NPA Le Havre

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Nous ne paierons pas la dette des spéculateurs

Ils n’ont pas traîné ! Le 2 mai, un nouveau plan d’austérité impose une véritable catastrophe sociale aux salariés, aux jeunes, aux retraités et aux privés d’emplois grecs. Trois jours après le gouvernement français annonce le gel des dépenses publiques sur 3 ans.

Après les Grecs, à qui le tour ?

Les mesures annoncées par François Fillon s’attaquent directement aux plus pauvres, avec la baisse des aides sociales comme l’aide au logement ou l’allocation adulte handicapé. Il veut poursuivre la destruction des services publics avec le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite : 100.000 postes déjà supprimés depuis 2007 et environ 34.000 nouvelles suppressions par an pour les trois prochaines années. Il dénonce des « niches fiscales », mais ne remet pas en cause le bouclier fiscal qui ne protège que les plus riches en leur évitant de payer plus de 50 % d’impôts. Toutes ces attaques viennent s’ajouter à la réforme des retraites, dont l’augmentation de l’âge légal de 60 à 63 ans dévoilée par le gouvernement.
La crise financière et économique continue et rebondit. Elle frappe durement le peuple grec et menace l'Espagne ou le Portugal. Et elle sert de prétexte au gouvernement Sarkozy pour imposer une politique d'austérité qui était déjà dans les tuyaux.
Toutes proportions gardées, cette politique obéit à la même logique que le soi-disant plan de sauvegarde refusé par le peuple grec en grève générale.

Nous n’avons pas à subir l’austérité, parce que nous n’avons pas à payer la dette !

On nous culpabilise en nous disant que nous sommes responsables de la dette de la France parce que nous dépenserions trop d’argent public. C’est faux ! La dette n’est pas due à trop de dépenses sociales, mais à des recettes insuffisantes. Depuis plus de 25 ans, les plus riches, les actionnaires et les grands groupes ne paient pas assez d’impôts. Les vrais responsables de la dette sont les grandes entreprises qui profitent des exonérations de cotisations sociales et des subventions publiques ainsi que tous ceux qui bénéficient du bouclier fiscal. Pour combler ce déficit, les états empruntent… aux plus riches qui encaissent les intérêts, 43 milliards cette année ! Quand, il y a quelques mois, les banques étaient au bord de la faillite à cause de leurs spéculations, les Etats les ont sauvées. Aujourd’hui, ces mêmes banques - qui font à nouveau des profits exorbitants - mettent les Etats en faillite.
Pour rembourser ces profiteurs, il faudrait se serrer la ceinture et accepter les sacrifices !
Nous ne devons rien aux spéculateurs, annulation de la dette !

Réforme des retraites ou plan d’austérité, c’est la même logique : faire payer la crise du système capitaliste par les populations.
Une seule réponse : un mouvement d’ensemble, une mobilisation générale.
C’est dans ce sens que nous devons préparer, toutes et tous, la grève du 27 mai appelée par les organisations syndicales.

Solidarité avec les cheminots en grève: Toutes et tous ensemble !

Depuis le début de la grève à la SNCF, c’est la désinformation permanente. Selon la direction, cette grève ne devait durer qu’une journée... On en est à la deuxième semaine du mouvement ! Et le gouvernement déclare que « la grève doit cesser » puisqu’« on ne sait pas vraiment pourquoi les cheminots sont en grève »...
Ben voyons : en ces temps difficiles, on trouverait des salariés capables de perdre 10 jours de salaire... sans savoir pourquoi ! Alors, quelles sont les principales raisons qui poussent les cheminots à se mobiliser ?

L’emploi. C’est l’hémorragie : les départs à la retraite ne sont pas remplacés, des postes sont supprimés (particulièrement dans le fret), 25 000 emplois sacrifiés depuis 2002. Et ça continue ! Comme ailleurs, dans le privé ou les autres services publics, c’est un plan de licenciements massifs que pilote Guillaume Pepy, directeur de la SNCF !
Résultat : un service dégradé, des trains annulés par manque de personnel, des installations – comme des caténaires – qui tombent en panne faute d’entretien, des guichets supprimés et des gares sans cheminots, des arrêts supprimés...
En se battant pour l’emploi, les cheminots défendent le service public, se mobilisent pour que des jeunes au chômage trouvent un vrai travail. Et se battre pour l’emploi, c’est aussi se battre pour des cotisants en plus pour les retraites, pour la sécurité sociale...

