Tous en grève le 19 mars !
Tract jeune distribué la semaine du 16 mars 2009.
Sarko l’a dit: les mesures antisociales continuent ! Il a bien l’intention de sauver son système en faisant payer la crise au jeunes et aux travailleurs. Il va laisser faire les licenciements tout en filant des milliards aux grands groupes industriels et aux banques. Il va continuer la répression contre les jeunes et les militants qui contestent sa politique. Il va continuer à faire passer en force ses contre-réformes sur l’éducation et à supprimer les postes par milliers. Aucun secteur n’échappe à cette logique.
C’est le moment de faire reculer le gouvernement !
Certains pourraient se dire que ce n’est pas la peine de résister, qu’il faut attendre des jours meilleurs en se serrant la ceinture et en fermant sa gueule… Mais le succès de la journée de grève du 29 janvier et la grève général guadeloupéenne qui se propage au reste des DOM prouvent que ce n’est pas le cas ! Nous sommes des millions à vouloir en découdre avec ce gouvernement…
Et c’est le moment de le faire, tant que les braises sont encore chaudes !
Un mouvement historique sur les facs !
Pour la première fois depuis mai 68, les profs de fac sont en grève dans tout le pays! Les étudiants les rejoignent, car les réformes de l’enseignement ont pour cible notre avenir. La logique de la classe dirigeante, c’est de faire baisser les salaires pour augmenter les profits. Nos diplômes c’est justement ce qui nous donne accès à des droits sur le marché du travail. S’ils ont moins de contenu et qu’ils sont différents d’une fac à l’autre, ils n’auront plus de valeur pour nous garantir quoi que ce soit. Il s’agit bien de préserver les profits des capitalistes à long terme, en nous assurant un avenir de chômage et de précarité.
Tous en grève maintenant !
Plus que jamais, le capitalisme emmène le monde droit dans le mur. Nous devons construire l’affrontement pour parer les coups de la droite, lancer la contre-attaque et dessiner les contours d’une nouvelle société dans laquelle toutes les décisions seraient prises par la majorité, dans l’intérêt de tous et dans le respect de l’avenir de la planète. Une société dans la quelle les travailleurs et les jeunes contrôleraient l’économie, pour les besoins de la majorité. Cette société ne naîtra que des luttes que nous menons dès aujourd’hui !
Manifestation jeudi 19 mars
9h30 Franklin
16 AG interpro – Franklin
Construire un mouvement étudiant pour gagner !
Pour gagner sur ces revendications, il faudra une grève majoritaire des étudiants. Nous devons organiser la cessation des cours pour permettre de dégager du temps pour construire la mobilisation. C’est cela se mettre en grève pour un étudiant.
Mais la grève ne peut avoir une efficacité que si elle est active. Nous devons nous organiser au sein même de nos universités pour que les étudiants ne rentrent pas chez eux mais viennent sur le campus tous les jours. Nous devons donner une visibilité au mouvement en tenant des piquets de grève à l’entrée des bâtiments, en organisant des barrages filtrants et en cherchant à nous adresser à chaque étudiant. C’est comme cela que nous ferons faire un saut en avant à la grève.
Pour permettre que la grève s’étende, il faut que le mouvement soit contrôlé par et pour les étudiants grévistes. Il faut donc développer les cadres d’auto-organisation du mouvement, c’est-à-dire les votes en Assemblée Générale étudiante et l’élection d’un comité de grève seul légitime à prendre des décisions pour l’ensemble des étudiants.
Enfin au niveau national, la coordination nationale ne peut pas être un simple outil technique de coordination entre les facs mais doit servir à élaborer une politique d’ensemble pour la grève (adoption des revendications et élection des portes-paroles nationaux)
Non aux Masters 2 – Sciences de l’éducation
Dans son discours du 2 juin 2008, Nicolas Sarkozy annonce la réforme des concours de l’Agreg et du Capes, et la création du master 2 formant aux métiers de l’éducation. Dans ce cadre, certains établissements déposent déjà des projets de plaquettes de master pour 2010.
Si on peut se réjouir de la prise en compte des années de préparation des concours dans le cursus étudiant, il s’agit surtout pour le gouvernement d’augmenter la précarité des étudiants dans l’enseignement. L’idée est de faire des agrégés des cadres de l’enseignement, responsables d’une équipe d’enseignants de statut inférieur (certifiés ou contractuels..), n’enseignant qu’en terminale ou dans le supérieur. De l’autre coté, les diplômés de ces masters, qui n’obtiendront pas un concours pourront être directement recrutés par les proviseurs sur des contrats privés et vraisemblablement précaires (contractuels, CDD.). Il suffit ensuite de fixer le nombre de classes au concours en dessous des besoins pour justifier des recrutements non statutaires. Enfin à terme le maintien du Capes ne se justifierait plus et serait sans doute menacé.
En introduisant la précarité il s’assure des personnels corvéables à merci. Les précaires, payés sur 10 mois ou à l’heure de présence, coutent moins cher. En multipliant les statuts le gouvernement divise une profession qui reste l’une des plus combatives et rend plus difficile la lutte pour l’augmentation des titulaires. Il économise aussi sur l’année d’IUFM, les lauréats du concours, titulaires d’un Master, seront directement en responsabilité d »un service complet, et les précaires ne seront évidemment pas formés.

