NPA Le Havre

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Succès de la mobilisation du 7 septembre... Et après ?!

La journée de grèves et de manifestations du 7 septembre a été un succès considérable avec près de 3 millions de manifestants dans toute la France et de forts taux de grèves dans de nombreux secteurs.

Salariés du privé comme du public, jeunes, retraités et chômeurs , ont tous exprimé leur colère et leur rejet de la politique de casse-sociale du gouvernement .

Cette journée, après celle du 24 juin, montre que le projet sur les retraites est rejeté massivement par les salariés et une grande partie de la population.

Pourtant le gouvernement reste droit dans ses bottes et veut coûte que coûte imposer son projet de loi. Face à la détermination du gouvernement nous devons également leur montrer la nôtre.

L'enjeu aujourd'hui est bel et bien d'obtenir le retrait de cette réforme qui n'est ni amendable , ni négociable, en construisant un mouvement d'ensemble, généralisé de grève et de blocage de l'économie.

Sarkozy et Woerth ne retireront leur projet que contraint et forcé.

Aujourd'hui ceux et celles qui étaient en grève et dans la rue y sont prêts !

Si vous avez des photos de la manifestation du 7 septembre au Havre ? Vous pouvez les envoyer à manif7sept@npa-lehavre.org.

Tous ensemble pour nos retraites le 7 septembre et après on continue !

Ne rien lâcher jusqu'au retrait du projet de loi sur les retraites !

Après le succès du 7, obtenir le retrait c'est possible !

Avec près de 3 millions de manifestants, la journée de grève et de manifestations du 7 septembre montre la force du rejet de la contre-réforme des retraites, le rejet des politiques d’inégalités et de destruction des droits sociaux, le rejet de Sarkozy et de son gouvernement. Ceux et celles qui étaient dans la rue, mais aussi tous ceux et celles qui ne l'étaient pas, ont conscience désormais qu'il est possible de faire reculer ce gouvernement, voire lui infliger une défaite.

Mais le gouvernement fait la sourde oreille. Les soi-disant nouvelles propositions annoncées par Sarkozy en Conseil des ministres ne changent rien sur le fond de la réforme, à savoir le report à 62 ans de l'âge légal de départ en retraite et à 67 ans l’âge de la retraite à taux plein sans la punition financière de la décote. Les déclarations du gouvernement et de l'UMP sur l'attention à l'égard des préoccupations et des sentiments des manifestants du 7 septembre ne sont que de la poudre aux yeux pour donner le change.

Dans la bouche d'Eric Woerth et du gouvernement, l'argument démographique de l'allongement de la durée de la vie revient en force. À aucun moment, la possibilité d'une autre répartition des richesses pour financer les retraites n'est prise en compte, alors que le Conseil d'orientation des retraites (COR) l'a chiffrée à 3% et que chaque année, la part des profits se monte à 17% du PIB. Alors oui, en prenant sur les profits, en créant des emplois, en augmentant les salaires, le financement des retraites peuvent être assuré.

Ces mesurettes montrent qu’il n’y a rien à négocier, rien à amender dans ce projet. Nous voulons son retrait pur et simple.

Ne rien lâcher !

Gagner, c'est possible car le gouvernement et Sarkozy n'ont jamais été aussi impopulaires. D'autant que ce gouvernement est totalement discrédité par l'affaire Woerth-Bettencourt. Pour autant, Sarkozy veut nous infliger une défaite décisive, pour pouvoir ensuite imposer le reste des politiques d’austérité. À l’image de ce qui se passe dans les autres pays européens. C’est la logique du « ça passe ou ça casse ».

Il faut donc continuer le mouvement. Notre chance de gagner, c’est notre capacité à provoquer, par la puissance de nos mobilisations, une véritable crise politique.

De nouvelles mobilisations et manifestations, un mouvement d'ensemble, une grève prolongée sont nécessaires pour faire céder le gouvernement et obtenir le retrait de ce projet de loi injuste et inacceptable.

Les organisations syndicales appellent à faire du jeudi 23 septembre une grande journée de grèves et de manifestations. Pour celles et ceux qui espéraient une nouvelle journée nationale dès la semaine prochaine, c’est tard ! Mais, ce nouveau rendez-vous doit être encore plus important que le 7 septembre, tant en termes de taux de grévistes qu'en nombre de manifestants et, partout, la question de la reconduction doit être posée.