La libéralisation / privatisation des services publics. Depuis que le transport par rail des marchandises a été ouvert à la concurrence, la SNCF s’est débarrassée des trafics qu’elle jugeait non rentables. Ce ne sont pas d’autres entreprises ferroviaires qui ont récupéré de nouveaux marchés, mais... la route ! Le gouvernement verse des larmes de crocodile sur le réchauffement climatique, alors que sa politique, appliquée par la direction de la SNCF, contribue à la dégradation de l’environnement ! Avec l’ouverture à la concurrence du trafic voyageurs programmée pour 2012 par l’Union européenne, ce sera la même chose : chaque ligne jugée non rentable sera supprimée !

Les salaires. Ils sont faibles à la SNCF et, comme ailleurs, ne suffisent pas à vivre décemment alors que tout augmente. Le salaire d’embauche est juste au niveau du SMIC et tous les acquis des cheminots sont rognés un peu plus chaque année. Dans plusieurs endroits, les assemblées générales de grévistes réclament une augmentation de 300 euros net par mois et aucun salaire inférieur à 1500 euros net par mois. Voilà des revendications qui sont communes à tous les travailleurs !

Le NPA assure de sa solidarité pleine et entière celles et ceux qui luttent actuellement. Contre la logique du profit qui détruit nos vies, nos emplois, nos retraites, nos services publics, nous opposons la défense de l’emploi, l’interdiction des licenciements dans le privé comme dans le public, l’augmentation de tous les salaires en prenant sur les profits capitalistes. Le NPA est pour la défense intransigeante des services publics, leur amélioration et la gratuité des transports ferroviaires régionaux, contre la concurrence et pour le maintien du monopole public de la SNCF sur tout le réseau ferré national, seule garantie en termes d’aménagement du territoire, de sécurité, d’embauches et de service de qualité aux usagers.

Usagers de la SNCF, ne nous laissons pas tromper par les discours anti-grévistes du gouvernement et de la direction. Soyons solidaires des cheminots. Et la meilleure façon d’être solidaires, c’est de nous mobiliser nous aussi tous ensemble dans nos entreprises pour l’emploi, les salaires, les retraites et le service public !

Réponse au questionnaire de la Maison de la Culture du Havre

La maison de la culture du Havre nous a adressé un questionnaire pour connaitre le point de vue de notre liste conduite par Christine Poupin aux élections régionales sur le bilan et les évolutions nécessaire de la culture au Havre.
Vous retrouverez nos réponses ci-dessous.

1) Etes-vous attaché à la clause de compétence générale des collectivités locales ?

Nous sommes pour le maintien de la clause de compétence générale. En effet cette clause donne lapossibilité pour les collectivités territoriales de répondre à des besoins sociaux insuffisamment pris en compte par l’Etat. Elle serait supprimée pour les départements et régions au moment où l’Etat se désengage de tous les services publics. Cela signifie une menace supplémentaire pour la culture, la santé, les services sociaux, les associations...

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Grève à Total: du carburant pour nos luttes !

La grève contre les licenciements et la fermeture de la raffinerie de Total a Dunkerque, rejointe par les salariés des autres raffineries du groupe, mais aussi d’Exxon Mobil est une très bonne chose ! En se mettant en grève les salariés des autres sites déjouent les plans du gouvernement qui tente de nous diviser en permanence, de nous dresser les uns contre les autres, de nous isoler chacun dans notre coin. Il n’est bien sûr pas acceptable que Total qui a réalisé près de 8 milliards de profits en 2009 ferme un site pour la seule satisfaction des actionnaires. Comme pour GdF Suez qui envisage d’augmenter de 9% le prix du gaz au 1er avril, il s’agit pour ces grands groupes de faire payer à la population le « manque à gagner » dû aux baisses de commandes consécutives de la crise. En un mot : nous faire payer leur crise ! Nous sommes pour en finir avec la dictature des actionnaires. Dans le secteur de l’énergie, il faut réquisitionner toutes ces entreprises, sans rachat ni indemnités, et les mettre sous propriété publique.

Des luttes un peu partout...

