas la nôtre

C'est pourquoi il n'est pas question de la payer ! Refuser les plans d'austérité, substituer à la Banque Centrale Européenne un service public bancaire Européen au service des populations, exiger l'annulation des dettes, c'est se battre pour la vraie construction européenne : celle des peuples et des travailleurs pour une Europe Solidaire, Sociale et Ecologique.
L'Europe libérale actuelle n'est pas la nôtre, pas plus celle du repli nationaliste et xénophobe.
Nous n'avons plus de temps à perdre, le moment de la contre-offensive est venu, sur le terrain des mobilisations et de l'alternative à construire, parce qu'une autre Europe est possible.

Nous ne paierons pas la dette des spéculateurs

Ils n’ont pas traîné ! Le 2 mai, un nouveau plan d’austérité impose une véritable catastrophe sociale aux salariés, aux jeunes, aux retraités et aux privés d’emplois grecs. Trois jours après le gouvernement français annonce le gel des dépenses publiques sur 3 ans.

Après les Grecs, à qui le tour ?

Les mesures annoncées par François Fillon s’attaquent directement aux plus pauvres, avec la baisse des aides sociales comme l’aide au logement ou l’allocation adulte handicapé. Il veut poursuivre la destruction des services publics avec le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite : 100.000 postes déjà supprimés depuis 2007 et environ 34.000 nouvelles suppressions par an pour les trois prochaines années. Il dénonce des « niches fiscales », mais ne remet pas en cause le bouclier fiscal qui ne protège que les plus riches en leur évitant de payer plus de 50 % d’impôts. Toutes ces attaques viennent s’ajouter à la réforme des retraites, dont l’augmentation de l’âge légal de 60 à 63 ans dévoilée par le gouvernement.
La crise financière et économique continue et rebondit. Elle frappe durement le peuple grec et menace l'Espagne ou le Portugal. Et elle sert de prétexte au gouvernement Sarkozy pour imposer une politique d'austérité qui était déjà dans les tuyaux.
Toutes proportions gardées, cette politique obéit à la même logique que le soi-disant plan de sauvegarde refusé par le peuple grec en grève générale.

Nous n’avons pas à subir l’austérité, parce que nous n’avons pas à payer la dette !

On nous culpabilise en nous disant que nous sommes responsables de la dette de la France parce que nous dépenserions trop d’argent public. C’est faux ! La dette n’est pas due à trop de dépenses sociales, mais à des recettes insuffisantes. Depuis plus de 25 ans, les plus riches, les actionnaires et les grands groupes ne paient pas assez d’impôts. Les vrais responsables de la dette sont les grandes entreprises qui profitent des exonérations de cotisations sociales et des subventions publiques ainsi que tous ceux qui bénéficient du bouclier fiscal. Pour combler ce déficit, les états empruntent… aux plus riches qui encaissent les intérêts, 43 milliards cette année ! Quand, il y a quelques mois, les banques étaient au bord de la faillite à cause de leurs spéculations, les Etats les ont sauvées. Aujourd’hui, ces mêmes banques - qui font à nouveau des profits exorbitants - mettent les Etats en faillite.
Pour rembourser ces profiteurs, il faudrait se serrer la ceinture et accepter les sacrifices !
Nous ne devons rien aux spéculateurs, annulation de la dette !

Réforme des retraites ou plan d’austérité, c’est la même logique : faire payer la crise du système capitaliste par les populations.
Une seule réponse : un mouvement d’ensemble, une mobilisation générale.
C’est dans ce sens que nous devons préparer, toutes et tous, la grève du 27 mai appelée par les organisations syndicales.

Grève à Total: du carburant pour nos luttes !

La grève contre les licenciements et la fermeture de la raffinerie de Total a Dunkerque, rejointe par les salariés des autres raffineries du groupe, mais aussi d’Exxon Mobil est une très bonne chose ! En se mettant en grève les salariés des autres sites déjouent les plans du gouvernement qui tente de nous diviser en permanence, de nous dresser les uns contre les autres, de nous isoler chacun dans notre coin. Il n’est bien sûr pas acceptable que Total qui a réalisé près de 8 milliards de profits en 2009 ferme un site pour la seule satisfaction des actionnaires. Comme pour GdF Suez qui envisage d’augmenter de 9% le prix du gaz au 1er avril, il s’agit pour ces grands groupes de faire payer à la population le « manque à gagner » dû aux baisses de commandes consécutives de la crise. En un mot : nous faire payer leur crise ! Nous sommes pour en finir avec la dictature des actionnaires. Dans le secteur de l’énergie, il faut réquisitionner toutes ces entreprises, sans rachat ni indemnités, et les mettre sous propriété publique.