Le 15 septembre, jour du vote par les députés du projet de loi, il doit y avoir partout, dans toutes les villes, des actions qui montrent notre détermination.

Ce qui est à l’ordre du jour c’est la construction d’un climat de mobilisation permanente dans tout le pays, dans toutes les entreprises, dans tous les quartiers, dans la jeunesse, afin que le gouvernement le comprenne bien :
On ne lâchera pas avant d’avoir obtenu le retrait !

Photo de la manifestation du 7 septembre au Havre

Vous avez des photos de la manifestation du 7 septembre au Havre ? Vous pouvez les envoyer à manif7sept@npa-lehavre.org.

Attention, pour les personnes qui ont un PC peu puissant, cette page peut être lourde à charger.

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Retraites: Manifestation et grève le 7 septembre au Havre

Vous avez des photos de la manifestation du 7 septembre au Havre ? Vous pouvez les envoyer à manif7sept@npa-lehavre.org.


Autocollant du NPA: De l'argent, il y en a... Retraites à 60 ans à taux plein à 1 500€ minimumRetraite à 62 ans, augmentation de la durée de cotisation jusqu'à 41,5 ans, augmentation des cotisations des fonctionnaires, fin de la pénibilité du travail et pour celles et ceux qui ont subit chômage, précarité et interruption de travail, un départ effectif à la retraite à 67 ans.
Nous ne voullons pas de cette réforme des retraites !

Journée de grève et de manifestations interprofessionnelles
Retraites, on y va tous ensemble...

Rendez-vous le 7 septembre à 10h devant la maison des syndicats.

Blocage de la Brèque et du pont de Normandie à 14h.
Assemblée Générale Interprofessionnelle à 17h à Franklin.

Tous ensemble pour nos retraites le 7 septembre et après on continue !

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Retrait du projet de loi sur les retraites! Gagner maintenant, c'est possible !

Tract unitaire co-signé par le Nouveau Parti Anticapitaliste, le Parti de Gauche et la Gauche Unitaire.


« Le bras de fer se poursuit... »

Le 24 juin, par centaines de milliers, les travailleurs ont dit très massivement leur rejet de toute atteinte à la retraite à 60 ans.
Sarkozy et son gouvernement leur ont répondu que le recul de deux ans de l’âge de légal de départ n’était pas négociable !

Toute discussion sérieuse sur le régime de retraite par répartition et son financement passe désormais par le retrait du projet actuel du gouvernement. A l’instant présent, comme en 2006 lors du CPE, c’est sur cette exigence que peut s’affirmer l’unité et la détermination des salariés et des chômeurs, des jeunes et des retraités, de leurs organisations syndicales, politiques et associatives.

Gagner maintenant, c'est impératif !

Miné par les « affaires » à répétition (à commencer par celles où E. Woerth est directement mis en cause), impopulaire dans les sondages, critiqué de toute part pour les relents xénophobes de sa politique sécuritaire, le gouvernement n’est pas en position de force face à la mobilisation, et souhaite se tirer au plus vite de ce mauvais pas : raison de plus pour construire un mouvement fort, unitaire et déterminé pour le contraindre à retirer son projet.

Pour la suite, la responsabilité des confédérations syndicales est directement engagée, de même que la capacité des salariés à construire la mobilisation à la base, sur les lieux de travail et dans les quartiers.

Réussir le 7 septembre...

La rentrée sociale est précoce, et c’est tant mieux ! Au Havre comme partout en France, les militants du NPA et du PG feront tout pour que cette journée constitue un tremplin vers une mobilisation renforcée et combative, unitaire et victorieuse. Aujourd’hui, ils appellent toutes et tous à se rendre nombreux...

A 14h00 à Franklin, pour participer aux blocages !
A 17h00 à Franklin, pour l’Assemblée Générale intersyndicale et interprofessionnelle !

Retraites: un problème démographique ?

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Dossier du NPA sur les retraites.

Retrait du projet de loi !

Edito

Le gouvernement ne ménage aucun effort pour faire diversion, pour parler et faire parler d’autre chose que la contre-réforme des retraites et l’affaire Woerth-Bettencourt dans laquelle est impliqué le principal artisan de sa mise en application.

Tous les terrains, tous les prétextes sont bons: Exploitation politique des faits divers, nomination de préfets policiers, volonté de déchoir les étrangers naturalisés de la nationalité française, expulsion et répression de mal-logés, démantèlement des camps des « gens du voyage », discours les plus rétrogrades pour refuser toute expérimentation de centres de consommation de drogues supervisés ...