On assiste aussi ici et là à des luttes qui s'inscrivent parfois sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Les grèves des salariés d'Ikéa ou de Sofinco témoignent du ras le bol croissant sur les questions de salaires.
Il y a également des luttes face aux nombreuses fermetures d’usines : des papeteries de M-REAL dans l’Eure en passant par les sous traitants automobile du groupe TREVES qui vient de toucher 55 millions d’aides publiques... pour licencier ! Mais la liste serait trop longue, tant les plans de licenciements sont nombreux. Partout les licenciements son inacceptables, et la victoire des travailleurs de Philips à Dreux, où le tribunal vient d’annuler le plan de licenciement, montre que la mobilisation paye ! Si à cela on rajoute les grèves des contrôleurs aériens contre les déréglementations du secteur, celle de la SNCM pour la défense du service public ou dans de nombreux bureaux de Poste contre les suppressions d’emplois et le mouvement en cours dans l’Éducation Nationale, on comprend qu’il y a un regain d’activité sociale ces derniers temps. D’ailleurs le quotidien patronal les Échos ne s’y est pas trompé en titrant : « La grogne sociale s’intensifie à l’approche des élections » !
Si la riposte ouvrière n’est toujours pas à la hauteur des attaques, ces derniers mouvements sont un excellent signe, notamment pour les suites qui nous attendent : la défense de la retraite à 60 ans.

Il faut y aller « tous ensemble » !

Les salariés de Total montrent la voie : toutes ces luttes doivent se coordonner, s’unifier et aller vers une grève allant des salariés du public à ceux du privé, des précaires, chômeurs en passant par les retraités et la jeunesse.
Le NPA s’inscrit pleinement dans ces luttes. Il n’y a aucune fatalité a laisser nos acquis, nos retraites, nos salaires, nos emplois fondre comme neige au soleil !
Nous avons besoin de revendication claires : la retraite à 60 ans, une augmentation des salaires de 300 euros nets en prenant sur les profits, aucun revenu inférieur à 1500 euros net, l’interdiction des licenciements, la réduction du temps de travail sans flexibilité ni annualisation et avec embauches correspondantes jusqu’à résorption du chômage...

En votant pour les candidat-es du NPA, vous voterez pour ce programme, vous donnerez un signe d’encouragement pour les luttes dont nous avons besoin !

Votez anticapitaliste, votez NPA !

Tout changer, rien lâcher: le bulletin de la campagne du NPA

Tout changer, rien lâcher !

Il y a un an et demi, face à la crise du capitalisme, on nous annonçait la fin des paradis fiscaux et de l’argent facile... Rien n’a changé, bien au contraire !
L’argent refusé pour les salaires, les chômeurs ou les services publics coule à flot pour les actionnaires, les spéculateurs, la sale guerre d’Afghanistan...
La course au profit provoque aussi la crise écologique qui menace la planète. Banquiers, patrons nous mènent droit dans le mur.

Sarkozy est totalement à leur service.

Un PDG du CAC 40 gagne 350 fois plus qu’un salarié au SMIC. Les revenus du capital explosent. Une minorité s’enrichit et paie moins d’impôts grâce au bouclier fiscal. Les licenciements continuent et menacent désormais les fonctionnaires. Un million de chômeurs vont se retrouver en fin de droits. La Poste est privatisée et les services publics détruits. Les droits à la santé et à l’IVG sont remis en cause. Les libertés publiques reculent avec la loi Hadopi ou les condamnations de ceux qui luttent. Les patrons peuvent continuer à polluer mais la population devra payer la taxe carbone.
Sarkozy veut nous faire oublier cette réalité avec son débat raciste sur l’identité nationale... Ne nous trompons pas d’ennemi ! Les gamins expulsés des écoles, les milliers de travailleurs en grève pour obtenir des papiers, il faut tous les régulariser !
Sarkozy, la droite et leur politique, il faut les battre !

Ce pouvoir est de plus en plus impopulaire. Mais il profite des capitulations de la gauche.

Quand le gouvernement annonce une nouvelle attaque contre le droit à la retraite, le Parti Socialiste lui emboîte le pas et Martine Aubry accepte le report de l’âge légal de départ en retraite de 60 à 61 ou 62 ans !
En Haute-Normandie, comme dans les autres régions le Parti Socialiste et ses alliés PCF et Verts mènent des politiques très proches de celles de la droite : argent public distribué à Renault, Total ou GSK qui continuent de licencier, rail sacrifié au profit des autocars de Véolia et des camions, autoroute cédée à Bouygues, lycées privés subventionnés...
La gauche traditionnelle a renoncé à changer la société.