Des luttes un peu partout...

On assiste aussi ici et là à des luttes qui s'inscrivent parfois sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Les grèves des salariés d'Ikéa ou de Sofinco témoignent du ras le bol croissant sur les questions de salaires.
Il y a également des luttes face aux nombreuses fermetures d’usines : des papeteries de M-REAL dans l’Eure en passant par les sous traitants automobile du groupe TREVES qui vient de toucher 55 millions d’aides publiques... pour licencier ! Mais la liste serait trop longue, tant les plans de licenciements sont nombreux. Partout les licenciements son inacceptables, et la victoire des travailleurs de Philips à Dreux, où le tribunal vient d’annuler le plan de licenciement, montre que la mobilisation paye ! Si à cela on rajoute les grèves des contrôleurs aériens contre les déréglementations du secteur, celle de la SNCM pour la défense du service public ou dans de nombreux bureaux de Poste contre les suppressions d’emplois et le mouvement en cours dans l’Éducation Nationale, on comprend qu’il y a un regain d’activité sociale ces derniers temps. D’ailleurs le quotidien patronal les Échos ne s’y est pas trompé en titrant : « La grogne sociale s’intensifie à l’approche des élections » !
Si la riposte ouvrière n’est toujours pas à la hauteur des attaques, ces derniers mouvements sont un excellent signe, notamment pour les suites qui nous attendent : la défense de la retraite à 60 ans.

Il faut y aller « tous ensemble » !

Les salariés de Total montrent la voie : toutes ces luttes doivent se coordonner, s’unifier et aller vers une grève allant des salariés du public à ceux du privé, des précaires, chômeurs en passant par les retraités et la jeunesse.
Le NPA s’inscrit pleinement dans ces luttes. Il n’y a aucune fatalité a laisser nos acquis, nos retraites, nos salaires, nos emplois fondre comme neige au soleil !
Nous avons besoin de revendication claires : la retraite à 60 ans, une augmentation des salaires de 300 euros nets en prenant sur les profits, aucun revenu inférieur à 1500 euros net, l’interdiction des licenciements, la réduction du temps de travail sans flexibilité ni annualisation et avec embauches correspondantes jusqu’à résorption du chômage...

En votant pour les candidat-es du NPA, vous voterez pour ce programme, vous donnerez un signe d’encouragement pour les luttes dont nous avons besoin !

Votez anticapitaliste, votez NPA !

Publication dans le Havre Libre du vendredi 26 Février 2010

« Tout changer, et rien lâcher »

REGIONALES: La tête de liste du NPA tenait meeting.

«Les luttes sont nombreuses au Havre et ce contexte motive notre campagne qui s'inscrit au cœur des mobilisations. Ce qui se passe notamment chez Total, Renault, ou GSK à Evreux illustre l'échec du président PS de la région Haute- Normandie et de ses alliés PCF et verts qui mènent des politiques proches de celles de la droite en accordant des aides publiques à ces établissements qui continuent de licencier. Et que dire, de l'attitude révoltante des dirigeants d'Isotherma qui s'assoient sur le code du travail au mépris de ses salariés aux métiers particulièrement pénibles. Ces méthodes illustrent la politique de privatisation du gouvernement qui conduit les patrons au cœur tout petit des grands groupes à se recentrer sur le cœur de leur métier et d'externaliser les métiers les plus durs en fabriquant des sous salariés. Nous voulons que notre campagne serve de porte-voix aux salariés en lutte, aux sans voix à qui on porte beaucoup de mauvais coups » a commenté Christine Poupin, tête de liste du NPA en Seine-Maritime, en conférence de presse avant son meeting mercredi soir salle Cassin.

Au cœur de sa campagne, le NPA s'insurge contre l'apprentissage « qui vide les lycées professionnels », condamne la loi Bachelot « qui détruit l'hôpital public », la souffrance au travail, la faiblesse des salaires, des retraites et des allocations chômage, la privatisation des services publics. Il exige aussi l'abandon de l'EPR à Penly et propose la création d'un véritable service public de l'énergie sous le contrôle des usagers et des travailleurs. « Nous portons un espoir. Prenons nos affaires en main et imposons notre contrôle sur l'économie et la marche de notre société » a conclu Christine Poupin.