Directement inspirée de celle du front national, cette politique ne peut que diviser les plus pauvres, dresser les uns contre les autres les plus opprimés, détruire la solidarité et l’espoir et renforcer l’extrême droite. Il ne faut rien laisser passer de cette politique de la haine et assurer le succès des manifestations appelées par près de 50 organisations le 4 septembre pour y affirmer la solidarité des travailleurs tout en refusant de glorifier la République et «le nécessaire respect de l’ordre public».

Cette droite est minée par les scandales, divisée, et surtout terriblement illégitime. Toutes ces gesticulations sécuritaires, racistes, réactionnaires sont celles d’un pouvoir affaibli certes mais déterminé à nous faire payer la crise du capitalisme, à nous imposer l’austérité et en premier lieu sa contre-réforme des retraites. Mais l’allongement de la durée de cotisation, le recul de l’âge légal de la retraite et au bout du compte la baisse des pensions sont massivement rejetés. Il y a urgence à remettre la question sociale au cœur du débat politique.

Faisons échouer la manœuvre de diversion du gouvernement en faisant du 4 puis du 7 septembre une réussite. Par une grève massive le 7 septembre, dans tous les secteurs publics ou privés, par une participation aux manifestations de toutes et tous, salarié-es ou privé-es d’emploi, précaires, jeunes, retraité-es... nous allons remettre la mobilisation sociale sur le devant de la scène...

Dans la foulée, il s’agit de construire un mouvement social puissant pour gagner, pour faire reculer ce gouvernement, pour imposer le retrait du projet de loi. En matière de discrimination comme de destruction de nos droits sociaux, ce gouvernement n’a aucune limite... sauf celle que notre mobilisation sera capable de lui imposer. C’est l’enjeu de cette rentrée !


La démographie, un problème ?

Autocollant du NPA: Prendre sur les profits, pas sur nos retraites !Certes, il y avait 11 millions de retraités en 2000, ils devraient être 21 millions en 2040 du fait de l’allongement de la durée de la vie et de l’arrivée à l’âge de la retraite de la génération du « baby-boom ». Les derniers-nés de cette génération arriveront à la retraite entre 2036 et 2040. Ce seront ensuite les classes creuses qui y parviendrons et le nombre de retraités diminuera.

Les rapports officiels d’où sont tirées les prophéties catastrophiques évoluent très vite et sont pleins d’incertitudes : difficile de prédire par exemple combien des femmes qui ne sont pas encore nées auront d’enfants !

Au total, la population en âge de travailler serait stable de 2006 à 2050. Entre 1960 et 2000, la part de la richesse nationale (le PIB) consacrée au financement des retraites par répartition avait augmenté de 8% . Pourquoi serait-il impossible de l’augmenter à nouveau, alors que la richesse va doubler en 40 ans (de 1 700 à 3 400 milliards d’euros) et que les besoins pour les retraites nécessiteraient une progression de la part du PIB de 6 % d’ici 2050 ?

Il n’y a pas lieu de construire un scénario catastrophe sur « le choc démographique » car les richesses existent. Financer les retraites est un choix politique.

Le total des cotisations pour les retraites (public/privé) est, aujourd’hui, autour de 200 milliards d’euros par an. Une augmentation des salaires de 300 euros et un emploi pour les chômeurs se traduirait tout de suite par plus de 30 milliards de ressources en plus pour payer les retraites, bien au-delà de tous les « déficits. » La vraie question c’est bien la répartition des richesses.

Le « déficit » est voulu

Le prétendu déficit de la branche vieillesse de la Sécurité sociale de 8,1 milliards d’euros en 2009 augmenterait fortement les prochaines années.

Les premiers responsables, ce sont le chômage et la précarité dont sont victimes 7 millions de personnes en France.

Que le patronat et le gouvernement commencent par cesser de licencier, de bloquer les salaires, de supprimer des emplois dans la fonction publique et offrent un véritable emploi à tous ceux qui sont en âge de travailler !

Le « déficit » c’est aussi le pillage de la Sécurité sociale, notamment l’explosion des exonérations des cotisations patronales et la diminution depuis 30 ans de cette part patronale.


Un projet de loi injuste !