Nous ne changerons rien sans une mobilisation large et puissante de la population, sans un “ tous ensemble ”.
La seule réponse, c’est de prendre nos affaires en main et d’imposer notre contrôle sur l’économie et la marche de la société.

En votant pour la liste du NPA le 14 mars :

Sanctionnez ceux qui disent que le capitalisme est notre seul avenir, qu’il faut se résigner face aux injustices et aux catastrophes qui ruinent toute la société.
Refusez de cautionner une gauche qui s'est convertie au capitalisme.
Affirmez une opposition indépendante qui ne lâche rien des droits et des exigences des classes populaires et des jeunes.
Elisez des conseillers régionnaux qui soient véritablement vos porte-parole et qui, à la différence des autres, ne se contentent pas de dire "Votez pour nous et nous ferons le reste" car seules les mobilisations peuvent réellement "Tout changer, rien lâcher !".


Il est urgent d'inverser le cours des choses.

  • Imposer une augmentation des salaires de 300 euros nets pour toutes et tous, pas un revenu, salaire, retraite inférieurs à 1500€ nets, une allication formation égales au SMIC pour tous les jeunes.
  • Instaurer une véritable égalité professionnelle entre hommes et femmes.
  • Refuser les destructions d'emplois, les plans de licenciements, les suppressions d'emplois massives dans la fonction publique, la précarité qui s'installe partout. Imposer l'interdiction des licenciements, la réduction du temps de travail pour en finir avec le chomage.
  • Assurer à tous et toutes une retraite complète sur la base du meilleur salaire après 37,5 annuités maximum, à 60 ans au plus tard et à 55 ans pour les travaux pénibles.
  • Garantir l'accès à des soins et médicaments remboursés à 100% par la Sécurité sociale.

Les exigences que nous portons dans ces élections sont celles de nos luttes, celles qui se sont exprimées ces dernières années dans les mobilisations des travailleurs du privé contre les licenciements et les salaires de misère, celles des salariés du public, dans les écoles, les hôpitaux, la Poste... contre les suppressions de postes, celles de la jeunesse pour le droit à un avenir digne de ce nom.

Toutes ces résistances mettent à l’ordre du jour la nécessité de riposter, tous ensemble, pour ne plus laisser une minorité de puissants décider du sort de tous.

C’est ce que vous pourrez exprimer en votant, le 14 mars prochain pour les listes présentées par le NPA.


Le Parti Socialiste et ses alliés PCF et Verts gèrent 20 régions sur 22.
Ils prétendaient en faire des contre-pouvoirs pour résister à la droite...

En Haute-Normandie, des dizaines de millions d’euros d’argent public ont été distribués aux grandes entreprises de l’automobile, du pétrole, de la pharmacie qui pourtant font des profits , polluent et licencient...

Renault, GSK licencieurs... et subventionnés !

Renault, premier employeur privé de la région (Cléon, Sandouville, Dieppe, Grand-Couronne, Aubevoye et Saint-André de l’Eure) accapare les subventions publiques à coups de chantage à l’emploi.
A Cléon, les subventions arrosent le nouveau moteur diesel R9M avec la promesse de maintenir 400 emplois : 1,114 millions d’euros de l’Etat, 2,4 du Conseil général et 1 de l’Agglo d’Elbeuf.
Les élus PS, PCF et Verts du Conseil Régional ont voté une aide remboursable à taux zéro d’un montant de 12 millions d’euros. Ils oublient de dire que cette aide a un coût pour le contribuable qui devra financer les intérêts payés aux banques pour l’emprunt de cette somme, soit environ 2,3 millions d’euros. Renault n’a pas besoin de cet argent, il a versé plus de 900 millions d’euros à ses actionnaires en 2008. Les aides publiques n’empêchent en rien les suppressions d’emplois : 4 000 à Sandouville, 1 000 à Cléon et encore 800 autres menacés.

Le groupe pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) réalise d'énormes profits: 1 miliard d'euros au 4ème trimestre 2009 grâce au vaccin contre la grippe 1 et 1,5 miliard d'euros le trimestre précédent !
Depuis que Glaxo s'est installé à Evreux, de multiples aides de la région sont tombées dans ses poches, "au nom de l'emploi", mais sans aucune contrepartie. En 1999, c'est le pactole: le Conseil régional PS-PCF-Verts offre 1 million d'euros à Glaxo Evreux ! Depuis, ça continue. La région finance aussi le futur Bion-Normandie-Parc au profit des grans labos GSK et Sanofi. Dernier cadeau, en février 2009, juste après l'annonce du plan de 800 licenciements: un terrain de 6 000m² au prix dérisoire de 43 centimes le m² offert par la ville d'Evreux (PS-PCF-PRG).