Source: Havre Libre

Pendant la crise, les sales coups continuent

Ça devait arriver : à force de financer à fonds perdus les banques et les industriels, tout en baissant les impôts des entreprises et des riches, les États s’endettent de plus en plus… jusqu’à ce que les spéculateurs, qu’ils ont pourtant enrichis, se mettent à douter de leurs possibilités de rembourser au point de les menacer de faillite. On nous répète sans cesse que la reprise montre le bout du nez, que la crise est derrière nous... Mais ceux qui gouvernent ont toujours la même réponse : nous faire payer leur crise !

C’est ce qui a commencé à se passer cette semaine avec la Grèce, ainsi que le Portugal et l’Espagne. Dans ces trois pays, les gouvernements ont annoncé des plans d’austérité brutaux afin de réduire les déficits qu’ils avaient eux-mêmes provoqués. Au menu, entre autres mesures : la retraite qui passe à 67 ans, la réduction de l’emploi et des services publics, le gel des salaires des fonctionnaires.

C’est aussi ce que Sarkozy nous prépare ici pour l’après élections régionales : les saignées dans la fonction publique, l'injuste taxe carbone, les plans de licenciements qui ont été à peines repoussés de quelques semaines, sans parler des nouvelles attaques annoncées sur les retraites.

Le PS et ses alliés, un « rempart » ?

Le PS, sur le contenu, ne nous propose pas de choses très différentes. Les premières déclarations de Martine Aubry sur les retraites en sont un exemple. Parce que la gauche traditionnelle s’est convertie au capitalisme, elle s’adapte au discours ambiant et finit par faire des politiques proches de la droite.

Dans les régions que la gauche gouverne presque toutes depuis 2004, elle a arrosé de subventions les groupes du CAC40, les lycées catholiques, les centres de formation d’apprentis contrôlés par le patronat, tout cela au détriment du service public. On est loin des contre-pouvoirs pour résister à la droite, comme ils nous l'avaient promis lors de l'élection précédente en 2004.

Avec le NPA, un vote de résistance

Dans les élections régionales du mois de mars, nous pourrons sanctionner les responsables de la situation actuelle, ceux qui expliquent que le capitalisme est notre seul avenir, qu’il faut se résigner à un système injuste, inégalitaire, discriminatoire, car c’est le seul possible.

Nous pouvons envoyer dans les conseils régionaux des élus anticapitalistes qui aideront à préparer les luttes et à les soutenir. Car pour changer vraiment les choses, il faudra une mobilisation large des salariés et de la population, un « tous ensemble » capable de s’affronter au gouvernement et au patronat.

Sarkozy et le Medef peaufinent aujourd’hui de nouvelles attaques contre le monde du travail.
Le 14 mars, le vote pour les listes présentées par le NPA sera un geste politique qui servira à organiser l’indispensable riposte.

Conférence de presse du NPA Haute-Normandie, avec Christine Poupin(76) et Thierry Martin(27)


Conférence de presse du NPA Haute-Normandie, avec Christine Poupin (tête de liste en Seine-Maritime) et Thierry Martin (tête de liste dans l'Eure)

Bonne année de lutte et meilleurs voeux de résistance pour 2010 !

Bilan 2009, celui d'une année de crise

Ce n'est pas parce que Sarkozy le dit qu'il faut le croire. Bien au contraire ! Grâce à sa politique, on aurait, en France, « évité le pire ». Sans rire ! Pour les banquiers, les patrons et les traders sans doute… Pour la majorité de la population, pour les salariés qui ont accru la cohorte des chômeurs par wagons entiers, certainement pas.

2009 aura marqué les esprits par la densité de la crise et les conséquences sociales désastreuses qu'elle a engendrées.

Dans les voeux présidentiels, il n'y avait que de la mauvaise foi, de la malhonnêteté et les futurs mauvais coups : avec quelques jours de retard, le Père Noël Sarkozy n'avait à offrir dans sa hotte, que les prochaines mesures antisociales (notamment sur les retraites) ou liberticides sur la justice.

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