Le report de l’âge légal de départ en retraite de 60 à 62 ans :

Autocollant du NPA: De l'argent, il y en a... Retraites à 60 ans à taux plein à 1 500€ minimumC’est la mesure phare répondant, selon le patronat et le gouvernement , au soit-disant problème démographique c’est-à-dire à l’allongement de l’espérance de vie. « On vit plus longtemps on doit donc travailler plus longtemps ». C’est une véritable régression qui pourtant selon le Conseil d’Orientation des Retraites dans son dernier rapport de mai 2010 ne répondra en rien ou peu au problème de financement des retraites dans les années qui viennent.

En allongeant l’âge légal du départ en retraite, patronat et gouvernement « oublient » qu’à 35 ans, qu’un cadre peut espérer vivre 46 ans mais un ouvrier seulement 39 ans et que l’espérance de vie en bonne santé n’est que 64,2ans pour les femmes et 63,1 ans pour les hommes. Dans leurs prévisions, ils misent sur un taux de chômage « structurel » d’au moins 7 %. Ils prétendent mettre au travail les aînés alors qu’ils prévoient de maintenir au chômage les plus jeunes ! Et pour les « seniors » forcés de rester au boulot, pas question de vrais emplois mais des « emplois vieux », mal payés et précaires !

La durée de cotisation sera portée à 41, 5 ans en 2020 :

Avec 41 années de cotisation les 3⁄4 des salariés du secteur privé ne sont plus au travail à l’âge de la retraite. Ils sont soit au chômage, soit en maladie, soit en invalidité. Ces annuités validées au titre des périodes de chômage, maladie ou invalidité ne seront pas dans les 25 meilleures annuités !
Allonger la durée de cotisation revient à diminuer encore une fois le montant des retraites.

Alignement du taux de cotisation du public sur celui du secteur privé

Pour soit disant une question d’équité, le projet de loi prévoit d’augmenter le taux de cotisation du secteur public et de certains régimes spéciaux de 7,85 % à 10,55 %. Ce qui revient en fait à baisser les salaires des fonctionnaires de 3 % en 10 ans par l’augmentation des cotisations salariales. Pourtant, à salaire égal, fonctionnaires et salariés du privé touchent des pensions comparables.

Report de 2ans de l'âge annulant la décote:

Les salariés aux carrières incomplètes (majoritairement les femmes) devaient attendre 65 ans pour ne pas subir une décote pouvant atteindre 25 % du montant de la pension. Avec ce projet de loi, elles devront rester dans la précarité jusqu’à 67 ans pour éviter toute décote. C’est une nouvelle fois les plus précaires, les plus fragilisés qui feront les frais de cette contre réforme.

Pénalisation des carrières longues:

Le dispositif de la loi de 2003 avait permis aux salariés ayant commencé à travailler tôt de partir avant 60 ans : 100 000 par an en avaient bénéficié. Le gouvernement ayant jugé que c’était trop, avec la nouvelle réforme, il leur faudra attendre deux ans de plus, et le nombre de bénéficiaires sera diminué de moitié dès 2011.

Individualisation de la pénibilité:

Désormais la retraite à 60 ans ne sera autorisé qu'à condition que «l'usure professionnelle» soit constatée individuellement. Le gouvernement donne ainsi pleine satisfaction au patronat en n’envisageant de prendre en considération la pénibilité du travail qu’au cas par cas, laissant le soin au salarié de faire la preuve médicale qu’il est usé. La retraite devient ainsi une affaire de gestion individuelle dans laquelle le droit collectif à la protection disparaît, et la pénibilité du travail est ramenée à la question du handicap physique, puisqu’il faudra un taux d’incapacité au moins égal à 20% pour que cette notion soit reconnue.

Toutes ces mesures répondent point par point aux exigences du Medef et des classes dirigeantes. Elles ont pour objectif d’aggraver le partage, déjà inégal, de la richesse produite entre le capital et le travail et, malgré la crise et la récession, de maintenir les profits, les dividendes et les hauts revenus d’une minorité de privilégiés


Inacceptable !

La dégradation du niveau des pensions

Affiche et autocollant du NPA sur la réforme des retraites.Selon l’officiel Conseil d’Orientation des Retraites, le « taux de remplacement » (niveau des pensions par rapport aux salaires) passerait de 72 % aujourd’hui à 59 % en 2050 !

Le montant des retraites n’est plus indexé sur les salaires mais sur les prix depuis plus de vingt ans. En pratique, cela se traduit par une érosion croissante de la valeur réelle des pensions. Dès aujourd’hui, la majorité des re- traités survit plutôt qu’elle vît décemment de sa retraite. Plus d’un million de retraités vit sous le seuil de pauvreté et 50% touchent une pension inférieure à 1 000 d’euros.