Arrêt et restitution de toutes les aides publiques versées au patronat !


Le gouvernement casse les services publics, le Conseil régional l'accompagne.

L'éducation livrée aux patrons...

Non seulement le président de la Région, Alain Le Vern, subventionne les lycées privés, mais il se vante de privilégier l’apprentissage (30 millions d’euros par an versés aux employeurs d’apprentis pourtant déjà bien aidés par le gouvernement). L’apprentissage vide les lycées professionnels publics au profit des CFA contrôlés par le patronat. C’est une formation minimaliste, sélective, inégalitaire qui livre aux patrons des jeunes taillables, corvéables à merci. La Direction Régionale du Travail relève les nombreuses ruptures de contrats d’apprentissage, la faiblesse des poursuites d’étude, le dépassement des horaires légaux de travail, la fréquence des accidents et l’absence de tuteur dans bien des cas.

...Et la santé aux profiteurs

La loi Bachelot détruit l’hôpital public, ferme des services hospitaliers de proximité. Les agences régionales de santé, créées par cette même loi, vont autoriser le financement par les impôts régionaux des « maisons médicales » libérales. Cette loi qui privatise le système de santé, transforme l’hôpital en entreprise doit être abrogée.

Argent public pour les services publics.
Arrêt des privatisations menées par la droite mais aussi par la gauche.
Embauches massives dans les services publics.

La course au profit responsable de la crise écologique menace la planète. S'attaquer à la crise climatique c'est s'opposer à l'explosion des transports routiers, au gaspillage énergétique, aux modes de cultures et d'élevage intensifs...
En Haute-Normandie, déjà fortement polluée, le rail, pour les personnes comme pour les marchandises, est sacrifié au profit des autocars et des camions privé.

Estuaire: l'environnement sacrifié.

La majorité du Conseil régional soutient le projet d'extension du port du Havre, de prolongement du grand canal afin de recevoir des bateaux de très gros gabarit. Un million de containers supplémentaire, c'est autant de camions sur les routes. Et pour la manutension et le stockage, 500 hectares de patrimoine naturel, exceptionnellement riches en faune et en flore vont devenir la proie des investisseurs en tout genre.

Non au tout camion, développement du ferroutage.

Aux conséquences de la circulation automobile sur le changement climatique s’ajoutent les maladies et allergies générées par les pollutions, sans parler des nuisances sonores et des accidents. La majorité d’entre nous est obligée d’utiliser sa voiture, d’y consacrer 20% de son budget. Pour réduire les déplacements en automobile et donc les émissions de CO2 , non à la taxe carbone, oui à la justice sociale et écologique !

Transports publics régionaux gratuits, financés par les profits patronaux.

Dans notre région, il existe déjà six réacteurs nucléaires, nous exigeons l’abandon de l’EPR à Penly.

Création d’un véritable service public de l’énergie sous le contrôle des usagers, des travailleurs et qui donne un avenir à notre planète sans déchets radioactifs, ni effet de serre.

Agriculture : l’argent va à l’argent !

Les petits et moyens paysans souffrent d’une perte de revenu historique. Tous les secteurs de productions sont percutés par la crise et quantité de fermes normandes cesseront leur activité cette année même. Aucun agriculteur ne sait à quel prix il pourra vendre sa production. La seule chose dont il soit certain pour le futur, c’est du montant et des dates de ses remboursements à la banque.
Conseils généraux et Conseil régional sont devenus les sous-traitants de l’état pour accompagner la mise à mort de l’agriculture paysanne. Les aides accordées aux exploitations le sont la plupart du temps à des structures capables d’auto-financement. L’argent va à ceux qui sont déjà bien servis par ailleurs... Cette politique agricole est dévastatrice pour l’emploi paysan et profite avant tout à l’industrie agro-alimentaire.

Des agriculteurs en nombre, correctement rémunérés, produisant en quantité, qualité, à prix abordable, dans le respect des écosystèmes.