Les retraités sont les premières victimes de la baisse des remboursements des dépenses de santé par la Sécu: accroissement des cotisations aux assurances complémentaires, « franchises », le niveau des pensions va contraindre une majorité des retraités à limiter ses soins, alors que les besoins augmentent.

Les femmes sont les premières victimes des attaques sur les retraites !

La discrimination qui touche leurs salaires est amplifiée sur le montant de leurs retraites !
Elles sont, à 75 %, les « bénéficiaires » du « minimum vieillesse ».

Leurs pensions, inférieures de 40 % à celles des hommes sont davantage pénalisées par l’allongement de la durée de cotisations.
Petits boulots, temps partiels, interruption de carrière pour élever les enfants sont avant tout leur lot. Pour elles, la possibilité d’avoir une carrière complète et donc une retraite décente est faible !

Dans la Fonction publique, la réforme de 2003 a scandaleusement réduit les droits des femmes. Les mères d’enfants nés avant 2004 n’ont de « bonus » d’un an que si elles étaient fonctionnaires au moment de l’accouchement. Les femmes inactives, en disponibilité, non-titulaires ou travaillant dans le privé ont perdu ce droit tout comme une partie des étudiantes.


Financer les retraites, c’est possible !

Affiche du NPA contre la réforme des retraitesLes ressources existent. Le « problème » des retraites est celui d’un choix politique. Une part croissante des richesses produites est accaparée par une minorité de privilégiés. Le patronat et les gouvernements de droite et de gauche ont réussi depuis 25 ans à faire chuter de 10 % la part des salaires dans la richesse créée et ainsi d’accroître d’autant la part des profits.
Il faut donc prendre sur ces profits pour financer les retraites, c’est-à-dire :

  • Pour en finir avec le chômage, partager le travail entre tous et toutes, interdire les licenciements, arrêter les suppressions et créer les postes nécessaires dans la fonction publique (santé éducation...)
    • 100 000 chômeurs en moins, c’est 1,3 milliard d’euros de cotisations en plus.
    • Du travail pour les 5 millions de chômeurs apporterait 65 milliards d’euros à la protection sociale.
  • Augmenter les salaires
    • 300 euros d’augmentation des salaires c’est 66 milliards d’euros pour la Sécu dont 31 pour les retraites.
  • Augmenter les cotisations «patronales»
    • 1 % de cotisation déplafonnée rapporte 4,9 milliards d’euros à la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse.
  • Mettre fin aux pillages de la Sécurité sociale
    • L’Etat et les patrons doivent rembourser toutes leurs dettes (2,15 et 3,6 milliards d’euros en 2008).
    • Les dispositifs qui échappent aux cotisations sociales et individualisent les salaires doivent être intégrés à la masse salariale (apport de l’intéressement et de la participation : 6 à 8 milliards d’euros).
    • Les cotisations sur les stock-options apporteraient 2,4 à 4,8 milliards d’euros.

Trois exigences inséparables

Le droit à la retraite à 60 ans maximum, à 55 ans pour les salariés ayant subi des travaux pénibles et ceux qui sont affectés par la dégra- dation des conditions de travail ;

  • La pension doit être la continuité du salaire. Elle doit être à 75 % du salaire brut, calculée sur les six meilleurs mois de salaire ;
  • La durée maximale pour bénéficier de la retraite doit être de 37,5 annuités de cotisation, en incluant les périodes de pertes d’emplois, d’apprentissage, de formation et d’études à partir de 18 ans.

Ceci implique l’abrogation de toutes les mesures depuis 1993 concernant la retraite Sécu et les régimes complémentaires.

Unification des régimes de retraite uniquement par le haut pour le financement, pour plus de cotisations:

  • Un CDI à temps plein pour tous et toutes, avec un temps de travail à 32 h et moins si nécessaire !
  • Augmentation de tous les salaires et revenus de 300 euros nets pour tous ;
  • Augmentation la part « patronale » des cotisations.

Non aux retraites de misère

  • Indexation des retraites sur les salaires et non sur les prix ;
  • Revalorisation immédiate des retraites de 300 euros nets ;
  • Pas de retraites en dessous du SMIC revendiqué (1500 euros net) ;
  • Compensation des inégalités entre les hommes et les femmes ;

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