600 manifestants au Havre contre la fermeture de nos écoles !

Parents, enfants, enseignants, nous étions 600 dans les rues du Havre pour refuser les fermetures d'écoles annoncées : Jean Macé, Videcoq (centre ville) Pré Fleury, Erik Satie (Caucriauville).
On rencontrait dans le cortège des commerçants des quartiers, menacés de perdre une partie de leur clientèle.
On pouvait aussi croiser des infirmières ou des des postiers, confrontés aux mêmes attaques dans leur secteur.
Derrière la défense des écoles, des bureaux de postes, des hôpitaux, c'est la bataille du service public que nous devons mener ensemble.

Ruffenacht et le Sarkozy nous proposent la loi du plus fort et la loi du plus riche.
Ils défendent les intérêts d'une infime minorité et mentent à l'écrasante majorité de leur électorat.

Nous défendons la mise en commun des richesses selon le principe cotiser selon ses moyens, recevoir selon ces besoins.
Cela passe par la défense et l'amélioration des services publics existants (éducation, santé, services municipaux...), la reconquête d'autres secteurs ( énergie, transport, communications...) et la défense des systèmes de retraites et de sécurité sociale par répartition.
Nous n'obtiendrons que ce que nous saurons imposer.

Les comités NPA du Havre appellent l'ensemble de la population à se mobiliser dans les semaines à venir.

Nous serons:
- Le samedi 20 février sur le marché de caucriauville dès 10h avec le comité de défense des services publics.
- Le lundi 22 février au conseil municipal à 18h à l'appel des parents et des enseignants des écoles menacées de fermeture.

Pendant la crise, les sales coups continuent

Ça devait arriver : à force de financer à fonds perdus les banques et les industriels, tout en baissant les impôts des entreprises et des riches, les États s’endettent de plus en plus… jusqu’à ce que les spéculateurs, qu’ils ont pourtant enrichis, se mettent à douter de leurs possibilités de rembourser au point de les menacer de faillite. On nous répète sans cesse que la reprise montre le bout du nez, que la crise est derrière nous... Mais ceux qui gouvernent ont toujours la même réponse : nous faire payer leur crise !

C’est ce qui a commencé à se passer cette semaine avec la Grèce, ainsi que le Portugal et l’Espagne. Dans ces trois pays, les gouvernements ont annoncé des plans d’austérité brutaux afin de réduire les déficits qu’ils avaient eux-mêmes provoqués. Au menu, entre autres mesures : la retraite qui passe à 67 ans, la réduction de l’emploi et des services publics, le gel des salaires des fonctionnaires.

C’est aussi ce que Sarkozy nous prépare ici pour l’après élections régionales : les saignées dans la fonction publique, l'injuste taxe carbone, les plans de licenciements qui ont été à peines repoussés de quelques semaines, sans parler des nouvelles attaques annoncées sur les retraites.

Le PS et ses alliés, un « rempart » ?

Le PS, sur le contenu, ne nous propose pas de choses très différentes. Les premières déclarations de Martine Aubry sur les retraites en sont un exemple. Parce que la gauche traditionnelle s’est convertie au capitalisme, elle s’adapte au discours ambiant et finit par faire des politiques proches de la droite.

Dans les régions que la gauche gouverne presque toutes depuis 2004, elle a arrosé de subventions les groupes du CAC40, les lycées catholiques, les centres de formation d’apprentis contrôlés par le patronat, tout cela au détriment du service public. On est loin des contre-pouvoirs pour résister à la droite, comme ils nous l'avaient promis lors de l'élection précédente en 2004.

Avec le NPA, un vote de résistance

Dans les élections régionales du mois de mars, nous pourrons sanctionner les responsables de la situation actuelle, ceux qui expliquent que le capitalisme est notre seul avenir, qu’il faut se résigner à un système injuste, inégalitaire, discriminatoire, car c’est le seul possible.

Nous pouvons envoyer dans les conseils régionaux des élus anticapitalistes qui aideront à préparer les luttes et à les soutenir. Car pour changer vraiment les choses, il faudra une mobilisation large des salariés et de la population, un « tous ensemble » capable de s’affronter au gouvernement et au patronat.

Sarkozy et le Medef peaufinent aujourd’hui de nouvelles attaques contre le monde du travail.
Le 14 mars, le vote pour les listes présentées par le NPA sera un geste politique qui servira à organiser l’indispensable riposte.

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